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 La prière

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le chapelier toqué



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Date d'inscription : 31/08/2010

MessageSujet: La prière   Lun 20 Juil 2015, 16:03

Qui entend les prières ?  
Tout le monde et personne tout à la fois. Les oraisons dites à voix haute par une foule plus ou moins importante, à la suite du récitant, seront perçues par le passant, même le plus distrait, se trouvant à proximité du lieu de prière. Tandis que la prière prononcée en son cœur ne sera entendue que par son divin destinataire ; c’est à peine si l’on perçoit un tremblement des lèvres qui forment les mots sans leur donner un son. Tout se passe à l’intérieur, le mouvement du cœur rythme par ses battements, telles les perles d’un chapelet, la mélodie de la prière. Les phrases se suivent de façon plus ou moins fluide, les demandes s’entrechoquent avec les ex-voto. De temps en temps une pause marque un moment de réflexion et ne représente pas un malaise.

Les maintes jointes, dans un calme inhabituel, démontrent une profonde proximité avec l’extase momentanée ; ou bien elles décrivent, ces mains, la situation évoquée dans la prière pour bien accentuer la demande énoncée dans le cœur, comme pour accompagner la pensée d’un geste tellement humain, le rendant plus accessible à Dieu. Il n’est pas loin Dieu, proche de nous et des autres sans pour autant nous habiter

Parfois il n’est pas dans notre pouvoir d’agir, il reste cependant la prière. Pas seulement une suite de demandes destinées à Dieu, mais aussi l’émission d’une onde de bonnes volontés, le désir d’aimer les malheureux proches de nous. La prière est la forme d’espoir en marche, ne renonçant pas.

Tel le son aigu de la flûte, la prière s’élève en lents méandres décrits par nos pensées. Se bousculent alors demandes et actions de grâce. Parfois la méditation se substitue à la prière proprement dit. Ce n’est plus une mélopée qui monte vers le ciel, mais plutôt une introspection fouillant notre cœur, notre esprit ; une réponse de Dieu à notre questionnement en quelque sorte.

Dieu ne nous parle pas à voix haute, mais les rappels de notre cœur se font ses ambassadeurs, nous présentant, nous remémorant nos lectures de textes sacrés. Ainsi comme une piqure de rappel d’un vaccin moral, nous sommes enseignés par la spiritualité présente en nos cœurs qui se fait gardienne de nos pensées et actions.

Ce qui trouble le plus le croyant ce n’est pas l’absence de réponses entendues clairement, comme les réponses provenant du buisson ardent devant lequel Moïse s’agenouilla, c’est sans doute le cheminement lent et méticuleux de nos pensées dans notre esprit. Il ne s’agit pas de pensées comme celles qui nous habitent à demeure, à des propos plus ou moins léger ; ce sont plutôt des rappels qui nous mettent face à un texte lu il y a quelques années peut-être, que nous pensions avoir oublié. Ce texte écrit pas un homme, il y a fort longtemps, parle à notre esprit et nous permet d’être dans la disposition pour entendre, alors, Dieu nous parler.
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Narkissos



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Date d'inscription : 22/03/2008

MessageSujet: Re: La prière   Mar 21 Juil 2015, 18:05

En passant...

La prière, symptôme d'existence ?
Comme qui dirait "signe de vie", mais de façon peu idiomatique, plutôt étrang(èr)e et empruntée: avec un accent, comme on dit, disjonctif, insistant d'une part sur l'"objectivité clinique" de l'observation et du diagnostic ("symptôme"), d'autre part sur le caractère foncièrement "subjectif" du phénomène observé ("existence", avec la "conscience de soi" qui -- "chez nous" au moins -- s'ensuit). La prière témoignerait ainsi de l'ek-sistance, à la fois subsistance, insistance, résistance, et séparation accidentelle et malaisée d'un soi-disant "sujet" (sub-jectum) qui s'avère, lorsque précisément il prie, ne pas faire assez "partie" de ce "tout" auquel il tente pourtant par là de s(e ré)intégrer -- qu'il s'agisse de la communauté linguistique de sa communication ordinaire, du monde des choses plus vaste que le langage, ou d'une divinité plus englobante encore.
Pas de prière sans une forme d'ek-sistance, peut-être pas non plus d'ek-sistance sans une forme de prière ?
Dont le cri, de joie ou de détresse, animal aussi bien, comme le suggère d'ailleurs le langage biblique (je crie, nous crions, tous crient vers toi), resterait l'expression élémentaire, jusque sous les modulations les plus subtiles ?
Comme une biche ou un cerf altéré brame, dit le psaume... coïncidence en français de l'altération, de l'altérité et de la soif, d'un autre plus autre et cependant tout autre que tout autre, qui dés-altère ?
Bueno es saber que los vasos
nos sirven para beber;
lo malo es que no sabemos
para qué sirve la sed.

(C'est bien de savoir que les coupes
nous servent à boire;
le mal, c'est que nous ne savons pas
à quoi sert la soif.
Antonio Machado, Proverbios y cantares, XLI)
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