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 stigmate et dissuasion

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Narkissos

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MessageSujet: stigmate et dissuasion   Jeu 31 Aoû 2017, 11:31

Au reste (ou: désormais), que personne ne me fasse d'ennuis (ou: de tracas, de peines), car je porte dans mon corps les marques (stigmata) de Jésus (variantes: du Christ, du Seigneur Jésus, etc. --Galates 6,17).

Je ne sais pas trop pourquoi je repense à ce verset, mais d'aussi loin qu'il me souvienne je lui ai toujours trouvé un effet bizarrement amusant: par la coïncidence incongrue d'une première proposition d'allure plutôt brutale et triviale (à peine plus vivement: qu'on ne vienne plus m'emmerder), et de ces mystérieux stigmates, qui nous renvoient bon gré mal gré à l'imagerie pieuse et naïve, dorée et sanguinolente, de la légende des saints. Au-delà de la coïncidence, d'ailleurs, leur articulation logique ("car") suggérerait l'idée encore plus surprenante d'une marque dissuasive, comme le signe de Caïn, la balafre ou le tatouage du "dur" à qui il vaut mieux ne pas se frotter, les décorations ou les blessures de guerre du vétéran qui le mettent (parfois) à l'abri des combats à venir.

Si le premier trait ne détonne pas dans l'épître aux Galates qui apparaît comme une sorte de caricature polémique, sarcastique, colérique ou bougonne de l'épître aux Romains (le brûlot et le traité, si l'on veut et dans l'ordre qu'on veut), le deuxième comporte une part évidente d'anachronisme. Des stigmata de Paul aux stigmates de saint François d'Assise (p. ex.), il y a un long chemin de tradition, d'interprétation et d'imagination. Mais ce serait trop dire qu'il n'y a aucun rapport.

Le mot stigma, du grec stizô, "piquer, percer", n'apparaît qu'ici dans le NT (hapax legomenon, comme on dit... si souvent), mais il est bien connu par ailleurs; il peut se référer à toutes sortes de marques corporelles, caractéristiques en particulier des esclaves et des soldats; pratiquées volontairement ou imposées, ordinairement ou exceptionnellement, à titre de châtiment (flétrissure de l'esclave fugitif ou voleur), ou au contraire de récompense ou de privilège (ne serait-ce que celui d'un état acquis une fois pour toutes, irrévocable, irréversible, comme la marque indélébile: de l'oreille poinçonnée de l'esclave définitif, dans la Torah, au sceau sur le front des 144000 de l'Apocalypse), elles signifient en tout cas une appartenance au maître, au chef, au roi, à l'empereur, à la divinité -- ici aussi à un kurios, le Seigneur, Jésus. Quelque contradictoires que soient les connotations qui s'y mêlent (blessure et invulnérabilité, honte et honneur, etc.).

Mais Jésus n'est pas seulement le kurios, il est aussi le crucifié dont la Passion est représentée, décrite, dépeinte (cf. 3,1), même si ce n'est pas encore avec le détail (d'ailleurs variable) des récits évangéliques: des marques de Jésus en tant que propriétaire marqueur à celles de Jésus en tant que corps marqué, le glissement est tout naturel et trouve de nombreux échos dans le corpus paulinien: ce sont les souffrances du Christ que les chrétiens, les "apôtres" en particulier, prolongent ou complètent, représentent ou reproduisent dans leur propre corps et par leurs propres souffrances. La notion hagiographique de "stigmate" n'est pas si éloignée qu'on pouvait le croire a priori. Et dans cette ambivalence il paraît impossible de trancher entre "sens propre" et "sens figuré", "concret" ou "abstrait": les "marques de Jésus" dans le corps de l'apôtre sont symboliques dans un sens, bien réelles dans un autre. Le signe (marque, trace, cicatrice, écriture) déjoue l'alternative comme il en joue.

A même le corps, chaque corps, les marques particulières de son histoire, qui s'y révèle aussi, au moment où elle semble assez faite pour n'être plus à refaire, une autre histoire, l'histoire d'un autre et peut-être de tous les autres. Chaque trace de la vie, indélébile le temps qu'elle s'efface, comme l'écriture, anticipe la mort par où on "entre dans l'histoire" comme on en sort. Sérieux tragique et légèreté comique de l'histoire, inconciliables et inséparables.


Dernière édition par Narkissos le Jeu 31 Aoû 2017, 16:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Jeu 31 Aoû 2017, 16:30

Citation :
Mais Jésus n'est pas seulement le kurios, il est aussi le crucifié dont la Passion est représentée, décrite, dépeinte (cf. 3,1), même si ce n'est pas encore avec le détail (d'ailleurs variable) des récits évangéliques: des marques de Jésus en tant que propriétaire marqueur à celles de Jésus en tant que corps marqué, le glissement est tout naturel et trouve de nombreux échos dans le corpus paulinien: ce sont les souffrances du Christ que les chrétiens, les "apôtres" en particulier, prolongent ou complètent, représentent ou reproduisent dans leur propre corps et par leurs propres souffrances. Le concept hagiographique de "stigmate" n'est pas si éloigné qu'on pouvait le croire a priori. Et dans cette ambivalence il paraît impossible de trancher entre "sens propre" et "sens figuré", "concret" ou "abstrait": les "marques de Jésus" dans le corps de l'apôtre sont symboliques dans un sens, bien réelles dans un autre. Le signe (marque, trace, cicatrice, écriture) déjoue l'alternative comme il en joue.


Paul ne tente-t-il pas  d’opposer  la circoncision dont se glorifiaient les Juifs comme d’une preuve de leur attachement à Moïse et les maux (des coups de fouets, des entailles ... ) qu’il avait dû supporter par fidélité au Christ et qu’il regardait comme une "circoncision chrétienne" et comme une preuve "physique", de son attachement au Seigneur Jésus.



"en effet, par la loi, je suis moi-même mort pour la loi, afin de vivre pour Dieu. Je suis crucifié avec le Christ :
ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi." Gal 2,19,20 



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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Jeu 31 Aoû 2017, 17:32

L'antithèse à la circoncision est en effet très plausible, puisque c'est un des thèmes principaux de l'épître (comme dans Romains, mais, comme toujours, en plus brutal; cf. notamment l'assimilation de la circoncision à la castration en 5,12), qui revient jusque dans le dernier chapitre (v. 12, 13, 15). Il faut néanmoins noter que, dans les passages théoriques, la contrepartie "chrétienne" de la circoncision -- ce qui s'y oppose et/ou s'y substitue -- se veut plutôt "spirituelle" ou "morale": c'est la "nouvelle création" (6,15), la "foi" et l'"amour" (5,6); cf. le "cœur" en Romains 2,28s; avant l'opposition systématique de la foi à la loi, c'était "l'obéissance aux commandements" (1 Corinthiens 7,19); c'est seulement dans Colossiens (2,11s) que ça devient quelque chose de (partiellement) "concret", le baptême par lequel s'opère le mystère (= sacrement) du Christ qui délivre de la chair -- et c'est alors un "bien commun" reçu d'entrée de jeu par tous les "baptisés", non la caractéristique particulière d'un "apôtre" qui le distingue au terme de sa mission (comme le sont apparemment les "stigmates" de Galates 6,17; voir déjà 2 Corinthiens 4,10ss, en remarquant bien la distinction du "nous" -- les "apôtres", au sens paulinien -- et du "vous" -- autres "chrétiens").

---

Je serais tenté (avec tous les risques inhérents à ce genre de psychologie sauvage) d'élargir la réflexion à un certain "exhibitionnisme" paulinien, même si l'expression paraît un peu provocante (on peut d'ailleurs remplacer "paulinien" par "humain", car chacun peut retrouver en soi, et encore plus facilement chez les autres, des traits analogues). J'entends par là une certaine façon de mettre en scène son corps ou son cœur, ses plaies, ses larmes, ses maladies, ses faiblesses, ses sentiments, ses émotions (ce ne sont pas les exemples qui manquent dans le corpus paulinien), qui est aussi une façon paradoxale de toucher tout en se mettant hors d'atteinte (hoc est corpus meus / noli me tangere, ceci est mon corps / ne me touche point). De ce point de vue, la formule de Galates 6,17 apparaîtrait comme un lapsus extrêmement révélateur...
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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Mer 06 Sep 2017, 14:30

Le psychanalyste hongrois Sandor Ferenczi, qui a également étudié le problème de l'apparition de stigmates sur le corps, souligne que l’apparition de ces blessures est liée avec une perte de sensibilité des tissus dans la zone où s’ouvrent ces plaies. Cet état peut être lié à la répression de la conscience, mais aussi à une auto-identification de la personne avec Jésus Christ et la volonté de se punir soi-même, de partager les souffrances du Christ.

L’apôtre Saint-Paul serait le premier à avoir eu des stigmates sur son corps. Les historiens se réfèrent souvent à sa phrase dans sa lettre aux Galates : « ego enim stigmates Domini Jesu in corpore meo porto » (« je porte des plaies de Jésus Christ sur mon corps »). Mais étant donné que ces événements ont eu lieu il y a 2000 ans, personne ne peut dire si ses propos avaient un sens métaphorique.
Parmi les célèbres porteurs de stigmates, les historiens citent notamment Saint-François d’Assise, la Sainte nonne de l'Ordre dominicain Catherine de Sienne, ou encore le prêtre italien Padre Pio, qui a été canonisé par l'Église catholique romaine en 2002.

La personnalité de Padre Pio mérite une analyse séparée. Il appartenait à l'Ordre des Capucins et fut l'un des prêtres les plus aimés du peuple italien. En 1918, des stigmates sont apparus sur ses mains et son corps, et ces blessures n’ont disparu qu’à sa mort en 1968. Les nouvelles sur les miracles de la guérison que réalisait Padre Pio, et le fait qu’il était considéré comme « un élu de Dieu », se sont vite répandues dans le pays. Et très rapidement, des foules de pèlerins ont afflué aux portes du monastère San Giovanni Rotondo pour avoir sa bénédiction. Si les uns étaient persuadés qu’il pouvait guérir des malades en phase terminale, d’autres affirmaient qu’il était capable de prédire l’avenir. Certains croyaient même que le sang qui sortait de ses blessures sentait agréablement les herbes et non pas le fer, comme c’est le cas chez les personnes ordinaires.

https://fr.sputniknews.com/societe/201406021022854725-d-ou-viennent-les-stigmates-partie-2/
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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Jeu 07 Sep 2017, 03:48

Un article sur un sujet "d'intérêt général" dans Sputnik, c'est un peu comme dans Réveillez-vous ! -- on soupçonne une intention cachée (celle du Kremlin ou de la Watch), même si on ne voit pas très bien laquelle... Smile En l'occurrence: encourager, ou ridiculiser, les "superstitions" occidentales ?
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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Jeu 07 Sep 2017, 10:04

Narkissos a écrit:
Un article sur un sujet "d'intérêt général" dans Sputnik, c'est un peu comme dans Réveillez-vous ! -- on soupçonne une intention cachée (celle du Kremlin ou de la Watch), même si on ne voit pas très bien laquelle...  Smile En l'occurrence: encourager, ou ridiculiser, les "superstitions" occidentales ?


Ces manifestations corporelles, dénommées stigmates, dont certains chrétiens "mystiques" disent avoir été "victimes", interrogent. Une fraude ou une imposture, un problème psychologique ou une maladie physique ou bien un  processus psychophysiologique naturel conséquence de la folie d’amour pour le Christ ? surnaturel ?

Le stigmatisé est persuadé que les plaies qu'ils porte, manifeste la mort du Christ, dans son corps :

"nous portons toujours avec nous, dans notre corps, la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus aussi se manifeste dans notre corps." - 2 Cor 4, 10

 

"Il s'agit maintenant de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en étant configurés à lui dans la mort" - Ph 3,10
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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Jeu 07 Sep 2017, 12:25

Le mot de "victime" exprime-t-il justement le rapport (réel, légendaire, littéraire) du "stigmatisé" à ses "stigmates" ? Il y a peut-être de ça mais dès lors que l'idée apparaît (au XIIIe siècle, semble-t-il, et non avant; à mettre en relation avec toutes les autres caractéristiques, religieuses, politiques, sociales, sanitaires et "psychologiques" de cette époque-là en Europe occidentale) c'est aussi tout le contraire: une "grâce", un "privilège", un "honneur".

L'"objectivité" est peut-être le seul "point de vue" possible, mais c'est aussi le pire "point de vue" pour rendre compte ou juger de "l'expérience": "ce que peut un corps", comme disait Spinoza, voilà précisément ce qui échappe à tout "savoir objectif" (que ce soit celui d'une autorité dogmatique ou scientifique). De l'extérieur, il n'y a jamais que des lectures et des interprétations du "texte" ambigu que le corps donne à lire (sous une forme symptomatique au médecin qui constate, et littéraire à toute opinion plus éloignée dans l'espace et dans le temps).
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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Jeu 07 Sep 2017, 14:14

Citation :
L'"objectivité" est peut-être le seul "point de vue" possible, mais c'est aussi le pire "point de vue" pour rendre compte ou juger de "l'expérience": "ce que peut un corps", comme disait Spinoza, voilà précisément ce qui échappe à tout "savoir objectif" (que ce soit celui d'une autorité dogmatique ou scientifique).

 Il me semble que c'est une expérience très intime et mystérieuse. 



Citation :
APPARITION


Le mot grec phantasma ne figure que dans les deux récits qui montrent Jésus marchant sur les eaux de la mer de Galilée pour rejoindre ses disciples dans un bateau (Mt 14:26 ; Mc 6:49). Selon ces récits, ceux-ci s’écrièrent, effrayés : “ C’est une apparition ! ” Le mot phantasma est diversement traduit par “ fantôme ” (Jé ; Os ; Pl ; TOB) ou “ apparition ”. (MN.)
Une apparition est une illusion, un phénomène dépourvu de réalité auquel on croit un instant parce que l’imagination est excitée ou pour une autre raison. Jésus assura ses disciples qu’il ne s’agissait pas d’une apparition, mais que c’était réellement lui, en disant : “ C’est moi ; n’ayez pas peur. ” — Mt 14:27 ; Mc 6:50.


Cette situation était donc différente de celle où Jésus, qui avait été ressuscité, apparut soudainement au milieu de ses disciples. Ceux-ci s’imaginèrent alors voir “ un esprit [gr. : pneuma] ”. (Lc 24:36, 37.) Cette fois, les paroles de Jésus n’avaient sans doute pas pour but de les convaincre simplement qu’il était réellement présent, mais qu’il leur apparaissait sous une forme humaine charnelle et non en tant qu’esprit. Aussi leur dit-il : “ Palpez-moi et voyez, parce qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous constatez que j’en ai. ” (Lc 24:38-43 ; voir aussi Gn 18:1-8 ; 19:1-3). Ils n’avaient donc aucune raison d’avoir peur, comme Daniel devant l’apparition impressionnante d’un ange, apparition d’une tout autre nature (voir Dn 10:4-9). La situation des disciples était également différente de celle de Saul de Tarse qui, plus tard, devint aveugle quand Jésus lui apparut sur le chemin de Damas. — Ac 9:1-9 ; 26:12-14 ; voir TRANSFIGURATION ; VISION.

https://wol.jw.org/fr/wol/pc/r30/lp-f/1200004775/514/0

Il me semble que la définition que donne la WT, d'une "apparition", est orientée et tendancieuse. Une apparition peut très bien être un 'phénomène pourvu d'une réalité. Un "revenant" comme Samuel semble être bien réel pour la sorcière d'En Dor et pour Saül qui reconnait le prophète suite à la description de la sorcière. Samuel reproche à Saül d'avoir  de venir troubler son repos et il lui prédit sa défaite et sa mort.
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MessageSujet: Re: stigmate et dissuasion   Jeu 07 Sep 2017, 14:58

free a écrit:
Il me semble que c'est une expérience très intime et mystérieuse.
.

Certes, mais quand on a dit ça on n'a rien dit -- et c'est peut-être encore ce qu'on peut dire de mieux. (En d'autres termes: nul n'est tenu d'avoir une opinion sur tout.)

Pour goûter pleinement les explications (savoureuses) de la Watch sur Luc 24, il ne faut pas perdre de vue que pour elle la résurrection de Jésus n'est précisément pas "corporelle". Autrement dit, la mise en scène d'un corps doté des marques de la Passion serait artificielle de part en part; non seulement ce serait une "apparition", mais, en l'occurrence, une "apparence" trompeuse: Jésus ressuscité est un "esprit" qui parvient à convaincre ses disciples qu'il n'est pas un "esprit" ! On peut difficilement imaginer une interprétation plus contraire à l'intention manifeste du texte de Luc.

A propos de 1 Samuel 28, il faut noter que "l'ombre" de Samuel n'est pas appelée un "esprit" (rouah) mais un "dieu" ('elohim), v. 13 -- peut-être un des très rares vestiges "bibliques" du lien immémorial entre culte des dieux et des morts. Du reste, le terme hébreu qui désigne plus habituellement les nécromants et/ou les "esprits" des défunts ('wb, v. 3ss) semble apparenté au mot pour "père" ou "ancêtre" ('b).
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