Etre chrétien ou pas?

apporter une aide et fournir un support de discussion à ceux ou celles qui se posent des questions sur leurs convictions
 
PortailPortail  AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 pour en finir avec la conscience

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Narkissos

avatar

Nombre de messages : 6193
Age : 59
Date d'inscription : 22/03/2008

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Sam 04 Nov 2017, 15:40

Merci lgd pour ce texte -- encore plus intéressant, comme souvent, à relire qu'à lire, et plutôt deux fois qu'une -- même si je n'en ai pas tout compris au point de relecture où j'en suis (l'atapé, p. ex., me laisse un peu perplexe: je pense à l'apatè grecque, tromperie, séduction au sens classique, sans aucun rapport étymologique pourtant avec l'appâter, l'appât ou les appas bien français qui sont plutôt apparentés au paître et au repaître, à la pâture et au pasteur, aux pâtes et à la pâtisserie, au pâté et à la pâtée, malgré des contaminations sémantiques, sinon séminales, à bien des étages).

Parmi beaucoup d'autres choses, il m'a rappelé ceci.
Revenir en haut Aller en bas
http://oudenologia.over-blog.com/
Le gaffeur distancié



Nombre de messages : 104
Age : 34
Date d'inscription : 27/02/2010

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Sam 04 Nov 2017, 21:01

Merci à toi Narkissos !

Le terme amour à tapé ou à taper, m'est venu d'une TJ un peu plus jeune que moi et qui l'avait utilisé lors d'un samedi après-midi en "prédication" en 1998 (enfin plus exactement en porte-à-porte). Il s'agissait d'une jeune qui plus tard fut exclue des TJ et qui avait subi des violences par une "personne du Monde".

L'amour perverti en somme, ou plus précisément l'amour non dégrossi de la haine auquel il peut parfois potentiellement conduire.

Revenir en haut Aller en bas
le chapelier toqué

avatar

Nombre de messages : 1863
Age : 71
Date d'inscription : 31/08/2010

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Sam 04 Nov 2017, 21:45

Comme Narkissos j'apprécie ton texte. J'aime ta façon d'écrire drôle mais sans excès de façon à porter un message profond.
Revenir en haut Aller en bas
Narkissos

avatar

Nombre de messages : 6193
Age : 59
Date d'inscription : 22/03/2008

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Sam 04 Nov 2017, 22:02

Idea

L'agapè victime d'une faute de frappe, donc...

Merci de cet éclairage (cruel) ! Wink
Revenir en haut Aller en bas
http://oudenologia.over-blog.com/
Le gaffeur distancié



Nombre de messages : 104
Age : 34
Date d'inscription : 27/02/2010

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Sam 04 Nov 2017, 23:30

Merci LCT !

Il est toujours important d'aller loin et d'analyser même quand Anna lisait (j'arrête les jeux de mots sur ce verbe, ça risque d'être tape-cul geek lol! )

https://www.youtube.com/watch?v=ZTeqM5gciH8

@ Narkissos :
l'amour toujours cru-elle !

Very Happy flower
Revenir en haut Aller en bas
Narkissos

avatar

Nombre de messages : 6193
Age : 59
Date d'inscription : 22/03/2008

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Dim 05 Nov 2017, 20:19

@ lgd, retour sur ton message d'hier matin, maintenant que l'atapé ne me fait plus mystère... plutôt des échos partiels et hétéroclites qu'une réponse.

- Dire que Dieu qui "est amour" "retire son amour", c'est l'effet du genre de christianisme que tu as connu (TdJ), et plus généralement d'une canonisation des textes "bibliques" qui les met tous sur le même plan et les oblige ainsi, soit à se contredire, soit à s'"harmoniser" de telle manière que le sens d'aucun d'entre eux n'est plus compréhensible tel qu'il est, pour lui-même. La proposition "Dieu est amour" intervient à la limite (au moins canonique) d'un certain courant de pensée, "johannique" (1 Jean). Il n'est dit nulle part dans le texte en question ni dans ceux de la même "famille" que Dieu "retire son amour" -- ça n'aurait en effet aucun sens dans ce type de pensée. Mais l'idée que "Dieu retire son amour" peut se dégager d'autres textes, plus anciens et plus nombreux, où "Dieu" n'était pas "amour", où il pouvait indifféremment "aimer" et "haïr" (et ne s'en privait pas). Ça n'ôte rien au fait que l'idée du "Dieu amour" puisse aussi être reprise dans un cycle de mauvaise conscience et de jugement de soi et des autres, dès lors que l'amour devient critère (ce qui arrive déjà dans les textes johanniques, comme on l'a vu). N'empêche qu'on a intérêt, si l'on veut y comprendre quelque chose, à ne pas tout mélanger.

- Le mot "larvé" me rappelle toujours la devise latine de Descartes, larvatus prodeo, "j'avance masqué". Même image, ou presque, que celle de la persona: tout le "personnel" et l'"inter-personnel" comme jeu de masques, de théâtre ou de carnaval. Qui ne dit une "vérité" que par le mensonge et l'imposture.

- Je trouve intéressante ta lecture du monolithe de 2001, je n'y aurais pas du tout pensé. Elle ne me convainc pas (encore) parce que j'y ai vu, jusqu'ici, tout autre chose (ce n'est de toute façon pas Kubrick, notoirement avare d'explications comme tant d'autres, et parmi les meilleurs, qui nous départagera): si je me risque (sans trop de risque donc) à l'explicitation, quelque chose comme l'épiphanie ou l'intuition de l'idée, de la "forme" logique, rationnelle, mathématique et géométrique, foncièrement hétérogène au "vivant". Mais il faudrait que je revoie le film pour "éprouver" ton hypothèse.

- Ta réflexion sur le langage (l'engage, un de tes meilleurs jeux de mots à mon goût) me rappelle a contrario Talleyrand ou Stendhal, la parole donnée à l'homme pour cacher sa pensée. L'un d'ailleurs n'empêche pas l'autre, s'il y va du masque (même jeu de substitution du mot ou du phonème à la chose, du nom à la personne, du verbe à l'événement, et d'un mot à un autre dans le langage, d'un signe à un son ou à un mot dans l'écriture, et d'une personne à un personnage sur scène).

---
Pour revenir au sujet de ce fil (à la fois un thème et deux textes de la Première de Jean), il me semble que toute issue au "cercle vicieux-vertueux" de la (mauvaise) "conscience" est de nature répétitive et cyclique (ça, je l'ai déjà dit !): les "solutions" traditionnelles -- du "sacrifice pour le péché" ou d'"expiation", du moins dès lors que se mêle à ces notions rituelles une connotation morale, au rite chrétien de la confession et de la pénitence -- le sont évidemment. La "solution johannique", celle de "l'amour", de la mauvaise conscience soluble dans "l'amour", n'en a peut-être pas l'air mais elle est aussi répétitive et cyclique. Inévitablement la mauvaise conscience revient dans "l'amour", aggravée et démultipliée (je n'aurai jamais aimé assez, je ne serai jamais quitte de l'amour, l'amour me prendra toujours en défaut d'amour); mais la "solution" sera toujours là aussi: aimer, encore, maintenant, même si c'est mille fois trop tard, c'est encore et toujours possible.
Revenir en haut Aller en bas
http://oudenologia.over-blog.com/
Le gaffeur distancié



Nombre de messages : 104
Age : 34
Date d'inscription : 27/02/2010

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Mar 21 Nov 2017, 00:07

Selon le dictionnaire Le Nouveau Petit Robert, est monolithique ce qui forme bloc ; dont les éléments forment un ensemble rigide, homogène, impénétrable.
Dans 2001, le monolithe « choisit » d’apparaître à une horde « élue » de singes humanoïdes, et le plus éveillé d’entre eux est « inspiré » par le rappel du Monolithe vu d’en bas et dont le sommet incite à regarder vers le ciel, et plus spécifiquement vers le soleil coupé en deux surplombé par un croissant de lune orienté lui aussi vers le « haut ». Cette évocation mentale l’incite à se servir d’un os comme d’une arme. Le début de l’Humanité est alors armé, la horde élue peut chasser la horde rivale en tuant un des leurs et s’approprier le point d’eau. La bipédie semble être amorcée.
C’est le début prométhéen (prometteur si on peut dire) de l’Humanité qui l’amènera jusque dans l’espace. Le choix du monolithe à 6 faces, noir évoque l’idée d’une association d’éléments formant un Tout irréductible à chacun de ses éléments. L’ensemble des parties est plus que leur somme séparée, une forme d’holisme à défaut d’être cat-holique. Et c’est lorsque l’être vivant humanoïde a saisi ce qu’était le noyau de lui-même, sa structure fondamentale, indifférent à toute autre perturbation dans la mesures où les conditions environnementales le permettent, qu’il a compris qu’il est à l’image de Dieu, sans l’être pour autant, qu’alors une dialectique le sort progressivement de son état de nature, et l’amène à jouer les apprentis sorciers.

https://www.youtube.com/watch?v=ypEaGQb6dJk

Mais lorsqu’il pense avoir décroché la lune, à l’instar des 6 spationautes qui veulent se prendre en photo devant le monolithe qui « réapparaît » sur la lune, alors ce dernier lui rappelle cruellement qu’il est loin du compte.

https://www.youtube.com/watch?v=oU4Rk0NATNs

Il faut donc aller au-delà de Jupiter, la 6 eme planète du Système solaire, après avoir été trahi dans sa foi en l’intelligence artificielle qu’il avait lui-même créé, par cette même intelligence, qu’il enclenche un trip au-delà du temps et de l’espace pour que l’Homme sur son lit de mort reconnaisse enfin qu’il n’est pas la fin de la vie, mais que ce sont les principes irréductibles du Vivant qui le survivront, et dont la découverte est sa raison suprême d’exister.
En somme, il revient à la Raison vers laquelle la Religion l’a probablement incité à aller, tout en ratant la construction vers ce chemin, en voulant aller plus vite que la Musique, avant d’être supplée.

https://www.youtube.com/watch?v=AXS8P0HksQo

La Raison a permis de découvrir la puissance de l’atome et les briques élémentaires de la Matière et de la Vie, mais pour autant aussi loin puissions-nous aller pour déterminer l’élément de base ultime, il n’a aucun sens s’il n’est pas pris dans ses interrelations avec les autres éléments. La dynamique du vivant voilà le monolithe, aussi mortelle cette vie puisse être,pour soi, pour les autres, nos avatars intrapsychiques et ceux des autres.
Revenir en haut Aller en bas
Narkissos

avatar

Nombre de messages : 6193
Age : 59
Date d'inscription : 22/03/2008

MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   Mar 21 Nov 2017, 13:13

Merci lgd de cette interprétation développée (qui est encore un peu différente de ce que j'avais compris de ton allusion précédente).

Ce qu'il y a de bien avec "l'image" et toute sa métonymie (des "paraboles" verbales au cinématographe, p. ex.), c'est qu'elle donne à penser, et à chaque fois différemment en fonction du spectateur et de l'évolution de sa propre "lecture". D'où la sagesse du créateur d'image qui se refuse à l'explication (Kubrick, Buñuel et tant d'autres) -- et aussi d'excellents contre-exemples d'auteurs qui expliquent au maximum, tout en sachant que l'image dépassera toujours l'explication (cf. notamment le dialogue d'OEdipe et du Centaure dans l'Edipo re de Pasolini: on n'empêchera pas la jeune Antiquité mythopoétique de produire des symboles, ni la vieille modernité rationnelle de les interpréter; et toute génération créative et pensante participe en fait, dans des proportions variables, des deux "époques" à la fois: il y a déjà de l'interprétation dans la mythologie, il y a encore du mythe dans l'interprétation rationnelle et/ou scientifique).
Revenir en haut Aller en bas
http://oudenologia.over-blog.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: pour en finir avec la conscience   

Revenir en haut Aller en bas
 
pour en finir avec la conscience
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» La méthode simple pour en finir avec la cigarette - Allen Carr
» Brighelli : pour en finir avec la culture de l'excuse
» Pour en finir avec la laïcité
» [C2i2e] TICE : pour en finir avec l'Ecole de la République ?
» Pour en finir avec le gène ..de la dépression

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Etre chrétien ou pas? :: UN JOUR, UN VERSET-
Sauter vers: