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 L'octuple noble sentier

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le chapelier toqué

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MessageSujet: L'octuple noble sentier   Lun 25 Juin 2018, 12:50

Le noble octuple sentier :
1. Compréhension juste
2. Pensée juste
3. Parole juste
4. Action juste
5. Moyens d’existence justes
6. Effort juste
7. Attention juste
8. Concentration juste

Voici le commentaire tiré du livre : L’Enseignement du Bouddha par Walpola Rahula.

Chapitre 5 La Quatrième Noble Vérité : Magga Le Sentier   pages 69-70

Début de citation :
Ces huit facteurs visent à favoriser le développement et la perfection des trois éléments essentiels de l’entraînement et de la discipline bouddhiste :
1 Conduite éthique, 2 Discipline mentale, et 3 Sagesse. Par conséquent, il sera beaucoup plus utile pour une compréhension meilleure et plus cohérente de huit divisions du Sentier de les expliquer en les groupant sous ces trois titres.
La Conduite éthique est fondée sur la vaste conception d’amour universel et de compassion pour tous les êtres vivants, ce qui est à la base de l’enseignement du Bouddha. C’est une erreur regrettable et pernicieuse que commettent beaucoup d’érudits lorsqu’ils oublient ce grand idéal de l’enseignement du Bouddha et se livrent seulement à de sèches divagations philosophiques et métaphysiques sur le bouddhisme. Le Bouddha enseigna « pour le bien du grand nombre, pour le bonheur du grand nombre, par compassion pour le monde ».
Pour qu’un homme soit parfait, il y a, selon le bouddhisme, deux qualités qu’il doit développer conjointement et également : la compassion d’une part, et la sagesse d’autre part. Ici la compassion englobe l’amour, la charité, la bonté, la tolérance, toutes les nobles qualités de cœur ; c’est le côté affectif ; tandis que le côté intellectuel, les qualités de l’esprit. Si le côté affectif seul est développé, le côté intellectuel restant négligé, on deviendra un sot au bon cœur. Si, au contraire, on développe exclusivement le côté intellectuel en négligeant l’affectif, on risque de tourner à l’intellectuel desséché, sans aucun sentiment pour les autres. La perfection exige que ces deux côtés soient développés également. C’est le but de la voie bouddhiste……   fin de citation
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Narkissos

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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Lun 25 Juin 2018, 15:42

"Compassion pour le vivant", non "amour de la vie", ni "de l'humain" ni "du divin". Rien que pour ça, en effet, le bouddhisme me semble avoir pensé plus juste, sur fond indien, que tout l'Occident (relatif) gréco-romain et judéo-chrétien-islamique (à de très rares exceptions près qui n'ont jamais fait une règle, même théorique).

Je le dis d'autant plus volontiers que toute velléité d'exotisme religieux ou philosophique m'a passé depuis belle lurette: je suis "occidental" jusqu'au bout des ongles, même quand je n'en suis pas fier.

C'est sans doute une bonne chose pour l'Occident que les "religions orientales" y progressent depuis le XIXe siècle (cf. le "bouddhisme philosophique" de Schopenhauer), même au prix de tous les contresens, et une bien meilleure encore que les équilibres géopolitiques basculent en faveur d'un extrême-Orient qui en reste profondément marqué, malgré son "occidentalisation" plus récente. Tout cela arrive très tard, trop tard à beaucoup d'égards, mais c'est sans doute mieux que "jamais".
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le chapelier toqué

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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Lun 25 Juin 2018, 21:04

C'est une philosophie, si on peut en parler ainsi, qui engage celui qui s'y intéresse à accomplir des efforts pour son bien ainsi que celui de tous les êtres vivants, et non pas d'attendre une intervention divine suite à une prière ou demande.
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Narkissos

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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Mar 26 Juin 2018, 11:45

Le bouddhisme, me semble-t-il, a eu l'intelligence de ne rien abolir de la religion traditionnelle (indienne au départ), ni dieux ni cultes ni prières, mais d'inscrire sa doctrine en marge de tout cela; ce qui lui a permis ensuite, en devenant autonome et en s'étendant à d'autres cultures, d'intégrer toutes sortes de traditions et de pratiques religieuses à sa doctrine fondamentale.

Il me semble d'autre part que le concept d'"effort" y est assez paradoxal -- c'est aussi bien le "lâcher-prise" que nous opposerions naturellement à l'"effort", comme la "foi" ou la "grâce" aux "œuvres" dans la tradition chrétienne et en particulier paulinienne -- pour se prêter à de nombreuses interprétations (hinayana et mahayana notamment). De même le "bien" ("pour son bien ainsi que pour celui de tous les êtres vivants"): outre la différence d'extension à mes yeux cruciale ("le vivant", non "l'homme"), la différence de visée ou de "but" final (il ne s'agit pas de prolonger indéfiniment une existence individuelle, ni de "corps" ni d'"âme") le problématise tout autrement que dans les traditions occidentales, Le "bien" n'y est jamais définissable comme "fin" (ni comme salut de l'âme, ni comme santé du corps, ni comme progrès économique ou social, ni même comme "extinction" ultime) et donc il reste circonstanciel et relatif -- contrairement aux "idéaux" qui tournent chez nous à l'obsession ou à l'hystérie.
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le chapelier toqué

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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Mar 26 Juin 2018, 14:15

Narkissos a écrit:
la différence de visée ou de "but" final (il ne s'agit pas de prolonger indéfiniment une existence individuelle, ni de "corps" ni d'"âme") le problématise tout autrement que dans les traditions occidentales, Le "bien" n'y est jamais définissable comme "fin" (ni comme salut de l'âme, ni comme santé du corps, ni comme progrès économique ou social, ni même comme "extinction" ultime) et donc il reste circonstanciel et relatif -- contrairement aux "idéaux" qui tournent chez nous à l'obsession ou à l'hystérie.

En fait l'enseignement du Bouddha insiste sur le fait que c'est la vie que vit chaque individu est importante et dans ces instants que l'on peut accomplir des actes bons on mauvais.
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Narkissos

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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Mar 26 Juin 2018, 17:03

Sur ce point (et vu de très loin, il est vrai) le bouddhisme ne me paraît guère se distinguer de l'hindouisme: karma, samsâra et même nirvâna <=> moksha sont des concepts hindous qui lui préexistent. Il s'en distingue relativement, en revanche, par une morale plus simple, moins ritualisée, moins différenciée ou, si l'on peut dire, plus "universelle" -- dégagée notamment du système éthico-ethnique des castes propre à la société traditionnelle indienne -- et un ascétisme plus modéré (la "voie du milieu", qui paraît encore très "ascétique" à un Occidental); outre la relation spécifique au Bouddha qui n'est pas un dieu, ne remplace pas les dieux, mais remplit quand même dans le rite une fonction similaire (quasi deo, comme dit Suétone de la relation rituelle des chrétiens au Christ).

Il s'agit toujours pour un "nihilisme" (tu auras compris, j'espère, que le mot n'est pas péjoratif chez moi !) de "naviguer au plus près" du "rien" qui est son "but" paradoxal: un "but" qu'il n'est pas question de viser, surtout directement, dont il faudrait toujours s'écarter, et pas toujours dans le même sens, *pour* finalement l'atteindre (dans un sens très lâche de ce "pour", qui est plus de séquence que de conséquence). L'image nautique (louvoiement, tirer des bords et virer de bord) est bien connue des ex-TdJ pour son usage watchtowérien (à contresens du concept-métaphore de l'esprit-vent, puisqu'il ne s'agit justement pas de se laisser guider ou pousser par le vent mais de "remonter" au vent, d'aller avec lui contre lui, en sens inverse de sa direction). L'idée que la "morale" (le bien, le mal, même strictement définis par un rapport au "vivant"), l'"ascétisme" ou le "rituel" ont de "l'importance" et "servent à quelque chose" (karma, etc.) se détourne à chaque fois de l'"objectif" ("rien"), mais dans des directions différentes, dont la différence même est paradoxalement "utile" pour peu qu'on ne perde pas de vue le cap (précisément: "rien"). Au risque évidemment de générer des illusions nuisibles (peur de la réincarnation malheureuse, des enfers -- il y en a aussi dans le bouddhisme tibétain -- etc.).

Aux yeux d'un sceptique occidental (ou même d'un Qohéleth), cela peut paraître une complication parfaitement inutile, pour autant que la mort seule, n'importe quelle mort suivant n'importe quelle vie, arrive au même résultat, et que le "bon", l'"ascète" ou l'"éveillé" n'est pas plus avancé. Mieux, le "bon", l'"ascète" et l'"éveillé" qui n'auraient pas perdu de vue leur "but" et donc la gratuité absolue de leur démarche seraient les premiers à le reconnaître et à s'en réjouir. Mais au fond personne n'échappe à un tel "louvoiement" et à l'illusion d'"utilité" de ses moments et mouvements successifs. Comme dit l'aphorisme le plus célèbre de La Rochefoucauld, "le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement".

Le seul "avantage" à mon sens est provisoire, mais il n'est pas négligeable; et de type "cognitif" ou "gnostique" (ce que dit bien le mot "éveil", ou "conscience"): savoir, ne serait-ce qu'entrevoir un instant, que la "fin de soi" inéluctable et à tout autre point de vue indésirable, est aussi désirable, peut-être même ce à quoi tend tout désir, cela n'est pas indifférent -- en attendant.
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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Mer 27 Juin 2018, 13:31

J’apprécie ton analyse à laquelle je souscris en partie. Il nous arrive dans la vie des périodes agréables que nous n’aimerions pas voir se terminer, au contraire nous pouvons connaitre des instants pénibles que nous ne désirons pas. Cependant, il n’est pas toujours possible d’y échapper et nous nous rencontrons que les belles choses comme les mauvaises peuvent nous causer de la souffrance. C’est l’ignorance de ces réalités qui peuvent nous faire souffrir ainsi que le fait de s’attacher à une personne ou d’attacher trop d’importance à un moment festif ou pénible qui nous rend malheureux.

Bien sûr il ne faut pas se fixer de but selon l’enseignement du Bouddha si ce n’est d’apporter, de manifester de la bienveillance et de la compassion à tous les être vivants et en devenir. En vivant ainsi notre personnalité ne peut que s’améliorer et non seulement nous en retirerons des bienfaits mais également ceux et celles qui nous entourent amis ou ennemis.

Ce matin je me suis promené aux abords de la ville, ce qui ne demande pas de grands trajets pour se retrouver dans la nature. Je pensais à l’impermanence et sous mes yeux je la voyais, en effet il y a quelques mois les arbres présentaient des branches au-bout desquelles se balançaient des bourgeons et quelques feuilles toutes enroulées sur elles-mêmes. Maintenant l’ombre produite par les feuilles permettent de se balader même par les grandes chaleurs, bien sûr les rayons du soleil traversent le feuillage au rythme du déplacement terrestre, toujours cette impermanence.
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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Mer 27 Juin 2018, 16:01

Que la "souffrance" soit l'horizon absolu du "vivant", c'est à mon sens l'évidence majeure que l'"éveil" bouddhique a eu le grand mérite de constater, au point de rendre dérisoire toute "solution" (car ce n'est pas un "problème"; ou bien c'est aussi la "solution": réplique plutôt "hindoue" du Siddhartha de Hesse, quoique le mahayana n'en soit pas loin quand il identifie samsâra et nirvâna). Bien sûr ça n'empêche pas ladite souffrance de se construire et de s'organiser de façon à se ménager des lieux et des moments de répit, de contentement, de sérénité, de plaisir, de bonheur ou de joie, mais toujours au prix d'un surcroît de souffrance ailleurs (du moins dans cette vision "économique" des choses, qui n'est peut-être pas la seule ni la meilleure, mais qui est bien celle du karma et du samsâra [pré-]bouddhistes).
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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Mer 27 Juin 2018, 20:26

Samsara c'est la suite des renaissances dans lesquelles seraient prisonniers les humains jusqu'à qu'ils puissent atteindre le Nirvana mettant fin aux renaissances successives.

La souffrance peut cesser dès lors que l'on comprend les raisons qui la provoque et qu'il est possible d'atténuer.
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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Jeu 28 Juin 2018, 12:19

L'idée à laquelle je faisais allusion -- telle que je crois la comprendre, bien sûr -- c'est que samsâra et nirvâna ne "sont" en définitive que les deux faces de la même "chose", ou plutôt de la même "ir-réalité": l'"impermanence", c'est d'un côté le cycle sans fin des choses, du devenir et des événements, des naissances et des morts, donc aussi des "âmes" pour autant qu'on leur prête quelque "substance"; de l'autre, la "vacuité" ou l'insubstantialité mêmes de tout cela, que précisément "voit" l'éveil. Mais ce n'est pas "autre chose", une "autre vie"; un "salut" si l'on veut mais de type "gnostique" (avant la lettre, qui d'ailleurs doit beaucoup, indirectement, au bouddhisme via les philosophies hellénistiques, stoïcisme, épicurisme, médio- et néo-platonisme qui en ont été marquées, fût-ce très marginalement, depuis les conquêtes d'Alexandre; et le mahayana lui-même est à peu près contemporain de la "gnose" occidentale): la "connaissance" ne sauve pas, elle ne donne pas accès à un "salut" qui serait autre chose qu'elle, comme un produit ou une conséquence; et pourtant elle sauve, elle est le seul "salut" possible.

Il y a une foule d'articles sur Internet à ce propos, surtout en anglais, mais je ne sais pas ce qu'ils valent; je vois un article en français de l'Universalis qui a l'air sérieux, mais je n'ai accès qu'à la première page (déjà intéressante).

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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Jeu 28 Juin 2018, 12:34

Décidément même dans le domaine de l'enseignement du Bouddha tu as un recul et une connaissance toujours étonnante et enrichissante.

Ce qui m'intéresse dans cet enseignement c'est de ne pas devoir de comptes à une divinité, entité, etc.. quant à ma façon de vivre. Se je me comporte comme quelqu'un de responsable cela ne peut que m'être favorable dans cette vie et aussi rayonner sur d'autres êtres, si je me comporte de façon irresponsable cela fonctionnera dans un sens négatif. Je suis directement responsable de mes pensées, paroles et actions sans être pénalisé ou félicité par un "au-dessus". De plus faire le bien autour de soi commence par se faire du bien à soi.
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MessageSujet: Re: L'octuple noble sentier   Jeu 28 Juin 2018, 16:27

Je me suis intéressé au bouddhisme dans la période qui a suivi ma sortie des TdJ, il y a plus de trente ans; non pas "spécialement", mais en même temps qu'à beaucoup d'autres choses (hindouisme, tao, gnose, soufisme, mystique médiévale, qabbale, etc.). Toujours d'une façon "théorique", mais pas dans le sens d'une connaissance historique ou encyclopédique des doctrines; plutôt au sens "contemplation" de la "théorie", à partir de l'intuition (assez banale d'ailleurs) que toutes les "mystiques", au-delà de leurs différences culturelles, disaient et surtout expérimentaient "la même (chose en) profondeur". Ce qui était pour moi autant une façon de "confirmer" (ma propre interprétation de) ma propre "tradition" (chrétienne) que de l'"éprouver", en y distinguant l'"essentiel" (qui, à mon sens, se retrouvait nécessairement ailleurs) de l'"accessoire" ou du "particulier" -- ce faisant j'étais déjà engagé, sans le savoir ou du moins sans en mesurer l'importance, dans une démarche contraire à celle de la plupart des apologistes du christianisme, qui valorisent en celui-ci le "particulier", voire l'"exclusif", au détriment du fonds commun de la "religion" ou de la "philosophie".

Pour quelqu'un qui vient du christianisme, les différences du bouddhisme (p. ex. l'absence de transcendance personnelle) sont naturellement les plus immédiatement sensibles -- attrayantes ou répulsives selon la psychologie de chacun (plutôt attirantes pour moi, à l'époque). Dans une approche comme la mienne, il s'agissait plutôt de "se faire l'oreille", en écoutant diverses traditions, pour mieux entendre chacune, moins dans ce qu'elle a de "distinctif" que dans ce qu'elle a de "commun" -- "méthode", si l'on peut dire, totalement intuitive au départ, un peu réfléchie seulement après coup, et que de toute façon je ne recommande à personne.

---
En marge: l'adjectif "noble" dans le titre de ce fil (et plus généralement dans la terminologie bouddhiste) me rappelle la distinction majeure que Nietzsche faisait entre le bouddhisme (qu'il connaissait surtout par Schopenhauer) et le christianisme (qui constituait l'essentiel de sa culture nationale et familiale, luthérienne en l'occurrence): tous deux "nihilistes" et "décadents" à ses yeux, mais d'une décadence foncièrement "aristocratique" dans le cas du bouddhisme (c'est l'histoire d'un prince, pour commencer), "plébéienne" (Marx eût dit "sous-prolétarienne"), dans le cas du christianisme. L'appel à la "noblesse" ou à la "vertu" (arètè, d'où "aristo-cratie") n'est pas totalement absent du christianisme, mais il y arrive très tard (cf. 2 Pierre, sans doute le plus tardif et le plus "stoïcien" des textes du NT; et a contrario l'insistance, même exagérée, des premiers textes, notamment 1 Corinthiens, sur un évangile de la croix qui touche prioritairement les couches les plus basses de la société par opposition aux "nobles" -- où Nietzsche, bien entendu, lit le "ressentiment" des classes défavorisées).
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