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 Lebensraum

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Narkissos

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MessageSujet: Lebensraum   Dim 12 Aoû 2018, 15:06

Malheur (hoï !) (à/pour/de) ceux qui ajoutent maison à maison et joignent champ à champ
jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place (lieu)
-- de sorte que vous restiez/habitiez seuls au milieu de la terre (du pays) !

Isaïe 5,8.

Je ne crois pas -- je me trompe peut-être -- avoir déjà (ré-)cité ce verset ici et je m'en étonne, car il fait partie de ceux qui m'ont le plus marqué, et depuis fort longtemps.

C'est le cas typique d'un texte fortement déterminé par un contexte, d'ailleurs multiple: littéraire (premier d'une série de six "malédictions prophétiques", ces deux derniers mots appelant par ailleurs bien des éclaircissements; lire la suite et l'ensemble du chapitre), mais aussi bien historique, social, économique et politique: il s'agit manifestement d'une protestation contre l'accaparement des terres et des villes par des propriétaires fonciers de plus en plus riches au détriment des plus pauvres; cela renvoie sans doute à une situation "originelle" que la science et l'imagination historico-exégétiques peuvent toujours essayer de reconstituer, en Juda ou à Jérusalem, à tel ou tel moment du Ier millénaire av. J.-C., par exemple à l'époque du "premier Isaïe"; mais cela convient tout autant à un nombre indéfini de situations analogues, et au cours de l'histoire du développement et de la transmission du livre, et bien au-delà. On a là un texte qui est tout sauf "universel" et "intemporel" a priori, dans la mesure où il concerne -- à chaque fois -- une situation précise, et dont cependant les applications sont innombrables et, d'une certaine façon, toujours légitimes. Nul besoin de le "tirer par les cheveux" pour que son "actualité" ou sa "pertinence" ressortent d'elles-mêmes dans des contextes aussi variés que l'essor du capitalisme, l'exode rural, le remembrement des terres, la colonisation militaire ou économique, la "gentrification" des villes, les génocides ou "purifications ethniques", les guerres et les migrations de toutes sortes, et désormais la réduction de la "biodiversité" au profit, si c'en est un, de la seule espèce humaine. Rien ne saurait de surcroît empêcher des mots comme "maisons" et "champs" de filer leurs métaphores ou leurs métonymies respectives vers tous les "domaines" qu'ils peuvent représenter: maison = oikos de l'éco-nomie et de l'éco-logie, "champs" ou "fields" des "sciences humaines", qui quadrillent "la vie" dans tous les sens du terme d'un réseau de savoirs de plus en plus serré, en corrélation directe et indirecte avec le réseau des pouvoirs économiques, sociaux, politiques, juridiques, judiciaires et policiers.

La vie a besoin de place -- ce n'est pas parce que la formule de l'"espace vital" est (entre autres, mais notoirement) nazie qu'elle est dépourvue de vérité -- et quand elle n'en trouve pas, avant de mourir, elle crie. Prophétiquement, en plus d'un sens, et aussi au sens de la "malédiction" du pauvre sur le riche, de l'opprimé sur l'oppresseur, du spolié sur le spoliateur. Il n'est pas de "survie" (cf. la "théologie du reste" chère à Isaïe qui se dessine à partir de là) qui ne doive compter avec cette malédiction, quoi qu'il en soit des "bénédictions" à venir qui la renverseront ou la neutraliseront peut-être mais ne l'effaceront jamais tout à fait.

---

Pour rappel: il y a presque toujours de la lamentation dans les "malédictions" bibliques, surtout avec des interjections comme hoï, 'oï en hébreu, ouaï en grec (cf. vae en latin, vaï en arménien, oï veh en yiddish qui conjoint l'hébreu et le weh allemand). C'est dire que dans le "malheur à" on doit entendre un "malheur pour" ou un "malheur de", la tristesse d'un "hélas !" qui constate amèrement le "malheur", même à l'avance, tout autant que le ressentiment ou la rage qui appelleraient le "malheur". Mais bien sûr ces deux "tonalités" a priori très différentes ne sont jamais complètement dissociables, surtout dans un contexte "prophétique" qui annonce effectivement un avenir (ce que la "prophétie" ne fait pas toujours, mais qu'elle fait bien ici: annonce de la fin de la prospérité, de la "croissance" et donc de l'accumulation des possessions des riches).
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Lun 13 Aoû 2018, 10:43

Comment ne pas penser, à la lecture de ce texte, à l'accumulation des richesses - et donc aux inégalité qui en résultent -, et à l'exploitation des êtres humains et de la nature. La première image qui m'est venu à l'esprit fut les favelas, cet entassement de pauvreté et de misère. La concentration des habitations est un excellent moyen de contrôler la population, à l'instar de la tour de Babel. Ce texte renvoi aussi au récit d'Achab et Jézabel qui s'emparent de la vigne de Naboth.

 Je me suis souvenu de cette vison du paradis terrestre de la WT :

Citation :
Il apparaît donc que la population actuelle de la terre représente une fraction importante du total des humains qui ont jamais vécu sur notre planète. Certains ont estimé à 15 000 000 000 le nombre total des humains qui ont vécu au cours de l’Histoire. Or, la superficie des terres émergées est supérieure à 15 000 000 000 d’hectares, ce qui donne plus d’un hectare par habitant. Il y aurait aussi assez de place non seulement pour la production agricole, mais encore pour les forêts, les montagnes et d’autres espaces, sans que le Paradis soit surpeuplé.
 https://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/1101986039

 L'AT manifeste un soucis d'empêcher la concentration des biens par une minorité :

  "Au bout de sept ans, tu feras la remise. Voici en quoi consiste la remise : tout créancier qui aura fait un prêt à son prochain en fera remise ; il ne pressera pas son prochain ou son frère quand on aura proclamé la remise pour le SEIGNEUR" Dt 15, 1-2

"Tu achèteras à ton compatriote en comptant les années depuis le jubilé ; et il te vendra en comptant les années de récolte. Plus il y aura d'années, plus tu élèveras le prix d'achat ; moins il y aura d'années, plus tu réduiras le prix d'achat : c'est le nombre des récoltes qu'il te vend." Lev 25, 15-16
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Lun 13 Aoû 2018, 12:01

La concentration et le contrôle des populations me semblent être un effet second plutôt qu'une intention première: c'est parce qu'elles sont d'abord chassées de terres ancestrales vers les villes, puis du centre des villes à la périphérie (faubourg, banlieue, ghetto, bidonville) qu'elles constituent des "zones" et des "problèmes" à gérer, avec un mélange inextricable de préoccupations bienveillantes et surveillantes, hospitalières et hostiles (sanitaires, humanitaires, sécuritaires et policières).

Les "législations-fictions" (inapplicables) de la Torah montrent au moins que le problème n'est pas nouveau et qu'il est pratiquement insoluble -- l'impasse démographique où nous sommes vient de loin. A la limite, les calculs fantaisistes de la Watch ne sont pas tellement plus naïfs que l'écologie moderne, du moins dans sa version bobo-bio, qui me semble généralement ignorer une évidence: si la Terre nourrit effectivement (plus ou moins bien) sept milliards d'humains et davantage, c'est précisément grâce à une économie qui concentre l'immense majorité de la population dans des agglomérations et exploite les surfaces cultivables selon une agriculture intensive et industrielle. Dans un régime de dispersion et d'agriculture extensive et artisanale ("chacun son hectare" !), sans industrie agro-alimentaire et distribution de masse, la production globale chuterait dramatiquement, et la population aussi...

Isaïe, lui, ne faisait pas l'économie de la catastrophe (cf. notamment le thème du lait et du miel lié au dépeuplement dans le "livret de l'Emmanuel").
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Lun 13 Aoû 2018, 12:34

La sédentarisation est génératrice de l'enrichissement et des ses excès, alors que le nomadisme évite, dans une certaine mesure, les tentations d'accumulation et les inégalités. La vie sédentaire avec sa stabilité et sa régularité permet d'amasser plus rapidement et en plus grande quantité des richesses. La propriété, de collective, devient de plus en plus individuelle. Amos (3,10-15) avait condamné le luxe générateur de corruption :
   
"Je démolirai la maison d'hiver sur la maison d'été, les maisons d'ivoire disparaîtront ; ce sera la fin de nombreuses maisons — déclaration du SEIGNEUR" (3,15)
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Lun 13 Aoû 2018, 13:31

Dans la Bible comme dans la plupart des civilisations, le nomadisme est beaucoup moins une expérience réelle ou vécue qu'imaginée, idéalisée ou rêvée à la marge, comme complément et contraste d'une société essentiellement sédentaire -- dans les mythes des origines (Genèse-Exode) comme dans des voisinages épisodiques (les Qénites-Caïnites, les "Arabes"-bédouins du désert, les Récabites de Jérémie, etc.). L'image du nomadisme est projetée sur des expériences d'exil ou de diaspora qui ne sont pas vraiment nomades, mais très majoritairement sédentaires et urbaines. Le désert est généralement l'idéal, exceptionnellement le point de fuite et le refuge réels, de ceux qui ordinairement n'y vivent pas...
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Jeu 16 Aoû 2018, 12:25

evin Victoire est un journaliste indépendant et contribue à la revue écologique Limite.

Aleteia : D’où vient le besoin d’accumuler si caractéristique de notre société ?

Kevin Victoire : Le « besoin d’accumuler » a été très longtemps condamné par toutes les sociétés. Dans la Grèce antique, l’hybris – c’est-à-dire la démesure – constituait un crime. C’est l’opposition à cet hybris, par la tempérance ou la « juste mesure » d’Aristote, qui fonde l’éthique grecque. L’accumulation de richesse, qu’Aristote nomme la « chrématistique », est alors condamnée moralement. Le mythe du roi Midas, qui acquiert auprès du dieu Dionysos la faculté de transformer tout ce qu’il touche en or, au point de devenir incapable de manger et de boire, illustre très bien ce propos.

L’accumulation sans fin des richesses est également dénoncée dans la tradition judéo-chrétienne. « Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, Et qu’ils habitent seuls au milieu du pays ! » explique le prophète Isaïe (5, 8). C’est évidemment encore plus clair dans le Nouveau testament où l’accumulation excessive de biens matériels est toujours opposée à l’élévation spirituelle : « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon » (Matthieu 6, 4) ; « Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8, 36), etc.

Peut-on imaginer une croissance verte ?

La croissance verte me semble être un leurre. Elle repose sur l’idée qu’on arrivera à produire plus avec une technologie de meilleure qualité, qui polluera moins. Mais comme l’écrit si bien Pierre Thiesset, journaliste au mensuel La Décroissance : « Ce n’est pas avec des remèdes techniques ou économiques que nous résoudrons les maux précisément engendrés par notre puissance technique et notre organisation économique. Ni en achetant de nouveaux styles de vie individuels au supermarché, avec ampoules économes, application sur smartphone pour fluidifier le trafic urbain, voitures électriques en libre-service et tri des déchets ». Pour prôner la « croissance verte », il faut soit être intoxiqué par l’idéologie dominante au point de ne plus pouvoir imaginer le monde sans croissance, soit ne voir l’écologie que comme une nouvelle source potentielle de profit.
https://fr.aleteia.org/2016/10/07/kevin-victoire-en-finir-avec-le-capitalisme-et-remettre-lhumain-et-ses-besoins-effectifs-au-coeur-de-la-societe/
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Jeu 16 Aoû 2018, 12:55

L'écologie catholique, comme les autres, peut-être encore plus, élude pudiquement l'aspect démographique du problème: si monstrueusement absurdes que soient notre économie et sa "croissance", ce sont elles et elles seules qui font vivre la population actuelle (et sa propre croissance). Une véritable décroissance entraînerait une "catastrophe humanitaire" qui, numériquement du moins, ferait passer les horreurs du XXe siècle pour une aimable plaisanterie...
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Jeu 16 Aoû 2018, 13:14

Narkissos a écrit:
L'écologie catholique, comme les autres, peut-être encore plus, élude pudiquement l'aspect démographique du problème: si monstrueusement absurdes que soient notre économie et sa "croissance", ce sont elles et elles seules qui font vivre la population actuelle (et sa propre croissance). Une véritable décroissance entraînerait une "catastrophe humanitaire" qui, numériquement du moins, ferait passer les horreurs du XXe siècle pour une aimable plaisanterie...


On est dans une impasse, alors ?
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Jeu 16 Aoû 2018, 13:40

Qu'il s'agisse d'individus, de nations, de civilisations ou d'espèces, "la vie" se joue toujours dans une impasse; mais des impasses, il y en a de plus ou moins longues et de plus ou moins larges, avec des fonds plus ou moins bien fermés...
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Jeu 16 Aoû 2018, 13:57

Au plus on est dans une impasse large et profonde et moins, on a le sentiment d'être dans une impasse.


Ce triomphe du capitalisme met en évidence l'aspect "individualiste" (ce n'est pas un jugement moral) de l'être humain et son lien à la propriété privée d'où l'échec du collectivisme) avec sa volonté irrépressible de posséder.
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Jeu 16 Aoû 2018, 14:47

Le socialisme, au moins marxiste (Das Kapital !), n'a jamais été qu'une réaction théorique au "capitalisme" et, en pratique, une variante de celui-ci; du point de vue "écologique", il n'a pas été "meilleur", c'est le moins qu'on puisse dire. Le mouvement de croissance (économique, démographique, géographique: c'est aussi une "mondialisation") vient de beaucoup plus loin que leur distinction: au moins de la Renaissance (notamment par la découverte de l'Amérique, où l'on situe par convention le début de l'époque "moderne"). C'est dire que cette impasse-là (impasse dans l'impasse, si l'on veut) est assez longue, en effet, et que nous y sommes déjà bien avancés... Et plus sa composante démographique est évidente (il n'y a pas eu beaucoup de générations comme celles de l'après-guerre, qui ont vu la population mondiale doubler ou tripler de leur vivant !), moins elle est visible et moins on y pense.
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Ven 17 Aoû 2018, 11:26

"Il n'y a de place que pour vous seuls dans le pays !"

Le Lebensraum (de l'allemand Raum = espace, et Leben = vie), ou « espace vital », est un concept géopolitique créé par des théoriciens géographes allemands au XIXe siècle et dévoyé par la suite par les milieux impérialistes allemands et le nazisme. Lié au darwinisme social, il renvoie à l'idée de territoire suffisant pour, dans un premier temps, assurer la survie, notamment culturelle, d'un peuple et, dans un deuxième temps, favoriser sa croissance via l'influence territoriale.

Créé par Friedrich Ratzel (1844-1904), le concept a été récupéré pour justifier la politique expansionniste de l'Allemagne nazie, en particulier sur le front de l'Est.

Le terme Lebensraum a été créé par Friedrich Ratzel vers la fin du XIXe siècle1 , puis développé par le géographe Karl Haushofer (1869-1946), et a été employé comme slogan en Allemagne pour réclamer l'unification du pays et l'acquisition de colonies selon les modèles britannique et français. Ratzel croyait que le développement d'un peuple était principalement influencé par sa situation géographique et qu'un peuple s'étant « adapté » avec succès à un endroit envahirait naturellement un autre endroit. Selon lui, il fallait remplir l'espace disponible. L'expansion était donc un dispositif normal et nécessaire de toutes les « espèces saines ».
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lebensraum
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MessageSujet: Re: Lebensraum   Ven 17 Aoû 2018, 11:48

C'est bien à ça que mon titre faisait allusion, de façon délibérément provocatrice. Non pas, bien sûr, pour mettre en valeur l'acception spécifiquement nazie du concept (qui le rattache à un "peuple", à une "nation", à une "race" déterminée), mais pour montrer que cette acception et ses suites désastreuses ont rendu le concept même (comme beaucoup de concepts pré-nazis) "maudit" et inutilisable, alors même qu'il est nécessaire et incontournable. De fait, l'écologie le retrouve forcément, que ça lui plaise ou non: la plupart des espèces vivantes qui disparaissent aujourd'hui à un rythme accéléré ne sont pas activement exterminées, elles disparaissent tout naturellement, si l'on peut dire, faute d'"espace vital", à mesure que leurs territoires se morcellent et se réduisent sous l'effet de l'extension des agglomérations et des cultures, par ailleurs nécessaires à la vie de la population humaine...
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