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 dieu lecteur

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Narkissos

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MessageSujet: dieu lecteur   Dim 30 Sep 2018, 13:08

Ezéchias reçut la lettre (TM, les lettres) de la main des envoyés [de Sennachérib] et la (les) lut; puis il monta à la maison de Yahvé et l'étendit (ou la déroula) à la face de Yahvé. Puis Ezéchias pria à la face de Yahvé, en disant: Yahvé, dieu d'Israël, assis sur les keroubim, toi seul est le dieu pour tous les royaumes de la terre, c'est toi qui as fait les cieux et la terre. Tends l'oreille, Yahvé, et entends ! Ouvre les yeux, Yahvé, et vois ! Entends les paroles de Sennachérib, qu'il a envoyées pour se moquer du dieu vivant... (2 Rois 19,14ss // Isaïe 37,14ss; cf. 2 Chroniques 32).

Je ne sais pas trop pourquoi j'ai repensé à ce passage, si ce n'est parce qu'il offre une mise en scène exceptionnelle de l'écriture qui m'a marqué depuis longtemps. On connaît bien le dieu qui parle et qui entend, qui souvent ordonne (à Moïse, aux prophètes "écrivains") d'écrire, beaucoup plus rarement écrit lui-même (le Décalogue, peut-être l'écriture sur le mur dans Daniel), mais on ne l'imagine guère lisant -- sauf ces livres célestes, des actes ou de la vie, mémoire de tous les événements ou répertoire des seuls noms des justes, évoqués de la Torah à l'Apocalypse. Ce qui paraît toutefois unique dans ce passage, c'est le geste de lui présenter un texte, de le lui donner à lire. Un texte humain, non sacré mais profane, étranger, hostile, agressif, défiant, provocateur, blasphématoire, soit un discours qu'il ne serait pas pensable de prononcer, même à titre de répétition, de citation ou de lecture (toute lecture étant à haute voix, qr' qui signifie lire signifie d'abord crier ou appeler, donc prononcer, jusque dans le qor'an), dans le temple et devant la divinité: l'écriture est justement nécessaire pour l'y introduire, comme en contrebande, à la faveur ou sous le prétexte du rouleau roulé puis déroulé. Voilà, c'est fait, le tour est joué, la violence du blasphème s'étale désormais dans le lieu saint, noir sur blanc, devant la face du dieu qui ne peut plus y couper. Par le biais de l'écriture silencieuse le discours impie et violent a pénétré violemment au cœur du sacré, à charge au dieu de le lire, de (se) le dire quitte à s'auto-blasphémer, ou d'y réagir (ce qu'il fera par la bouche du prophète Isaïe, voir la suite).

Mais peut-être l'exception narrative est-elle la règle et l'horizon de l'écriture: qu'on écrive "pour soi", à des destinataires déterminés, pour un "public" plus ou moins probable, il y aurait toujours, plus loin et plus proche à la fois, un lecteur et une lecture ultimes qu'on redoute autant qu'on les espère; toujours possibles et jamais assurés, comme un dieu, jusque dans sa "propre" relecture de ses "propres" textes.

---
Autre détail intéressant dans le récit des Rois, et absent d'Isaïe 37: la "diplomatie" assyrienne, très "psychologue" et "démocrate" à sa façon, se joue non seulement entre discours (oral) et texte (écrit), mais aussi en plusieurs langues, cf. 18,26ss: l'aristocratie judéenne voudrait contenir la communication suzerain-vassal dans le cadre "officiel" de l'araméen, langue diplomatique de l'empire et des hauts fonctionnaires des royaumes (plus ou moins) soumis; les émissaires assyriens, au contraire, insistent pour parler en (hébreu) judéen, langue du peuple, afin de saper l'autorité interne d'Ezéchias et d'inciter ses sujets à la désertion ou à l'insurrection, jouant la révolte (contre le vassal) contre la révolte (du vassal contre le suzerain; le rapport linguistique s'inversera dans la suite, puisque l'araméen va devenir la langue populaire de la Judée postexilique, en attendant le grec; et l'hébreu, au contraire, la langue "traditionnelle", "religieuse" et "savante" de l'élite locale); dans 2 Chroniques 32,16ss, ce sont les lettres qui semblent écrites en hébreu et destinées au peuple, mais plus du tout présentées au temple.
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Dim 30 Sep 2018, 20:45

Ezéchias a sans doute de la sorte, non pour provoqué Yahvé son Dieu, mais parce qu'il était peut-être effrayé et choqué qu'un humain puisse mettre par écrit un défi qu'il lançait au " dieu de tous les royaumes de la terre "... au dieu qui avait selon les dires d'Ezéchias fait les cieux et la terre.

Sans doute Ezéchias ne se sentait-il pas la force, le courage de prononcer le texte écrit par Sennachérib, aussi jugea t-il plus respectueux de demander à Dieu de lire le texte.
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Narkissos

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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Dim 30 Sep 2018, 21:48

Quoi qu'il en soit de la psychologie d'Ezéchias, sa théologie lui est aimablement prêtée par la rédaction -- ainsi qu'à tous les "bons rois" dans la mesure même où ils sont considérés comme tels: elle apparaît donc, sans surprise, "deutéronomiste" dans les Rois, "sacerdotale" ou plus largement "lévitique" et "liturgique" selon les canons du Second Temple dans les Chroniques (ce qui ne correspond pas exactement à nos distinctions entre "profane" et "sacré", ni entre "laïque" et "clérical", ni entre "politique" et "religieux", quoique toutes ces antithèses puissent offrir d'intéressants éclairages sur la différence en question, à condition précisément de tenir compte de leurs décalages respectifs.)

Il y a souvent de la provocation dans l'invocation -- par-delà le Deutéronome, on en retrouve aussi beaucoup chez les Prophètes, notamment Ezéchiel, ou dans les Psaumes: pointer les insultes ou les railleries des ennemis (sur le mode du "ça m'aurait pas plu", comme on disait naguère dans la région lyonnaise pour déclencher une réaction de l'offensé, en faisant mine de se mettre de son côté ou du point de vue du tiers, de l'observateur faussement "neutre"), mais aussi le péril du peuple, du sanctuaire ou du fidèle: ton nom est blasphémé, que va-t-il advenir de ton nom ou de ta réputation, que dira-t-on de toi si tu ne fais rien, nous-mêmes ne pourrons plus te servir et te louer si tu nous abandonnes, autant de "stratégies" de la prière, à la limite du défi, de la menace ou du chantage, de ce qu'on appelle aussi "tenter le dieu" en langage "biblique", pour inciter la divinité à l'action.
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mar 02 Oct 2018, 14:58

"Puis Ezéchias pria à la face de Yahvé ... Ouvre les yeux, Yahvé, et vois ! Entends les paroles de Sennachérib"

On a, la nette impression, que le roi Ezéchias est devant la statue de Yhwh.
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mar 02 Oct 2018, 16:33

Cf. le lien au premier post (cliquer sur la première occurrence du mot "face").

Bien entendu, l'impression serait un peu moins nette si l'on traduisait moins littéralement, "devant Yahvé". Et ce n'est pas qu'une question de traduction: la formule hébraïque elle-même se prête au passage d'une lecture "iconique" (avec une statue de Yahvé dans le temple) à une lecture "aniconique" ou "spirituelle" (dans le temple sans statue, voire sans temple et n'importe où). Reste quand même dans la préposition (devant) la trace de la position, que la traduction ne devrait pas effacer: "prier devant Yahvé", ce n'est pas seulement "prier Yahvé", c'est se tenir "devant lui", offert à son regard et à son jugement (cf., à la p. 2 de l'autre fil, 2.9.2018), ici comme la "lettre ouverte". Soit s'offrir soi-même, sa face, son corps, son cœur, son esprit, son âme, sa vie, à une lecture ou à une interprétation divines, le plus grand risque ou la plus grande chance...
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 10:41

Une petite parenthèse, le v 15 précise : "Dieu d’Israël, toi qui sièges sur les chérubins" 

Contrairement à samarie, le yhwh de Jérusalem a été fréquemment imaginé comme siégeant sur un trône flanqué de chérubins ou entouré de séraphins. dans plusieurs textes, yhwh est appelé celui qui siège (y-š-b) sur les chérubins : 1 s 4,4 ; 6,2 (= 1 Ch 13,16) 2 rois 19,15 = es 37,16 ; ps 80,2 ; 99,1. qui sont les chérubins ?
Le mot hébreu kerub est à mettre en relation avec l’akkadien kuribu (génie protecteur, être divin) et karibu (saluer avec respect), qui désignent des dieux inférieurs et des statues disposées à l’entrée d’un sanctuaire. L’iconographie assyrienne montre qu’il s’agit d’êtres hybrides, ressemblant aux sphinx, avec une tête humaine et un corps d’animal, souvent de lion. Les génies assyriens tels qu’on les voit au Louvre s’appellent lamassu et shedu. des trônes avec des chérubins sont attestés dans un ivoire de megiddo du xiiie siècle montrant le roi de la ville. on en trouve aussi sur le sarcophage d’ahiram, que l’on situe entre le ixe et le viie siècle.
des divinités trônant sur des chérubins sont attestées assez tardivement aux alentours du viie siècle avant notre ère. un sceau phénicien trouvé en sardaigne montre baal-milqart trônant sur des chérubins ; au-dessus de lui le disque solaire. une terre cuite en provenance de Chypre (vers 700) montre peut-être une déesse siégeant sur un trône porté par des chérubins. selon 1 r 6,23-38, il y avait un trône de chérubins dans le temple de Jérusalem.

https://www.college-de-france.fr/media/thomas-romer/UPL2407012671866336181_R1112_Romer.pdf

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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 11:17

Encore un très bon article, à lire attentivement...

On peut aussi rappeler que dans les textes bibliques, l'image fixe du "trône" (ici évoquée par yšb, asseoir, s'asseoir, être assis, mais aussi habiter ou résider, cf. en français "sédentaire") se combine ou se confond souvent avec l'image mobile du "char" (rkb, d'où "merkaba", cf. notamment Ezéchiel), qui est plutôt "baaliste" (Yhwh, comme Hadad-Baal ou Zeus, "chevauche les nuées-nuages", en particulier de l'orage ou de la tempête; il faut plutôt se représenter un attelage qu'une monture). D'où une association secondaire, mais fréquente, des "chérubins" aux nuages, qui va de pair avec celle du "trône" au "char" (de guerre).
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 11:22

Citation :
Par le biais de l'écriture silencieuse le discours impie et violent a pénétré violemment au cœur du sacré, à charge au dieu de le lire, de (se) le dire quitte à s'auto-blasphémer, ou d'y réagir (ce qu'il fera par la bouche du prophète Isaïe, voir la suite).

Ton analyse me fait penser au texte de Ha 1,13 : "Tes yeux sont trop purs pour voir ce qui est mauvais", quand Ezéchias étale la lettre devant Yhwh et lui demande "SEIGNEUR, ouvre les yeux et vois !", il lui impose la vue de l'"impur", du blasphème et de la provocation, maintenant c'est à la divinité de relever le défi.
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 12:06

En effet. Et ce qui me paraît intéressant c'est surtout la façon dont l'écriture, au sens le plus "matériel" et "graphique" du terme, détourne, contourne, canalise et médiatise la violence, en la cachant pour mieux la montrer. Ce qui ne peut pas se dire ici et maintenant, toujours et partout, cela peut toujours s'écrire, se dessiner, se peindre, se graver, s'enregistrer, se photographier ou se filmer, et passer inaperçu toutes les frontières et toutes les gardes, pour se révéler plus loin et plus tard, au lieu et au moment décisifs. On peut aussi penser à Job qui voulait que sa plainte fût inscrite sur la pierre, pour y rester lisible et opposable, par-delà sa propre mort, au dieu même.
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 13:12

Citation :
On peut aussi penser à Job qui voulait que sa plainte fût inscrite sur la pierre, pour y rester lisible et opposable, par-delà sa propre mort, au dieu même


Ah ! si seulement on écrivait mes paroles,  si on les gravait en une inscription ! Avec un burin de fer et du plomb,  si pour toujours dans le roc elles restaient incisées !"(Job 19, 23-24)

"Viens maintenant, écris cela devant eux sur une tablette, et grave-le dans un livre ; ce sera, pour l'avenir, un témoin perpétuel." (Is 30, Cool
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 14:56

Les écrits restent, comme on dit en français depuis le latin (scripta manent). Mais ce qui reste dans l'écriture, c'est moins la "parole" que l'écriture même, le "graphique", qui vaut aussi et d'abord pour l'image: dessin, gravure, sculpture, peinture, photographie, cinématographe, tout ce qui relève non seulement du signe mais de la marque, du trait et de la trace, tout cela résiste aussi au passage du temps, non pas toujours mais un certain temps, et d'autant plus longtemps qu'on ne s'en sert pas. Pure puissance, pure virtualité du lisible comme visible, et réciproquement, tant qu'il n'est pas vu ni lu, ni compris ni interprété. Dans ce sens, comme disait Derrida, l'écriture précède de très loin le langage et le symbole, et j'ajouterais: leur survivra...
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 19:22

Narkissos a écrit:
Bien entendu, l'impression serait un peu moins nette si l'on traduisait moins littéralement, "devant Yahvé". Et ce n'est pas qu'une question de traduction: la formule hébraïque elle-même se prête au passage d'une lecture "iconique" (avec une statue de Yahvé dans le temple) à une lecture "aniconique" ou "spirituelle" (dans le temple sans statue, voire sans temple et n'importe où). Reste quand même dans la préposition (devant) la trace de la position, que la traduction ne devrait pas effacer: "prier devant Yahvé", ce n'est pas seulement "prier Yahvé", c'est se tenir "devant lui", offert à son regard et à son jugement (cf., à la p. 2 de l'autre fil, 2.9.2018), ici comme la "lettre ouverte". Soit s'offrir soi-même, sa face, son corps, son cœur, son esprit, son âme, sa vie, à une lecture ou à une interprétation divines, le plus grand risque ou la plus grande chance...

Pourrait-on traduire devant Yahvé par "sous son regard"?
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MessageSujet: Re: dieu lecteur   Mer 03 Oct 2018, 21:36

Certainement !

C'est un peu à cela que je pensais en faisant référence, dans l'autre fil (2.9.2018), à la formule latine coram deo, "devant Dieu", chère notamment à Calvin. Dans la tradition réformée, on peut l'entendre théologiquement de la justification "forensique", c.-à-d. de l'acquittement juridique et judiciaire, comme au tribunal ou sur la place publique (alias "forum", dont le français n'a paradoxalement gardé que le "for intérieur" alors qu'il signifie bien le dehors): aux yeux de Dieu comme au regard de la loi; mais on l'entend plus encore de façon éthique: il s'agit dès lors de se comporter (comme si l'on était) "sous le regard de Dieu" -- coram deo, on serait tenté d'y ajouter la formule d'un calviniste ultérieur, Grotius, etsi deus non daretur: devant Dieu, même s'il n'y avait pas de Dieu. Et on pourrait dériver de là aux "comme si" kantiens (als ob) qui déterminent la "raison pratique": se comporter comme si son comportement devait servir de règle universelle. Et encore de là au "panoptique" de Foucault ou à la vidéosurveillance généralisée, sans compter les téléphones portables qui enregistrent instantanément le moindre événement. Il ne suffit pas d'être athée pour échapper au régime de visibilité absolue qui s'exprimait naguère par la vision totale du Dieu invisible, bien au contraire...
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