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 L'Eglise catholique et l'avortement

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MessageSujet: L'Eglise catholique et l'avortement   Mer 10 Oct 2018, 16:31

Le pape compare l'IVG au recours à un "tueur à gages"

"Est-il juste d'éliminer une vie humaine pour résoudre un problème?" a déclaré le pape François lors de son homélie.
 
Le pape François a comparé mercredi l'interruption volontaire de grossesse au recours à "un tueur à gages", dans son homélie prononcée lors de sa traditionnelle audience sur la place Saint-Pierre. "Interrompre une grossesse c'est comme éliminer quelqu'un. Est-il juste d'éliminer une vie humaine pour résoudre un problème?", a demandé le pape argentin aux fidèles rassemblés sur la place. 

Est-il juste d'avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème?", a-t-il poursuivi, en sortant de son texte prévu. "Se débarrasser d'un être humain, c'est comme avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème", a-t-il martelé dans une homélie consacrée au commandement biblique de "ne pas tuer". 
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/le-pape-compare-l-avortement-au-recours-a-un-tueur-a-gages_2039194.html
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Mer 10 Oct 2018, 17:49

Au moins, ce pape-ci a le mérite de condamner aussi les (vrais) tueurs à gages et leurs commanditaires (rapport aux différentes "mafias" italo-siciliennes, souvent très pieuses) !

Plus sérieusement, l'obsession de l'Eglise catholique pour la vie (humaine), la famille, la sexualité, la procréation ou la "bioéthique" est devenue complètement grotesque, surtout quand on la compare à l'indifférence ou au mépris des christianismes primitifs pour toutes ces questions (pour prendre un sujet comparable, on peut penser au silence total du NT -- contrairement au judaïsme contemporain -- sur la pratique antique de l'"exposition des enfants", cf. Oedipe). Il est vrai que cela vient de loin (rejet du gnosticisme "ascétique" ou "libertin" mais "égalitaire" au IIe siècle, cf. déjà les Pastorales qui renvoient les femmes à la maternité), mais le problème c'est que c'est à peu près le seul sujet sur lequel l'Eglise paraît avoir encore quelque chose d'"original" à dire -- et tant pis si l'"original" en la matière n'a rien de spécifiquement "chrétien"...

Je le regrette d'autant plus que le christianisme pourrait aussi bien trouver quelque chose d'"original" à dire sur l'explosion démographique contemporaine, mais qu'en partant de là il n'a aucune chance, même s'il déplore par ailleurs la catastrophe écologique qui va de pair...
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Jeu 11 Oct 2018, 10:52

Citation :
Plus sérieusement, l'obsession de l'Eglise catholique pour la vie (humaine), la famille, la sexualité, la procréation ou la "bioéthique" est devenue complètement grotesque, surtout quand on la compare à l'indifférence ou au mépris des christianismes primitifs pour toutes ces questions (pour prendre un sujet comparable, on peut penser au silence total du NT -- contrairement au judaïsme contemporain -- sur la pratique antique de l'"exposition des enfants", cf. Oedipe).



Plutôt que de parler d’« infanticide », il convient, en Grèce antique, de parler d’« exposition des enfants ». C’est une pratique dont la fréquence est discutée, mais qui touche, quoi qu’il en soit, essentiellement les filles. Hormis les cas de nouveau-nés difformes ou d’enfants adultérins, ce sont des raisons socio-économiques qui expliquent l’importance de cette pratique.
https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2009-3-p-19.htm

L’exposition c’est, en Grèce, le droit reconnu à un magistrat, à un organe délibératif, mais surtout le plus souvent au père de l’enfant ou, plus généralement, au kyrios. de la mère de l’enfant (qu’elle soit son épouse, sa concubine – un état « non-officiel, mais reconnu » – ou sa fille) de disposer, comme il l’entend, de la vie de l’enfant à naître ou de celle du nouveau-né. Deux expressions grecques rendent compte de ce choix :
« ne pas nourrir », « ne pas élever », c’est-à-dire exclure du cercle de la maison ;
« déposer  », euphémisme qui a rapport avec le geste d’exposition lui-même
https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2009-3-page-19.htm


Les chrétiens qui sont contre l'avortement invoque souvent l'argument qui consiste à dire que "la vie est sacrée" (selon la Bible), or certains textes du NT demandent de manifester un certain détachement pour "cette" vie :

"Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera." (Mc 8,35, voir Mt 16, 25 ; Lc 9, 24, Jn 12,25)
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Jeu 11 Oct 2018, 12:20

Cf. également ici sur Rome.

On retombe, sans surprise, sur le sempiternel problème de l'anachronisme moral -- au moins voit-on qu'il ne se limite pas à la Bible, et que même les historiens "profanes", si prévenus qu'ils soient à cet égard, n'échappent pas tout à fait aux jugements de valeur intempestifs (difficile de décrire "froidement" une pratique ancienne sans laisser percer un "hélas !" anachronique de temps à autre).

Le problème du christianisme, sous ce rapport, ce n'est pas seulement que de religion peu "morale" au départ il soit devenu principalement "moral", et d'une morale obsédée par la sexualité (beaucoup plus que par la "vie" pendant longtemps: il faut attendre saint Augustin pour trouver une condamnation du suicide, et la peine de mort n'a guère fait débat chez les chrétiens jusqu'au XXe siècle); c'est aussi que la sécularisation qui l'a suivi (depuis les Lumières surtout) n'a précisément retenu de la "religion" que "la morale", en l'écartant progressivement de la sexualité pour faire de la "vie" (individuelle, comme "droit") son affaire principale. Du coup il n'y a plus guère que sur ce terrain-là que l'Eglise (catholique surtout) puisse encore se faire entendre -- non plus en matière de sexualité où elle s'est largement discréditée, du fait de l'évolution des mœurs et de ses propres turpitudes (pédophilie), mais par une surenchère sur le "droit à la vie" (notion typiquement moderne, qu'on chercherait en vain dans la Bible et même dans la théologie ancienne ou médiévale). D'un autre côté, on ne comprend rien à l'hystérie de certains catholiques sur ce sujet si on en néglige l'aspect affectif: c'est tout le pathos chrétien, tout le "sentiment religieux" qui se trouve concentré sur la question de l'avortement (et accessoirement de l'euthanasie) comme la seule "actuelle", la seule qui offre aux "chrétiens" la possibilité de se démarquer d'une "morale laïque" dans la langue même de cette dernière (le "droit individuel", droit de l'homme, de l'enfant, de l'enfant à naître). (Réciproquement, toute la "morale sexuelle" refoulée par la laïcité post-chrétienne ressort dans le traitement de la "pédophilie", surtout quand celle-ci est "ecclésiastique"...).
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Jeu 11 Oct 2018, 14:36

Il y a aussi l'argument anachronique qui veut que l'embryon soit quelqu'un pour Dieu,  objet d'une relation personnelle à Dieu qui le suscite, dans la droite ligne de la perspective que propose certains textes de l'AT comme celui du livre des Psaumes : "Car c'est toi — Yahvé — qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère... Mes os n'étaient pas cachés dans les profondeurs de la terre." et ainsi que celui de Jr 1,4-5, ou Jérémie est institué prophète  dès le sein maternel.
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Jeu 11 Oct 2018, 15:17

Heureusement il y a Findus l'absurde et le ridicule qui attendent (au tournant) le retournement de ce genre d'expression, par définition rétrospective. Car à ce tarif, selon la formule monty-pythonesque, "chaque goutte de sperme est sacrée", et c'est l'ensemble du clergé catholique, comme Jésus et saint Paul en tant que célibataires présumés, qui se changent en "meurtriers métaphysiques" (comme dirait Sartre) de toute leur descendance virtuelle. "Dieu" lui-même étant le plus grand des assassins qui voue ordinairement (Dieu merci !) l'immense majorité des spermatozoïdes, des ovules, et même des embryons humains ou animaux au non-développement. Là aussi il faudrait relire Qohéleth, et Cioran, au risque de la même absurdité rétro-pro-spective: de l'inconvénient d'être né à la chance de ne pas naître...
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Jeu 11 Oct 2018, 15:51

Citation :
Heureusement il y a Findus l'absurde et le ridicule qui attendent (au tournant) le retournement de ce genre d'expression, par définition rétrospective. Car à ce tarif, selon la formule monty-pythonesque, "chaque goutte de sperme est sacrée", et c'est l'ensemble du clergé catholique, comme Jésus et saint Paul en tant que célibataires présumés, qui se changent en "meurtriers métaphysiques" (comme dirait Sartre) de toute leur descendance virtuelle.
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Il me semble que toutes les religions chrétiennes qui s'opposent à l'avortement cite Ex 21,22-25 :

"Lorsque des hommes se querellent, heurtent une femme enceinte et que son enfant sort, sans autre accident, ils seront condamnés à une amende fixée par le mari de la femme, sur l'avis d'arbitres. Mais s'il y a accident, tu donneras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure."
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Jeu 11 Oct 2018, 16:37

Là encore, une juste vision du droit ancien (cf. ton article de ce matin) aide à remettre en perspective le problème exégétique, si complexe soit-il (l'"accident", 'swn, mort ou infirmité de l'enfant ou de la mère ? le mot ne se retrouve qu'à propos du malheur redouté pour Benjamin, Genèse 42,4.38; 44,9, ce qui ne nous avance pas beaucoup): dans tous les cas le seul "sujet de droit" est le mari de la femme et père (présumé) de l'enfant, ni celui-ci ni celle-là ne "comptent" en tant que tel(s). Au regard de la loi, c'est lui seul qui peut avoir subi un dommage, qu'il l'évalue lui-même ou qu'il soit évalué "objectivement" par des arbitres ou un juge. Cela n'a évidemment rien à voir avec un "avortement" moderne, décidé par les parents ou par la seule mère comprise comme juridiquement majeure et responsable...
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Ven 12 Oct 2018, 10:29

Narkissos a écrit:
Là encore, une juste vision du droit ancien (cf. ton article de ce matin) aide à remettre en perspective le problème exégétique, si complexe soit-il (l'"accident", 'swn, mort ou infirmité de l'enfant ou de la mère ? le mot ne se retrouve qu'à propos du malheur redouté pour Benjamin, Genèse 42,4.38; 44,9, ce qui ne nous avance pas beaucoup): dans tous les cas le seul "sujet de droit" est le mari de la femme et père (présumé) de l'enfant, ni celui-ci ni celle-là ne "comptent" en tant que tel(s). Au regard de la loi, c'est lui seul qui peut avoir subi un dommage, qu'il l'évalue lui-même ou qu'il soit évalué "objectivement" par des arbitres ou un juge. Cela n'a évidemment rien à voir avec un "avortement" moderne, décidé par les parents ou par la seule mère comprise comme juridiquement majeure et responsable...


Un article qui prouve  que pour les Grecs, tant au point de vue légal qu'au point de vue moral et religieux, il existe un droit unique : le droit du père. https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1941_num_10_1_3115

Les droits du père

En matière d'avortement, comme en ce qui concerne l'exposition des enfants, le père est le seul dont les droits soient pris en considération par les tribunaux. Le père seul possède des droits sur la vie de l'enfant. Si, sans son consentement, cette vie est détruite ou mise en danger, il pourra poursuivre le coupable. C'est ainsi que, dans un discours de Lysias, disparu mais mentionné chez des grammairiens, un mari intente un procès à sa femme parce que celle-ci, en se faisant avorter, l'a frustré de sa descendance. De même, Cicéron rapporte que de son temps, une femme de Milet, à la requête de son mari, a été condamnée à mort dans un cas de l'espèce : avec la complicité de sa famille, elle s'est fait avorter dans le but de capter l'héritage. Juste châtiment, ajoute Cicéron, n'avait-elle pas anéanti les espérances d'un père, la mémoire du nom, le soutien de la race, l'héritier de la famille et le futur citoyen de l'Etat.

Plutarque attribue à Romulus une loi en vertu de laquelle l'avortement provoqué constituait matière à divorce. La destruction de l'enfant à naître est un crime contre le mari et contre le mari seul ; elle est mise sur le même pied que l'adultère et la substitution de fausses clefs.

Du point de vue légal, il existe donc un droit unique : le droit du père ; et il en sera de même jusqu'à la fin de la société antique. On trouvera dans le Digeste plus d'une disposition sévère destinée à combattre la pratique de l'avortement. Mais le droit romain, s'il manifeste, dans ce domaine, une évolution par rapport aux lois grecques en codifiant des dispositions qui, vraisemblablement, n'avaient pas encore été fixées, continue à se fonder sur le même principe social. Il précise même que l'embryon n'a pas, légalement, valeur humaine ; il n'est pas in rebus humanis  ou encore partus nondum editus homo non recte fuisse dicitur.

Pas plus à Rome qu'en Grèce, on ne se préoccupe jamais de l'avortement de la femme non-mariée. Elle possède alors les titres du père, elle a le droit de détruire l'embryon de même qu'elle a le droit d'exposer l'enfant né.
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Ven 12 Oct 2018, 12:10

Excellent article, quoiqu'il ne date pas d'hier. A noter, un peu plus loin, la discussion d'Exode 21,22s dans ses différentes versions (hébraïque, grecque, latine): seule la Septante fait de l'enfant, embryon ou foetus, l'objet du dommage (qui reste de toute façon celui du père) et introduit un critère (d'ailleurs pas très clair) de développement plus ou moins avancé (exeikonismenon, où l'on reconnaîtra l'"icône", autrement dit l'"image" du corps formée ou non, où des interprétations ultérieures verront naturellement "l'âme"). Il est d'autant plus remarquable que saint Jérôme et la Vulgate (la "Bible catholique" par excellence !) écartent tout à fait cette piste en faisant de la mort de la femme l'unique critère d'application du talion.

En rapport avec ton dernier paragraphe, la "femme non-mariée" n'a pas vraiment de statut propre dans les "législations bibliques", où la femme est en droit "propriété" du père ou du mari (même défunt dans le cas de la veuve, jusqu'à remariage éventuel). Elle trouve néanmoins un quasi-statut à la marge du droit comme "prostituée" au sens large, quand ce mot ne désigne ni une "prostituée sacrée" (autre terme en hébreu, "sacrée" ou "sainte") ni une "professionnelle": cf. le fameux jugement de Salomon, avec deux "prostituées" (au sens plus ou moins large) qui se disputent leur "droit" sur un enfant en l'absence de père (reconnu) -- où il apparaît de façon spectaculaire que l'enfant lui-même n'est nullement "sujet de droit".

Mais toutes les considérations juridiques, anciennes ou modernes, sont impuissantes face à l'affect qui s'empare de la question dès qu'il s'en mêle. Dès lors qu'on envisage (!) un "sujet", qu'il soit réel, virtuel ou imaginaire, humain ou animal, toute décision de mort paraît intolérable, et la "compassion" ne se raisonne plus -- tout "raisonnement" paraît au contraire "insensible". Le pathos catholique moderne sur ce "sujet" vire de lui-même à l'hystérie, d'autant que la question de l'avortement n'est plus isolée des autres. Contrairement aux générations précédentes les catholiques actuels font bien de "la vie" (humaine) un absolu, puisqu'ils s'opposent aussi à la peine de mort et à la guerre, comme au suicide ou à l'euthanasie, ce qui rend leur position plus "cohérente" qu'avant et par voie de conséquence plus hermétique à tout "raisonnement".

A noter également que si l'avortement et l'exposition des enfants ne sont pas évoqués dans le NT (alors qu'ils auraient très bien pu figurer dans les nombreux "catalogues de vices", topos de la littérature juive dénonçant les "mœurs des païens", cf. Romains 1 etc.), ils apparaissent cependant très tôt dans d'autres traditions (judéo-)chrétiennes, le plus ancien exemple connu étant probablement la Didachè (chap. 2): ou phoneuseis teknon en phthôra oude gennèthen apokteneis, tu ne tueras pas d'enfant par "corruption" (= avortement) ni ne feras mourir celui qui est né.
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Aujourd'hui à 13:36

Le christianisme condamne une telle conception (non reconnaissance de la personnalité du fœtus) et condamne avec la même vigueur l’Avortement comme pratique. En effet, dans le Nouveau testament, l’Avortement est classé parmi les œuvres de la chair, en opposition à celles de l’Esprit (cf. Ga 5 :18-21 et Ap 9 : 21) Le texte de l’Apocalypse (Ap) inclut soit les pratiques magiques soit celle relatives à l’Avortement. C’est ainsi que dès les premiers siècles du christianisme, les pratiques (Avortement, consultation de devins, pratiques magiques) étaient interdites aux chrétiens. En période néotestamentaire, le premier texte extrabiblique, la « didaké » du I° siècle, mettait en garde les chrétiens contre l’Avortement : « Tu ne feras pas périr l’enfant par avortement, tu ne tueras pas l’enfant après sa naissance » (cf. II : 2 et V : 1). Et les Constitutions Apostoliques de renchérir en ces termes : « Tu ne tueras pas ton fils par Avortement ni ne tueras celui qui vient de naître ; en réalité, tout être humain formé ayant reçu l’âme de Dieu et fauché à la vie sera vengé, parce que injustement arraché à la vie » (VII : 2.3)
http://www.catholique.bf/avortement/la-regulation-des-naissances/478-l-eglise-et-l-avortement

Je reste perplexe face à l'argumentation qui est développée à travers le texte d'Apoc 9,21 :


"ils ne revinrent pas de leurs meurtres, ni de leurs sortilèges, ni de leur prostitution, ni de leurs vols."
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MessageSujet: Re: L'Eglise catholique et l'avortement   Aujourd'hui à 13:54

Personne n'a le monopole de la malhonnêteté intellectuelle, surtout pour une "bonne cause" !

Je suppose que c'est la "pharmacie" (pharmakeia = "sorcellerie", pharmaka = "sortilèges") commune aux deux textes (bons exemples d'ailleurs de ce que j'appelais "catalogue de vices") qui a inspiré le rapprochement à l'auteur... Smile
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