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 croire en Dieu c'est avoir une espérance ?

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free



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MessageSujet: croire en Dieu c''est avoir une espérance ?   Lun 18 Mai 2009, 18:00

Comme il ressort du Nouveau Testament et en particulier des Lettres aux Apôtres, une nouvelle espérance distingua les chrétiens de ceux qui vivaient la religiosité païenne. En écrivant aux Éphésiens, saint Paul leur rappelle qu'avant d'embrasser la foi dans le Christ, ils étaient « sans espérance, et, dans le monde, étaient sans Dieu » (cf. Éphésiens 2, 12).

Foi, espérance et charité : trois vertus chrétiennes.

Peut-on concevoir la croyance en Dieu sans espérance ou san bonne nouvelle ???
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Narkissos



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Lun 18 Mai 2009, 19:12

A mon avis le christianisme n'a inventé ni l'amour, ni l'espérance, ni la mauvaise foi... ;-)

Mais pour ce qui est de l'espérance, il a contribué à lui donner un tour égocentrique qui n'est peut-être pas ce qu'elle a de meilleur -- non pas lui tout seul d'ailleurs: le souci du salut personnel était dans l'air du temps.
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 11:40

spermologos a écrit:
A mon avis le christianisme n'a inventé ni l'amour, ni l'espérance, ni la mauvaise foi... ;-)

Mais pour ce qui est de l'espérance, il a contribué à lui donner un tour égocentrique qui n'est peut-être pas ce qu'elle a de meilleur -- non pas lui tout seul d'ailleurs: le souci du salut personnel était dans l'air du temps.

L'aspect égocentrique de l'espérance est la partie négative de la foi.
Je me pose une question :
Si la mort, la maladie....n'existaient pas, combien d'individus seraient croyant aujourd'hui ?

La promesse chrétienne reste donc invérifiable puisque sa concrétisation se situe au-delà de la mort, au-delà de l'histoire humaine. Elle présuppose une conversion morale, en même temps qu'un acte de foi. A vrai dire, l'Espérance en tant que vertu théologale, et comme la foi, relève de la volonté et non d'un savoir qui s'imposerait à la raison.

La foi n'est pas en effet un simple savoir qui résulterait d'une démonstration philosophiquement religieuse, c'est un acte de confiance à l'égard de prophètes ou d'annonciateurs de la parole divine, donc une subordination de la raison, une démission intellectuelle, puisque Dieu ne se prouve pas. Rien n'est en effet démontré, sinon par l'argument d'autorité données par les références bibliques, de la véracité du message chrétien.

L'espérance est donc une praxis(Activité humaine visant à modifier les rapports sociaux)
Une praxis de la prière, mise à disposition du mental à la réception de la grâce divine. La prière exprime l'espérance comme désir, qu'elle concrétise dans un acte illocutoire à caractère performatif : Je prie donc j'espère. Je prie donc ce que j'espère est. Un peu de magie ne fait sans doute pas de tort à cette Église qui à force de prier ne se rend plus compte que trop rares sont les prières exaucées.

A vrai dire, il y a de la lucidité à reconnaitre que la souffrance fait partie de la réalité humaine, et que son abolition totale relève d'un désir régressif qui abolirait la réalité. Le principe de réalité, qui implique l'acceptation d'un sacrifice pour parvenir à une fin moralement souhaitable reste cependant accessible à la raison - elle le construit même.

http://www.dialectiques.ironie.org/index.php?2008/01/09/15-atheisme-et-esperance-1-sur-l-encyclique-spe-salvi
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Narkissos



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 12:36

Citation :
Si la mort, la maladie....n'existaient pas, combien d'individus seraient croyant aujourd'hui ?
Si la mort, la maladie... n'existaient pas, ce qu'on appelle l'humanité n'existerait pas non plus!
La lente construction culturelle de la mémoire et de l'intelligence par la représentation, le rite, le symbole, le langage, l'écriture, tout cela se construit contre (donc, aussi, s'adosse à, s'appuie sur) l'expérience de la mort, de la perte, du manque, du deuil...
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 12:57

free a écrit:
Comme il ressort du Nouveau Testament et en particulier des Lettres aux Apôtres, une nouvelle espérance distingua les chrétiens de ceux qui vivaient la religiosité païenne. En écrivant aux Éphésiens, saint Paul leur rappelle qu'avant d'embrasser la foi dans le Christ, ils étaient « sans espérance, et, dans le monde, étaient sans Dieu » (cf. Éphésiens 2, 12).

Foi, espérance et charité : trois vertus chrétiennes.

Peut-on concevoir la croyance en Dieu sans espérance ou san bonne nouvelle ???

C’est une vieille insulte des premiers siècles. Les Romains traitaient les chrétiens d’athées, et les chrétiens en faisaient de même envers les Romains.

A l’époque, être sans dieu, désignait celui qui ne suivait pas le/les « vrais dieux ».
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 14:36

Bonjour,

[quote="free"]Comme il ressort du Nouveau Testament et en particulier des Lettres aux Apôtres, une nouvelle espérance distingua les chrétiens de ceux qui vivaient la religiosité païenne. En écrivant aux Éphésiens, saint Paul leur rappelle qu'avant d'embrasser la foi dans le Christ, ils étaient « sans espérance, et, dans le monde, étaient sans Dieu » (cf. Éphésiens 2, 12).

en lisant ce thème présenté par free il me vient une question:
nouvelle espérance par rapport à quelle ancienne espérance, et qui avait cette ancienn espérance?

De nombreux peuples ont développés la notion de vie après la mort bien avant que les Israélites l'incluent dans leur convictions.

Avec mes fraternelles salutations.
Jean-Pierre
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Narkissos



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 15:13

D'abord le "monde des morts" souterrain des religions anciennes (je parle de la Haute-Antiquité proche-orientale, mésopotamienne, égyptienne ou levantine) n'était jamais tout à fait "rien"; le she'ol hébreu non plus. Celui-ci ne constitue sans doute pas une "espérance" mais on en attend quand même une sorte de justice, négative, amère, mais réelle: humiliation pour les superbes, soulagement pour les opprimés (cf. Isaïe 14 ou Job 3 p. ex.).

Ce qui se passe dans les derniers siècles av. J.-C., c'est que les mythologies du monde des morts les plus élaborées (p. ex. celles d'Egypte) non seulement fusionnent dans le creuset culturel hellénistique mais se démocratisent. Ce sont les grandes civilisations qui ont d'abord construit une mythologie positive de l'après-mort, et celle-ci reflète le développement de leur hiérarchie sociale: la "vie éternelle" (au sens de béatitude) en Egypte ancienne n'est pas pour tout le monde, mais pour les pharaons, les hauts-fonctionnaires, les prêtres, les grands scribes; les esclaves continuent d'y servir leurs maîtres (contrairement au she'ol israélite qui reflète des clivages sociaux plus limités).

A mesure que les systèmes socio-politiques s'uniformisent dans le monde hellénistique puis romain, tout le monde veut sa "béatitude éternelle", son "salut" individuel, par rattachement à des cultes cosmopolites qui réinterprètent les mythologies anciennes dans ce sens ("cultes à mystère" notamment). C'est assez évident quand on regarde l'évolution du culte de Mithra par exemple. Culte "naturiste" et cosmique en Perse, il devient religion de salut individuel dans une communauté d'élection à Rome. Le judaïsme n'échappe pas à la règle qui développe dès la fin du IIe siècle av. J.-C. (Hénoch, Daniel, etc.) un système de rétribution positif dans l'au-delà.
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 17:41

spermologos a écrit:
Citation :
Si la mort, la maladie....n'existaient pas, combien d'individus seraient croyant aujourd'hui ?
Si la mort, la maladie... n'existaient pas, ce qu'on appelle l'humanité n'existerait pas non plus!
La lente construction culturelle de la mémoire et de l'intelligence par la représentation, le rite, le symbole, le langage, l'écriture, tout cela se construit contre (donc, aussi, s'adosse à, s'appuie sur) l'expérience de la mort, de la perte, du manque, du deuil...

OK Didier, tu as raison.
Je reformule ma question, la croyance en Dieu implique t-elle la notion de récompense, de rétribution ?
Sans une récompense (paradis terrestre, celeste...) il y aurait-il beaucoup de croyants ???
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Narkissos



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 18:21

Citation :
la croyance en Dieu implique t-elle la notion de récompense, de rétribution ?
Logiquement, pas du tout. On peut parfaitement imaginer un Dieu amoral ou en tout cas indifférent à cette problématique de la rétribution; ainsi le Yahvé qui prend la parole à la fin de la partie poétique de Job, chapitre 38 et suivants (évidemment pas celui de l'épilogue en prose qui récompense Job), pour dire en somme qu'il a autre chose à faire que de rendre justice selon nos critères; ou le Dieu "architecte" de certains déismes modernes -- mais pas celui de Kant qui se justifie par la raison pratique, c.-à-d. par l'éthique).
Historiquement, au sens strict, non plus: si l'on excepte quelques gloses moralisantes, Qohéleth (l'Ecclésiaste) est un bon exemple de croyance en un Dieu lointain et mystérieux qu'il faut honorer sans en attendre aucune rétribution (ni en bien ni en mal); ce qui semble bien correspondre à la posture sadducéenne.
MAIS ces quelques exemples illustrent aussi que c'est une position minoritaire, que l'histoire a tendance à éliminer au profit de conceptions rétributives de la divinité, qui "fonctionnent mieux" dans la pratique.
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 19:45

Bonjour,

Ce qui est observable (en dehors de la foi) c'est que les "écritures" répondent globalement aux questions auxquelles il n'y a pas de réponses !!

La foi n'étant pas "prouvable", on peu imaginer l'homme, se fabricant un espoir qui, faute de le faire vivre, au moins, relativise sa mort...

Juifs, chrétiens, musulmans, bouddistes, indouistes, taoïstes... Dieu ou pas Dieu, une espérance en commun.
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Patoune



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 20:43

Pour moi s'intéresser à Dieu ce n'est pas pour avoir la vie éternelle, mais c'est de l'aimer pour Lui sans intérêt et, parce qu'on est touché par ce qu'il est, pour ses qualités.
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Narkissos



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 19 Mai 2009, 23:24

A mon sens, ce qui "sauve" les grandes religions dites de "salut" d'un pur eudémonisme de l'imaginaire (la carotte-paradis, et -- souvent -- le bâton-enfer), c'est qu'elles soumettent au bout du compte le "salut" à des conditions exorbitantes, non pas seulement difficiles mais strictement impossibles, que le candidat (peut-être "intéressé" au départ) découvre peu à peu jusqu'à la révélation du paradoxe essentiel qui EST le salut même en même temps qu'il rend tout salut dérisoire (du genre, "qui veut se sauver se perd"). Il y a là une remise en question fondamentale de tout "intéressement au salut" qui marque la frontière entre la religion exotérique qui mesure et monnaie ses sacrifices et ses bénédictions, et la mystique qui n'attend plus rien parce qu'elle jouit de l'éternité au présent, parce qu'elle se sauve en se perdant. Et à mon avis le propre d'une "vraie" religion (au sens historique du terme) c'est de faire place à ces deux conceptions au fond complètement opposées du religieux, de permettre le passage de l'une à l'autre sans pour autant l'exiger de quiconque...

Le témoignage de Patoune me rappelle une chose qui m'avait frappé vers la fin de ma période TJ. Quand la Watch traitait la question "mais la vie éternelle sur la terre ne serait-elle pas ennuyeuse?", après avoir égrené les niaiseries (p. ex. "il y aura tant de choses à faire et à découvrir" -- oui mais l'éternité c'est encore plus long... surtout vers la fin, comme disait Woody Allen) elle finissait par cracher la SEULE réponse qui me semblait être à la mesure de la question: connaître Dieu. Réponse ô combien classique chez "Babylone la Grande" et qui rendait tout le reste -- y compris la notion d'une éternité temporelle -- superflu.
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mer 20 Mai 2009, 13:04

l'inconvenient du Dieu qui récompense est qu'il punit aussi.
Donc le sentiment du croyant est ambivalent envers ce Dieu comptable, l'amour, la reconnaisance mais aussi la crainte, la peur de ce Dieu destructeur.

“Parle-nous, toi, mais que Dieu ne nous parle pas, car alors nous mourrons” (Ex. 20.18)

“Je vous châtierai au septuple de vos péchés” (Lev 26.18)

Je prefère la vision suivante :

St Augustin : “Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauve pas sans toi” (sermon 169) ; Maurice Zundel, qui répétait : “La création est une histoire à deux, Dieu et l’homme”.
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mer 11 Nov 2009, 21:45

Bonsoir,

croire en Dieu c'est avoir une espérance et si oui laquelle suis-je tenter de rajouter à la question initiale?

Mais que signifie pour nous le vocable espérance, implique-t-il une vie après la mort, un paradis, jardin de délices dans lequel nous pourrons jouir de la félicité, sans malheur? Mais cette félicité constante ne serait-elle pas en un sens un malheur plus grand que ce que nous connaissons aujourd'hui?

La vie sans fin, mais aussi sans dynamique est-elle vraiment ce à quoi nous rêvons, ce vers quoi nous tendons, comme une retraite pendant laquelle nous ne ferions absolument rien? Certes chacun d'entre nous aspire à un moment ou il peut poser son "sac" et prendre du bon temps, mais au bout d'un temps plus ou moins variable, l'envie de faire quelque chose va se manifester.

L'espérance qui nous habite n'est-elle que matérialiste ou bien spirituelle, ne sera-t-elle qu'un bon moment agréable pour nous, ou bien l'espérance que nous avons en nous nous pousse-t-elle à manifester de la bonté autour de nous, non parce qu'un dieu nous le demande, mais parce que nous sommes sur le même bateau que ce vieillard que nous avons croisé ce matin, que ce regard d'enfant qui s'est posé sur nous, avons-nous ressenti combien nous étions proche de ce dernier ou bien avons nous tourné les yeux pour ne plus voir ses yeux qui nous interrogeaient?

il n'est pas nécessaire d'être un pratiquant d'un culte ou de se réclamer d'une religion pour avoir de l'amour pour ses contemporains, il faut simplement être un homme, une femme au fond de soi et laisser parler son coeur. L'espérance à mon sens ce n'est pas attendre de recevoir à la suite de telle bonne action, c'est donner afin que l'autre puisse lui aussi avoir envie de regarder la ciel devenir rouge lorsque le soleil se couche, écouter l'oiseau chanter sans être pris dans des éternels soucis et chagrins.

Si nous ne ressentons pas cela alors il y a de bonnes raisons de désespérer.

Avec mes salutations.
Jean-Pierre
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Lun 14 Déc 2009, 10:09

Hello! Après avoir parcouru vos postes,je ne peux résister a vous rappeler ce que nous chrétiens nourrissons comme espérance.
En tout cas cela n'a rien a voir avec une position égocentrique comme Spermo laissait entendre!
Tout en reconnaissant le part de subjectvité,l'offre de Jésus demande un total abnégation de ses disciples.
Faut-il en faire mention? Nous sommes appelés a nous qualifier pour un travail au service des autres. Ces autres sont des personnes qui pour différentes raisons n'ont pu accepter l'offre de Jésus.
En tant que prêtres, à l'instar de ceux de Jérusalem de jadis,nous ferons bénéficier toute l'humanité des bienfaits du sacrifice unique de Jésus.
Nous ne sommes pas occupés a s'assurer une place au soleil!
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Narkissos



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Lun 14 Déc 2009, 12:08

Atrix: contrairement à ce que tu insinues je reconnais tout à fait la dimension "vicaire" ou "instrumentale" du salut chrétien dans certaines théologies du NT (sauvé pour les autres): voir p. ex. mon post du 15.10 dans http://etrechretien.discutforum.com/religion-f1/lesperance-celeste-et-lesperance-terrestre-t297.htm

Force est néanmoins de constater que c'est un thème mineur dans le NT lui-même et dans le christianisme historique (il est même complètement occulté dans le protestantisme).
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Sam 09 Jan 2010, 08:13

Pour être intellectuellement honnête, ne devrait-on pas dé-corréler la croyance en Dieu et l'espérance? Ou bien la croyance en Dieu n'est-elle finalement que le pré-requis de notre espérance, et l'espérance seule est le but? On en reviendrait donc à se dire: "Sans Dieu, pas de salut. Donc il faut absolument que Dieu existe!".

Finalement, doit-on croire en Dieu simplement parce que ça nous arrange? Ne doit-on pas plutôt y croire parce que cela nous semble logique et que nous n'envisageons pas le monde sans lui?
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Sam 09 Jan 2010, 15:01

Je rajouterai : Sans espérance, quel intérêt de le servir ?
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Sam 09 Jan 2010, 15:33

Vous avez dit:
"C'est inutilement que l'on sert Dieu:
qu'avons-nous gagné à assurer son service
et à marcher la mine sombre
à cause de Yhwh Çabaot?
Maintenant nous déclarons heureux les gens arrogants;
oui, ceux qui agissent en méchants ont prospéré;
oui, ils ont mis Dieu à l'épreuve et ils échappent!"

Malachie 3,14s

Pour autant que la religion (ou n'importe quoi d'autre) prétend se justifier en servant à quelque chose, il n'est pas étonnant qu'on lui reproche régulièrement de ne servir à rien.
La ronde de l'utilitarisme et du désintéressement, elle aussi, vient de loin (voir aussi Job, les Psaumes...)
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Dim 10 Jan 2010, 23:25

Sherlock, tu dis: "Sans espérance, quel intérêt de le servir ?".

Je me demande alors: ne peut-on donc pas servir Dieu autrement que par intérêt? Si seul l'intérêt compte, on peut alors se demander si l'humanité ne s'est pas inventé des dieux pour cette seule et unique raison: espérer?

On peut aussi se demander légitimement: "Si Dieu n'interagit en aucune manière avec notre monde, quel intérêt à croire qu'il existe?".
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Lun 11 Jan 2010, 12:58

seb a écrit:


Je me demande alors: ne peut-on donc pas servir Dieu autrement que par intérêt? Si seul l'intérêt compte, on peut alors se demander si l'humanité ne s'est pas inventé des dieux pour cette seule et unique raison: espérer?

On peut aussi se demander légitimement: "Si Dieu n'interagit en aucune manière avec notre monde, quel intérêt à croire qu'il existe?".

Il faut revenir à la genèse des dieux. En raccourci (gros raccourci) : ce sont les idées qui donnent naissance à des dieux, et ces idées sont regroupées sous un seul nom. L'intérêt est avant tout idéologique. Or l'idéologie, qui n'est pas présente que dans la religion ou la politique, nous permet de construire, d'avancer, d'avoir des projets. Que l'homme est eu besoin d'anthropomorphiser ses dieux est une conséquence de l'enquête historique. Les Grecs ayant voulu se débarrasser de l'éxagération de leur mythes ont décidé que Chronos (le temps), Clio (l'histoire), Athéna (la sagesse),etc étaient à la base des rois ou des personnages historiques du passé que l'on avait divinisé. Mais lLes hommes ne deviennent pas des dieux. Ce sont les idées qui deviennent des divinités : Achamoth (la sagesse); les Parques ou Moires (moira, le sort;r), déesses de nos destinées, qui sont Lachésis ("le hasard" de la naissance), Clotho ("la fileuse" de la vie), et Atropos ("l'incontournable" mort); Thémis ("la règle"), déesse de la justice ; Némésis ("distribution"), déesse de la vengeance ; les frères Prométhée et Epiméthée ("qui réfléchit d'abord/ensuite"); les frère Eros (l'amour) et Thanatos (la mort); etc...

Bref, ta (tes) question(s), implique déjà une définition de dieu qui n'est pas la même pour tout le monde.

L'utilitarisme (pas l'utilitarisme philosophique, mais physiologique) est évident.(mais cela demande un développement qui s'écarte du sujet)
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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 08 Nov 2011, 13:12

Des hommes fidèles du passé ont servi Dieu,sans résurrection, sans récompense après la mort, ils n’attendaient pas de récompense au ciel, ils croyaient en Dieu, mais n’espéraient rien après la mort. Pour eux, la vie se vivait sur terre et la récompense de Dieu était aussi sur terre.


Job 14,1-2 et 7-10 :
"l'homme, né de la femme, qui a la vie courte, mais des tourments à satiété. Pareil à la fleur, il éclôt puis se fane, il fuit comme l'ombre, sans arrêt. L'arbre conserve un espoir, une fois coupé, il peut renaître encore et ses rejetons continuent de pousser. Même avec des racines qui ont vieilli en terre et une souche qui périt dans le sol, dès qu'il flaire l'eau, il bourgeonne et se fait une ramure comme un jeune plant. Mais l'homme, s'il meurt, reste inerte; quand un humain expire, où donc est-il ?"


Il y a plus d'espoir pour arbre que pour l'homme, pourtant ce manque de récompense aprés la mort, n' a pas empêchait les hommes cette époque de croire en Dieu, d'ailleurs la récompense de Jon se fait sur la terre :
"Après cela Job vécut encore 140 ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu'à la quatrième génération. Puis Job mourut chargé d'ans et rassasié de jours." (42,16-17)


J'aime beaucoup l'idée de mourir rassasié de jours, attendre et "vivre" la mort comblé par la vie.

Je me demande si les croyants vivent leurs attentes liées à la vie dans l’au-delà comme une réalité à venir où comme un rêve qui aide à vivre le present et sa foi. Il est interessant de noter que le NT utilise des images pour décrire la vie futur aprés la mort, comme si cette espérance n'était pas une réalité mais une utopie indispensable. (Jean 14,2 : "Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures, sinon, je vous l'aurais dit ; je vais vous préparer une place.")

Le NT ne peut s'empêcher de traduire l'espérance de vie éternelle au present :

"Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante" Jean 10,10

En résumé, je pense que l'humain a besoin d'utopie (politique, religieuse ...) pour vivre, d'espérer qu'il y aura un monde plus juste (au ciel et sur la terre), tout en ayant conscience de l'impossibilité de cette espérance.






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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mar 08 Nov 2011, 17:12

l'épître aux Corinthiens (1-13), l'hymne à la charité. [...], c'est le très beau texte où Saint Paul nous dit: il y a trois vertus, les trois vertus théologales; la foi, l'espérance et la charité, et la plus haute des trois dit Saint Paul c'est la charité, l'amour, ou plutôt [...] "Agape". Et Saint Paul nous dit: "je peux bien avoir une foi à déplacer les montagnes, le don des prophéties, le don des langues, si je n'ai pas la charité, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien". Cela chacun le sait bien.

Sauf que Saint paul ajoute: "tout le reste passera, la charité seule ne passera pas". Qu'est-ce-que ça veut dire? [...], tout le monde a entendu ce texte dix fois sans se poser la question. Heureusement, un jour Saint Augustin en relisant peut-être pour la centième fois ce texte se demande: qu'est-ce-que ça veut dire: tout le reste passera, la charité seule ne passera pas? Est-ce-que ça veut dire que la foi passera? Est-ce-que ça veut dire que l'espérance passera ?

Oui, répond tranquillement Saint Augustin, ça veut dire exactement cela: la foi passera parce que dans le Royaume,au Paradis, il n'y aura plus rien à espérer, si bien que le Royaume c'est exactement cet espace spirituel où il n'y a plus ni foi ni espérance, où il n'y a plus que l'amour.

Eh bien je dirais que de mon point de vue d'athée fidèle, le royaume c'est ici et maintenant. Nous sommes dans le Royaume. Il nous reste à habiter cet espace à la fois matériel et spirituel où rien n'est à croire puisque tout est à connaître, où rien n'est à espérer puisque tout est à faire ou à aimer. A faire pour ce qui dépend de nous et à aimer pour ce qui n'en dépend pas. Dés lors que nous sommes ici et maintenant dans le royaume, la question de savoir si ce royaume continue ou pas après la mort est une question dérisoire qui n'a d'importance qu'à proportion de l'intérêt narcissique que nous lui prêtons, au point que je mesure le degré d'élévation spirituelle d'un individu à l'indifférence plus ou moins grande où le laisse cette question.

http://legaut.chez-alice.fr/foi/comte-sponville.htm
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le chapelier toqué



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Mer 09 Nov 2011, 00:12

Je me rappelle que l'organisation a interprété ces passages comme la preuve que les dons dont jouissaient les disciples de Jésus s'en iraient avec le temps mais que l'amour ou la charité est la seule chose que resterait dans l'absolu et serait la marque distinctive "des vrais chrétiens".
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SARAI-ESTELLE



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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Jeu 10 Nov 2011, 04:21

Citation :
Puis Job mourut chargé d'ans et rassasié de jours." (42,16-17)J'aime beaucoup l'idée de mourir rassasié de jours, attendre et "vivre" la mort comblé par la vie
J'ai souvent réfléchi à cette phrase !
Soit c'est ce tu dis " comblé par la vie "........ou alors la vieillesse venant, les forces s'amenuisant,les compagnons de la vie sont déjà morts, les conjoints, les amis, enfin tout ce qui faisait notre proche entourage que finalement la mort semble être une délivrance ! Il n'y a plus rien à partager......
Mais les comblés par la vie sont peu nombreux, pour quelques uns combien de jeunes fauchés par la guerre, la maladie, combien de souffrances combien de gens si peu gâtés par la vie !! Quelle injustice !!Que l'on soit né ici en France ou ailleurs que le hasard à fait naître dans des pays du tiers monde, ou pays ravagés par les exactions, les catastrophes .......N'y a t-il aucun espoir ailleurs ??? Je pense ce soir à une soeur toujours témoin, qui vient de perdre dimanche son fils malade depuis 15 ans d'une grave maladie génétique, sa soeur, va mourrir dans les prochains mois voir semaines atteinte de la même maladie, et la soeur a soigné 5 ans son mari porteur de cette même maladie et mort dans la force de l'âge !! Je me dis que cette soeur,n'attend que de revoir ses enfants, son mari dans un "paradis quelconque" pour enfin y vivre !
Saraï-Estelle

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MessageSujet: Re: croire en Dieu c'est avoir une espérance ?   Aujourd'hui à 23:37

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