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 La faim de la fin.

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VANVDA



Masculin Nombre de messages : 1492
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MessageSujet: La faim de la fin.   Mar 23 Juin 2009, 19:14

Bonjour à tous,

Grâce à un de mes jeunes collègues, très "preneur" de tout ce genre de choses, je suis tenu régulièrement au courant des dernières "rumeurs" du net, théories conspirationnistes, onnouscachetout-onnousditrien et prophéties en tout genre: les Américains ne sont jamais allés sur la Lune; un ingénieur Japonais a inventé un moteur à énergie positive (qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme -et m..de au premier principe de la thermo-dynamique) mais les gouvernements font tout pour qu'on ignore cette source d'énergie infinie; les Illuminati ont la main-mise sur le système bancaire international (au moins pendant ce temps-là on fiche la paix aux Juifs; mais d'ici à ce que quelqu'un ponde l'idée que les Illuminatis sont une de leurs pures inventions pour détourner les soupçons d'eux-mêmes -les vrais tireurs de ficelles- y'a pas loin!!!) etc., etc.

Une de ces rumeurs insistantes depuis quelque temps, c'est, me semble-t-il, la fameuse prophétie de fin des Temps pour le 21/12/2012. On appelle à témoin un calendrier maya (dont je serais bien curieux de savoir ce qu'il dit vraiment, au passage), un projet informatique (Web-bot) censé lire sur les millions de pages Internet scannées tous les jours l'inconscient collectif -donc l'avenir (ne me demandez pas comment on passe de l'un à l'autre...), et puis encore toutes sortes d'oracles du passé, qui pointent tous (après quelques petits arrangements j'imagine) la même date: le 21/12/2012.

Évidemment, compte tenu de mon histoire personnelle, je suis très sensible à ce genre de prophétie -pas tellement à ce qu'elles disent, mais plutôt à leur "succès" populaire.

Et il y a une chose qui me surprend beaucoup, une réflexion que je me fais depuis quelque temps: cette prophétie ne paralyse pas les gens de peur, comme on pourrait s'y attendre! Au contraire, on peut même trouver chez ceux qui la prêchent une certaine "exaltation", une vraie excitation, voire du plaisir en un certain sens, à annoncer ainsi la fin du monde! Et ça me rappelle furieusement quelque chose...

Manifestement, au vu de leurs commentaires, je dirais que même ceux "qui-y-croient" n'y croient en fait pas tant que ça. Cette légèreté avec laquelle ils expriment leurs vues me semble en être la preuve. Ce qu'ils recherchent, ne serait-ce pas justement cette excitation, celle qui leur permet de projeter "un sens" sur une Histoire (où sur une vie!) qui en manque singulièrement; un peu comme le joueur sait, au fond de lui, qu'il ne gagnera pas au casino ou à la loterie, mais aime y croire -il ne veut pas tant gagner que jouer.

Le succès des mouvements eschatologiques (Jéhovistes, mais aussi au sein des églises Évangéliques ou de certaines branches de l'Islam salafistes, par exemple) ne viendrait-il pas aussi un peu de là: l'idée de la fin du monde nous fait plaisir! On a faim de la fin.
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Narkissos



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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Mer 24 Juin 2009, 00:34

Bonsoir BB,
Pour moi "théories du complot" et "scénarios eschatologiques" restent deux phénomènes distincts en principe, même s'ils se chevauchent en partie.
Un des ressorts qu'ils me semblent avoir en commun, c'est le désir de trouver du sens (même sinistre) à ce qui semble bien ne pas en avoir. A "l'histoire" ou à "la vie" comme "conte raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, qui ne signifie rien" (Shakespeare, Macbeth). Le refus du hasard et de la coïncidence, de l'aspect chaotique du réel.
Et puis il y a une revanche imaginaire pour les "petits", pour tous ceux à qui leur destin échappe, et encore plus les destinées du monde, à se figurer qu'ils ont percé les secrets des "grands" -- ou, mieux encore, le plan divin que ces grands exécutent à leur insu.
Mécanisme aisément exploitable par de pas si "petits" que ça, bien sûr.
Un des textes bibliques qui dit remarquablement le (dés-)espoir de la "fin", de l'irruption destructrice du créateur, est celui qui débute en Isaïe 63,19:
Si seulement tu déchirais le ciel,
si tu descendais,
les montagnes crouleraient devant toi...
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Jeu 25 Juin 2009, 11:05

Je pense que l'idée de maitriser une connaissance myterieuse, secrète, donnant un sens au monde et à la destinée de l'humanité, passionne les individus.
Le hasard ne dirige pas notre destinée. Des calculs savants, compliqués annoncent les évènements futurs. cela doit rassurer les personnes.

2012 Les énergies inversées
Les calendriers Mayas
L'INVERSION du CHAMP MAGNÉTIQUE de la TERRE
A quoi devons-nous nous attendre !


Pour comprendre 2012, il faut se référer au calendrier Maya, mais aussi Aztèque et sans doute d'autres similaires. La précision mathématique et astronomique est incroyable pour des êtres que l'on croyait inférieurs ! Comment, à l'époque des débuts du christianisme, pouvait-on prétendre que ces civilisations ignoraient les fondements de l'Univers ? Pourquoi leur avoir infligé ce Moyen Âge religieux, n'apportant que des contradictions sans preuve ? Le rôle castrateur des religions a fait plus de ravages pour notre évolution qu'un basculement planétaire.

Nous savons que les Nations Premières, dont les Mayas, donnaient des noms aux étoiles, planètes,... influençant la destiné des hommes (c'est ce que l'on a pris pour des dieux),… Ils pratiquaient selon des principes de respect devant et face au soleil, le système solaire, la galaxie et l'Univers.
Leurs concepts, ou manières de pratiquer, laissaient croire à des "personnages déifiés". En fait ce n'était que des codes d'échanges, comme nous l'avons vu dans les programmes vivants des Messagers du Temps (6) : "Les échanges électromagnétiques fonctionnent selon un principe informationnel et le système solaire, la galaxie et l'Univers, sont des états de conscience vivant d'échanges d'informations avec nous"

http://lesmessagersdutemps.com/part8.html

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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Jeu 25 Juin 2009, 18:38

Bonsoir,

Il y a plus de 40 ans paraissait "Le matin des magiciens" de Louis Pauwels ouvrage culte s'il en est qui fut très vite épuisé et que l'on peut trouver en chinant au marché aux puces.

Depuis cet ouvrage de nombreux auteurs s'échignent à calculer, à manipuler des textes et des calendriers de toutes sortes et de toutes provenances afin de nous prouver que nous arrivons dans l'ère du Verseau pour celu-là ou le 5è élément pour un autre, voire une ère nouvelle pour les plus récents déchiffreurs de manuscrits.

Le calendrier Maya comme l'interprètent de nombreux archéologues s'arrête à une certaine date (en décembre 2012 semble-t-il) et la plupart des chercheurs reconnaissent qu'ils ne savent pas pourquoi il en est ainsi, ouvrant ainsi la porte aux spéculations les plus folles, hasardeuses.

Personnellement je ne vois pas de mal à se renseigner et à se poser des questions à ce propos tant que cela ne nous met pas sous la coupe d'un grand gourou...

Bonne soirée.
Jean-Pierre
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VANVDA



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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Jeu 25 Juin 2009, 21:07

Bonsoir Jean-Pierre,
je n'ai jamais lu le "Matin", mais j'ai récupéré plusieurs numéros du magazine "Planète", qui était à cette époque l'héritier du "mouvement" créé par Pauwells & Berger (ce dernier fut aussi l'inspirateur direct de Hergé pour son ufologue du "vol 7... et des poussières pour Sydney").

Rien de mal? Non, en effet, ni plus ni moins que n'importe quelle autre croyance. Mais le danger des croyances en général (et a fortiori celles qui concernent la fin imminente du monde), à mon avis, est bien loin de se limiter au risque de dérives manipulatrices d'un gourou. Le danger le plus grand, je crains bien qu'il ne vienne le plus souvent du "croyant" lui-même (quand danger il y a, bien sûr, ce qui n'est quand même pas si courant).

Mais comme je le disais en introduction, ce qui m'intéresse particulièrement au sujet de ce "dossier-2012", ce sont plutôt les différents "niveaux" de croyances qui semblent être sollicités. Ses défenseurs semblent aimer cette croyance, qui n'a pourtant rien d'aimable en elle-même. Et la raison, et là je rejoins Didier entièrement, me parait bien venir du sentiment d'assurance ("rassusrance") que produit la croyance sur celui qui la prêche, plus que du contenu exact de celle-ci, très morbide en l'occurrence.
Et c'est bien ça qui m'interpelle: le but premier de la croyance n'est pas de croire!

Le parallèle avec les TdJ me vient tout naturellement..(comment pourrait-il en être autrement?)
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ASSAD



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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Ven 26 Juin 2009, 00:11

BB a écrit:
On appelle à témoin un calendrier maya (dont je serais bien curieux de savoir ce qu'il dit vraiment, au passage)

Ben il ne dit absolument rien. Ils fonctionnait avec un cycle de je ne sais plus combien d'année et ce calendrier s'arrête en 2012. Faut bien qu'il s'arrête quelque part, ils allaient pas faire un calendrier sans fin non plus, c'est impossible. Et comme ils se sont fatigué de faire 1 calendrier en étant par hasars à la fin du cycle se terminant en 2012, et pas en 1638 car ils avaient encore un peu d'énergie ni en 2454 ( date au hasard), hop voilà c'est la fin du monde.

Comme si les mayas étaient spécialistes pour prévoir la fin du monde ! Ils ont même pas réussis à prévoir leur fin a eux, alors la notre .....
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Sherlock



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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Jeu 09 Juil 2009, 15:53

Moi, j'y crois !

Nous allons tous finir comme ça :

www.2012lefilm.f

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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Lun 20 Juil 2009, 17:24

Une autre idée erronée est que l'Apocalypse est un livre codé décrivant un profil spécifique de l'histoire rédigé d'avance. Des interprètes sans nombre ont tenté de " décoder " le livre comme un manuel de prédictions de la fin du monde.
Ce n'est pas nouveau. Environ au milieu du second siècle, un néophyte enseignait que l'église était entrée dans l'âge final.
Montanus et ses disciples prédisaient que la fin du monde était proche. La nouvelle Jérusalem était sur le point de descendre sur le village voisin de Pepuza, aujourd'hui en Turquie. Montanus et ses disciples pigeaient en grande partie dans le livre de l'Apocalypse afin de supporter de telles idées. L'influence de Montanus se répandit rapidement et largement parmi les chrétiens dans tout le monde romain.
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Mer 26 Déc 2012, 18:04

Malgré le succès rencontré par le calendrier mayas, eh bien non les Mayas n’annonçaient pas la fin des temps pour le 21.12.2012 ... Les calendriers mayas n'ont jamais annoncé l'apocalypse pour le prochain solstice. Les scientifiques le répètent sur tous les tons, mais n'arrivent pas à se faire entendre ... la peur de la fin du monde trouve encore des adeptes, c'est un secteur porteur.

Dans l‘Antiquité, les craintes apocalyptiques restent rarissimes.
« Les Juifs, les Égyptiens, les Romains ou les Grecs ne spéculent pas à propos de la fin des temps. Le seul concept approchant que l'on connaisse à cette époque, c'est la théorie de la succession des empires, que l'on trouve chez les Perses, et aussi les Grecs. Selon cette idée, il y a des âges du monde, durant lesquels un empire chasse l'autre », explique Thomas Römer.


Et encore, le Déluge, la première catastrophe majeure racontée dans la Bible, ressemble davantage à une bonne nouvelle qu'à la mère de toutes les calamités.
« La Genèse raconte que la catastrophe mondiale est intervenue, non pas à la fin des temps, mais aux origines de l'humanité, observe Thomas Römer

Dans la Bible, quand les éléments se calment enfin, Dieu donne l'assurance à Noé que cela ne se reproduira pas et il s'engage avec l'arc-en-ciel de renoncer à faire revenir un nouveau déluge. L’Ancien Testament raconte que la fin des temps a déjà eu lieu, que Yhwh a déjà essayé de détruire le monde, et que, d'une certaine manière, il n'a pas pu le faire ou qu'il a changé d'avis à ce sujet. »

Le fait que le récit chrétien commence avec la Genèse, et se termine par l’Apocalypse « n'est pas sans incidence sur l’intérêt que portent les chrétiens à la fin du monde », estime Thomas Römer. Cette organisation de la Bible, qui va de la création du monde jusqu'à sa disparition, a forcément joué un rôle. « On connaît de très nombreuses sectes chrétiennes qui ont annoncé la date de l'apocalypse. Même si cette attente a été régulièrement déçue, l'espérance persiste et l'on trouve toujours un autre croyant pour penser qu'il y a eu une erreur et recommencer les calculs. »

http://protestantsdanslaville.org/gilles-castelnau-spiritualite/gc447.htm
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Jeu 03 Jan 2013, 12:54

Et quand les uns craignent l'Apocalypse, d'autres n'oublient pas d'en tirer profit. 1988 était l’année choisie comme moment de la fin du monde par Edgar Whisenant (ancien ingénieur de la Nasa, devenu étudiant de la Bible) qui a vendu 5 millions de livres sur ce sujet, " 88 reasons why the rapture will be in 1988 " (88 raisons pour lesquelles l'enlèvement aura lieu en 1988).

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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Mer 09 Jan 2013, 16:10

Le thème de la fin du monde a sans doute toujours existé. Je pense que dès lors que des humains ont eu conscience qu’il existait un monde, dès lors qu’ils ont compris que ce monde n’avait pas toujours été tel qu’ils l’ont connu, et qu'ils ont été confronté àde la mort, ils pouvaient imaginer que le monde ne pouvait pas durer.

Il me semble qu'au fond les personnes qui appartiennent à des mouvements millénaristes et apocalyptiques, ne croient pas réellement en cette échéance que constitue la fin du monde ou de ce monde, mais ils ressentent un certains confort intellectuel à croire qu'une d’une remise à plat de la situation actuelle est possible et qui nous extrairait de l’état d’incertitude.



Citation :
J’ai une métaphore, pour ça : les jeux de construction, ou les châteaux de sable. Enfant, on peut fabriquer un château, le faire grandir, l’améliorer, mais il y a un moment où on se lasse de ce qu’on a bâti, parce qu’on n’arrive plus à imaginer, parce qu’on est paralysé par la forme qu’a pris l’existant. Il faut alors détruire le château. Et c’est la même chose avec le monde, dont l’organisation complexe nous mène à éprouver une « envie de fin du monde »





http://hyperbate.fr/finsdumonde/2012/11/04/psychologie-de-la-fin-du-monde/
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Dim 14 Avr 2013, 20:09

Fin(s) du monde

Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, la fin du monde est une préoccupation redondante des religions et constitue même le but final de certains cultes — et pas uniquement parmi les sectes millénaristes. C’est aussi, depuis l’aube du XIXe siècle, un thème majeur de la science-fiction. Enfin, depuis que la science s’interroge sur le fonctionnement de l’écologie terrestre et découvre le fonctionnement mécanique de l’univers, la possibilité d’une fin à la vie sur terre ne semble pas une idée absurde, du moins à long terme. Pour finir, le vertigineux progrès des sciences (arme atomique) et l’actualité (catastrophe de Fukushima, désastres pétroliers ou chimiques, disparition des abeilles et des huîtres, paniques financières, émeutes, etc.) nous rappelle régulièrement que l’homme peut être la cause de sa propre extinction et que les structures mêmes des sociétés humaines peuvent être fragiles. « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles », écrivait Paul Valéry juste après la première guerre mondiale.

Dans la science-fiction, le thème de la fin du monde s’accompagne de nombreux autres thèmes très riches : peut-on prévoir le désastre ? peut-on l’éviter ? peut-on le fuir ? La fin d’un monde est-elle le début d’un autre ? Comment peut-on reconstruire un monde ? Et si on ne peut pas, quelles réalisations, quels vestiges laisserons-nous derrière nous ?

http://hyperbate.fr/finsdumonde/fins-du-monde/



Ainsi nous aurions toujours vécu sous le régime de la fin du monde, le sachant sans le savoir; son évidence même nous serait devenue invisible; nous l'habiterions, nous la respirerions, nous y serions comme des poissons dans l'eau: sans nous inquiéter outre mesure, pour prolonger la comparaison stéréotypée dans un sens "écologique", que la température de notre environnement s'élève et que sa composition se dégrade: de mémoire vive de poisson, n'en a-t-il pas toujours été ainsi ?

http://oudenologia.over-blog.com/article-pars-finis-mundi-veritatis-113611562.html
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Dim 14 Avr 2013, 20:19

Faut-il craindre ceux qui ont peur de la fin du monde ?


Publié le 1 décembre 2012 par Jean-no

Le numéro « spécial fin du monde » de La Tour de garde — organe d’information et de prosélytisme des Témoins de Jéhovah — n’est pas daté de décembre 2012, comme les numéros que Science et Vie, Ciel et Espace ou encore Historia ont consacré au sujet, mais du 1er janvier 2013. Le message est clair : la fin du monde, pourquoi pas, mais plus tard.

http://hyperbate.fr/finsdumonde/files/2012/12/tour_de_garde_janvier_2012.jpg




Ces vieux professionnels de l’Apocalypse, dont ils ont si régulièrement annoncé la date (1878, 1881, 1914, 1918, 1925, 1975), voient sans doute d’un mauvais œil que leur fonds de commerce soit investi par un public qui leur échappe : ésotéristes, ufologues, new-ageux divers et variés. Ils ne peuvent pourtant pas en refuser le principe puisque celui-ci est au centre de leurs préoccupations.
Le numéro en question ne donne pas de date pour la fin des temps mais utilise quelques citation bibliques pour rassurer ses lecteurs : l’Apocalypse sera un moment tout à fait agréable pour ceux qui auront donné un pourcentage de leur salaire à la richissime Watchtower Society et qui auront diffusé ses publications (à leur frais) et informé les passants que le nom de Dieu est Jéhovah.

Un encart attendrissant et rusé fait le point sur les prédictions erronées, en se comparant aux météorologues qui, certes, peuvent se tromper en lançant de fausses alertes, mais peuvent aussi sauver des vies.

http://hyperbate.fr/finsdumonde/files/2012/12/tjpredictions.png




Je note une déclaration capitale : « (…) l’important n’est pas de savoir quand la fin viendra mais d’être convaincu qu’elle viendra et d’agir en conséquence ».

Croire en la fin du monde et agir en conséquence, c’est ce qu’on fait, en leur temps, les suiveurs de Gherardo Segarelli ou de Fra Dolcino, les Anabaptistes de Münster, et bien d’autres qui, persuadés de l’imminence de l’Apocalypse, ont réussi à se convaincre qu’ils avaient quelque chose à faire, une mission : remettre en cause l’ordre social, sexuel ou économique,

http://hyperbate.fr/finsdumonde/2012/12/01/faut-il-craindre-ceux-qui-ont-peur-de-la-fin-du-monde/
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Lun 15 Avr 2013, 17:25

L’échec de la prédiction sans aucun effet sur certains adeptes




Mais les prédictions apocalyptiques ne sont pas des croyances anxiogènes, elles sont tissées avec un ensemble de croyances, de prescriptions normatives, des manières d’être, de se conduire, de penser et d’agir.

Les adeptes ordonnent donc l’ensemble de leur vie autour de la doctrine proposée et la prédiction apocalyptique n’est qu’un élément parmi un ensemble de croyances. C’est pourquoi une prédiction désavouée ne met pas forcément en cause l’engagement des adeptes, comme l’explique la sociologue Romy Sauvayre qui a étudié cette question dans son travail de recherche, Croire à l’incroyable :

http://www.franceculture.fr/emission-pixel-pourquoi-la-fin-du-monde-fascine-t-elle-autant-2012-12-21



En examinant toutes les étapes des mécanismes de l’adhésion à des croyances invraisemblables et en répertoriant les différentes typologies possibles d’adeptes, l’auteure démontre pourtant que, « loin d’être crédule ou irrationnel », l’adepte est au départ sceptique. Il « accepte ces croyances invraisemblables à la suite d’une délibération au cours de laquelle il les met à l’épreuve. Lorsqu’il dispose de preuves suffisantes, il donne raisonnablement son assentiment et accorde sa confiance. » En évitant à la fois l’écueil du sensationnalisme et celui de la froide description clinique, R. Sauvayre démontre comment l’adepte lui-même, « devenu ancien adepte et abandonnant le cadre cognitif du mouvement, perd également momentanément l’accès aux raisons qui ont guidé ses choix raisonnés, au point de porter sur lui-même le regard irrationaliste de l’observateur extérieur. »

Au terme de cette lecture ponctuée de récits d’une grande humanité, il se pourrait que les mots de ces étrangers, que vous jugiez jusqu’alors « naïfs » ou « idiots », vous tendent un curieux miroir et que vous réalisiez soudain que ce qui est arrivé à l’un de ces adeptes pourrait tout aussi bien, en certaines circonstances, vous arriver, à vous ou à l’un de vos proches.

http://www.scienceshumaines.com/croire-a-l-incroyable_fr_28947.html
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Mer 17 Avr 2013, 15:11

Textes de Narkissos :

" P.S.: J'ai passé ma jeunesse dans une "secte protestante apocalyptique" bien (ou plutôt mal) connue de l'extérieur pour ses annonces de "la fin du monde". A la sortie (quelque temps avant et longtemps après), j'étais devenu pour ainsi dire allergique à ce type de discours "eschatologique". Par "simple" retour de balancier peut-être (mais cette métaphore qui pour beaucoup vaudra explication recouvre une réalité psychologique fort complexe), mon goût théologique se portait désormais vers les versions "intemporelles" (c.-à-d. spatialisées) du christianisme, avec d'autant plus d'intensité qu'elles m'avaient jusque-là manqué: celles que représentent notamment, dans le Nouveau Testament, les textes "johanniques" et "deutéro-pauliniens", avec leur stratégie d'"actualisation" ou de "spiritualisation" du discours eschatologique produit et pris au pied de la lettre dans d'autres composantes du christianisme primitif. Cela dit pour tenter de mettre en perspective ce que je perçois bien à présent comme une sorte de retour à l'eschatologie dès lors que j'aborde un thème politique au sens le plus large. Je crois qu'il y va d'une protestation et d'une clarification, en même temps que d'un témoignage à la part de vérité que je reconnais à mes anciens coreligionnaires et à leurs nombreux semblables, en dépit de tout ce qui m'éloigne d'eux à jamais: non, je n'ai rien à voir avec un "christianisme libéral" qui sanctifie et bénit le "monde" et son "progrès", même sur un mode critique ou dialectique; non, je ne ne suis pas devenu "raisonnable" de cette "raison"-là, quoique j'aie pu en donner quelquefois l'impression -- je sais gré au passage à mes interlocuteurs "évangéliques" ou "libéraux" qui m'ont sans le savoir éclairé sur ce malentendu. Bien au contraire, je n'ai adhéré à l'"intemporel" que dans la mesure où celui-ci m'a semblé plus radicalement et profondément antithétique du "monde" et de son "histoire" qu'une annonce de "fin du monde" (et surtout de "monde nouveau") au sens le plus plat, autrement dit le plus "mondain" et le plus "historique". Mais cela n'allait pas sans une ambiguïté dont il me fallait aussi sortir -- fût-ce à mes dépens. "


Dernière édition par free le Mer 17 Avr 2013, 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Mer 17 Avr 2013, 17:15

Narkissos :

" Je ne suis pas convaincu que le texte que tu cites exprime un "rejet du monde" -- en tout cas, pour ma part, je ne le résumerais pas comme ça. Il faudrait bien sûr s'entendre sur les deux mots: de quel (type de) "monde" (ordre "naturel", social, économique, politique), de quel (type de) "rejet" parle-t-on au juste ?
Quant à la "part de vérité" que je reconnaissais ici à mes anciens coreligionnaires (entre autres), je crois qu'elle se limitait à l'attitude doublement négative à l'égard du "monde" (dont, d'une part, les TdJ annoncent la "fin", et dont, d'autre part, ils refusent dans un certain sens de "faire partie" -- même si ça aboutit de part et d'autre à des positions et à des discours aberrants). Ce que je voyais de "vrai" là-dedans, c'est que ça correspond effectivement à une attitude commune, sous des modalités très différentes, à la quasi-totalité des mouvances constitutives du christianisme primitif: certaines annonçaient aussi très sérieusement une "fin du monde" à plus ou moins brève échéance, et celles qui se détachaient de cette perspective "eschatologique" (comme les communautés productrices et réceptrices des textes johanniques et deutéro-pauliniens, pour autant qu'on puisse en juger par ces textes) n'étaient pas devenues "amies du monde" pour autant, bien au contraire. A mon sens, (le moment de) l'antagonisme était encore plus radical chez elles, l'hostilité au monde était plus profonde que celle qui pouvait se résoudre par une "fin du monde" comprise comme un simple changement de monde (de "ce monde" au "monde à venir"). Or il me semble que cet antagonisme-là, une "secte" l'exprime forcément davantage (non pas mieux: elle peut le faire stupidement, mais elle le fait) qu'une "religion" historique, installée, qui fait corps avec une "société" ou une "civilisation".


Je pense qu'il y a chez les transfuges de sectes (et je parle d'abord de moi) une tendance naturelle (l"'effet de balancier") à prendre d'abord des positions opposées à celles qu'ils viennent de quitter: ce qui peut se traduire en l'occurrence par un optimisme béat sur le "monde" en divers sens (après l'avoir dit aussi "mauvais" et "condamné", il paraît "bon" et "durable", peut-être meilleur et plus durable qu'il n'est), une volonté de normalité et d'adaptation qui peut aboutir à un ultra-conformisme. Toute critique tant soit peu radicale du "monde" rappelle immanquablement l'attitude "sectaire" et est immédiatement réprimée en tant que telle. C'est sans doute inévitable, mais c'est aussi dommage, je crois, de deux points de vue: 1) qu'il y ait en général de l'opposition au "monde", dans "le monde", cela dit peut-être quelque chose d'essentiel -- y compris pour "le monde"; 2) si l'on a pu soi-même adopter ou conserver plus ou moins longtemps une attitude d'opposition au "monde", il y a de fortes chances que cette attitude exprime aussi quelque chose qui nous est essentiel et qui risque fort de nous manquer si nous nous interdisons de l'exprimer. A quoi s'ajouterait peut-être une considération "conjoncturelle": le "monde" auquel nous sommes revenus comme le fils prodigue parce que nous ne croyons plus à sa "fin" à la mode apocalyptique, ni au type "sectaire" d'opposition au monde, pourrait bien n'être ni "viable" ni "bon". Et, ironie du sort, après avoir passé une bonne partie de notre vie à le dire, nous serions les derniers à le voir... "
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Dim 21 Avr 2013, 10:25

Citation :
A quoi s'ajouterait peut-être une considération "conjoncturelle": le "monde" auquel nous sommes revenus comme le fils prodigue parce que nous ne croyons plus à sa "fin" à la mode apocalyptique, ni au type "sectaire" d'opposition au monde, pourrait bien n'être ni "viable" ni "bon". Et, ironie du sort, après avoir passé une bonne partie de notre vie à le dire, nous serions les derniers à le voir... "

La situation du "monde" ni viable, ni bon est-elle responsable de ces désirs d'une part de se tenir éloigné de ce monde, et d'autre part d'attendre sa fin?
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Mar 14 Mai 2013, 11:30

Ce qui me surprend le plus dans cette volonté de déterminer et de définir la date de la fin, c'est que cette attitude provenant de personnes qui affirment vénérer la Bible, se heurte à de nombreuses exhortations bibliques :

" Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité " (Ac 1,7)

" tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir " (lc 12,40)

" Prenez garde de vous laisser abuser, car il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : C'est moi ! et Le temps est tout proche. N'allez pas à leur suite " (Lc 21, Cool

" Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père. " (Mc 13,32)

Ces textes révèlent que toutes spéculations sur la chronologie de la fin est vaine car relevant du mystère de Dieu.

Que cache ces calculs ?

La désir de croire que SON époque correspond à la fin ... la volonté de maitriser le temps et d' accélerer la fin ... la croyance d'être des initiés qui connaissent le calendrier divin et qui sont dans le secret de Dieu ?

D'ailleurs sur quels textes bibliques certains ont-ils établi que Dieu aurait un calendrier que Russell appelait le divin plan des âges ?




Les récits de fins du monde jalonnent l’histoire de l’homme. Ce mythe fait parti intégrante de notre patrimoine culturel et interroge la condition humaine. Croire en une fin de notre monde, n’est-ce pas l’espoir d’un nouvel équilibre, d’un monde régénéré, nécessairement meilleur ... ce qui doit expliquer que la fin soit, une histoire sans fin.
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Ven 31 Mai 2013, 11:50

Une clef pour comprendre ce qu’il y a de plaisant dans l’expérience des fictions de « fin du monde » se trouve peut-être dans un épisode assez marquant des aventures de Tom Sawyer, par Mark Twain.

Tom, Huckleberry Finn et Joe Harper, partis seuls depuis une semaine sur un îlot sur le Mississippi avec le projet de devenir pirates, sont tenus pour morts par toute la communauté de Saint Petersburg. Ils ont assisté de loin à une battue organisée pour les retrouver — d’abord sans comprendre qu’ils étaient ceux que l’on recherchait puis en trouvant plutôt plaisant d’être ainsi considérés comme les héros du jour, et attendant leur heure pour signaler qu’ils sont en vie.

On peut donc dire, d’une certaine manière, qu’il assiste à ce deuil, et cela devient encore plus vrai le lendemain, alors que les trois gamins se rendent à l’église où ont lieu leurs funérailles, qu’ils laissent se dérouler sans signaler leur présence ...

Assister à son enterrement est un privilège dont chacun est théoriquement privé, mais qui n’a pas joué à se l’imaginer, à se consoler de ses frustrations du moment en fantasmant la peine de ceux qui portent le deuil ?

Penser à la fin du monde, c’est aussi se délecter de l’idée d’un deuil du monde, c’est se demander ce que l’on y aime, ce que l’on y regrettera, c’est porter un regard distancié, peut-être nouveau, oublier les petites rancœurs et se concentrer sur ce qui est véritablement important. Enfin quelque chose de ce genre.
Mais avant tout, avoir assisté à la fin du monde, c’est savoir qu’elle n’a pas eu lieu : tout cela n’était qu’un jeu, le moment n’est pas venu. Voilà peut-être d’où naît ce besoin de prophétiser des dates de fin du monde, comme le 21 décembre prochain. Une fois la date passée, on est un survivant, le sursis a été prolongé.





http://hyperbate.fr/finsdumonde/2012/12/16/assister-a-son-propre-enterrement/
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Sam 01 Juin 2013, 11:16

La WT (en réalité F.Franz) s'est-elle inspirée des calcul de l’archevêque irlandais James Ussher (1581-1656) ... même si les dates diffèrent, le mode de calcul semble identique ... il suffit de remplacer 1997 par 1975 ?


L’archevêque irlandais James Ussher (1581-1656), professeur au Collège de la Trinité à Dublin, calcule en 1650 que la création du monde a eu lieu en – 4004, le 23
octobre à midi. L’apocalypse doit donc survenir le 23 octobre 1997 à midi, exactement deux mille ans après la naissance du Christ et six mille ans après la création, puisque par extrapolation avec les six jours de la Genèse, le monde doit durer six mille ans. Le septième jour de repos du créateur correspond au Millénium qui apportera mille ans de félicité avant le Jugement dernier. En savant rigoureux, Ussher repère l‘âge des personnages bibliques et les additionne : Adam 930 ans…
Noé 950 ans, etc. Mais en homme de son temps, il travaille en fonction d’une confiance absolue dans la véracité au premier degré des récits bibliques.

http://www.didactique-histoire.net/IMG/pdf/Periodologie.Ussher.pdf
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Lun 19 Aoû 2013, 11:45

Je pense qu'aujourd'hui les TdJ comme les chrétiens du 1er siècle vivent un nouveau cycle. Le christianisme primitif s'est développé dans une atmosphère de fin du monde, dans l'attente imminente d'un monde nouveau. Dès la seconde génération de chrétien, cette attente s'est considérablement atténuée et a pris un caractère "théorique", elle n'a plus eu l'influence sur la vie des chrétiens qu'elle avait eu autrefois. Jusqu'en 1975, en passant par 1914 et 1925, les TdJ ont vécu dans une véritable attente de la fin, au point de modeler leur vie te leurs choix de vie en fonction de cette attente. Aujourd'hui il me semble que pour les TdJ, la notion de "fin du système de chose" s'est théorisée et conceptualisée. Il y a une volonté de vivre dans le monde, de s'intégrer et d'être accepté.

Les TdJ ne croient plus (inconsciemment) à cette fin imminente mais ils aiment développer le concept de la "fin". De nombreux TdJ reconnaissent et accréditent l'idée qu'ils verront pas peut-être de leur vivant la fin de ce système de chose ... cette vision de la fin était impensable auparavant, le TdJ devait vivre comme si, la fin était pour demain. La fin n'est plus une réalité mais une croyance.

L'idée qui semble prédominer chez les TdJ est la suivante : " Mais ce jour ou cette heure, nul ne les connaît, ni les anges du ciel, ni le Fils, personne sinon le Père." (Mc 13,32) ... il y a comme un recul de perspective et de  rendre la fin, un peu plus indéterminée.
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Lun 19 Aoû 2013, 19:23

La Tour de Garde d'étude datée du 15 novembre 2013 contient un article qui sera examiné  dans la semaine du 6 au 12 janvier 2014. Son titre: Comment rester patiemment dans l'attente?
A la page 12 paragraphe 9 nous lisons:
Citation :
" Dans un avenir proche, les nations diront : " Paix et Sécurité!" Afin que cette déclaration ne nous surprenne pas, nous devons "demeurer éveillés et rester dans notre bon  sens....."
puis au paragraphe 14 page 13:
Citation :
"A la suite de la proclamation "Paix et sécurité!", les éléments politiques du système de Satan s'en prendront subitement à la fausse religion et l'extermineront...."
L'article suivant se réfère à diverses prophéties pour renforcer l'idée que les Témoins doivent faire confiance aux anciens qui conduisent les congrégations. L'article précise à l'intention de ces derniers ce qui suit, page 20 paragraphe 17:
Citation :
"Anciens, vous pouvez tirer des conclusions utiles du récit qui vient d'être analysé: ...3) A ce moment-là, les directives vitales que vous recevrez de l'organisation de Jéhovah ne vous paraîtront peut-être pas judicieuses du point de vue humain. Mais nous devons tous être disposés à obéir à toute instruction que nous recevrons, qu'elle semble ou non rationnelle du point de vue stratégique ou humain.
Un troisième article encourage les lecteurs dans le sens suivant : Obéis aux bergers de Jéhovah,
alors que le 5e article déclare aux anciens : Bergers, imitez les Grands Bergers.

Le ou les rédacteur(s) de ces articles ne semble(nt) pas douter un instant que la situation mondiale évolue dans la direction évoquée par le cri Paix et Sécurité. De plus il(s) ne leur échappe(nt) pas que l'année 2014 marquera le 100e anniversaire de l'entrée dans une période particulière selon les observations des responsables des Témoins de Jéhovah.
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Jeu 22 Aoû 2013, 22:35

Citation :
La Tour de Garde d'étude datée du 15 novembre 2013 contient un article qui sera examiné  dans la semaine du 6 au 12 janvier 2014. Son titre: Comment rester patiemment dans l'attente? 
A la page 12 paragraphe 9 nous lisons:

Citation:
" Dans un avenir proche, les nations diront : " Paix et Sécurité!" Afin que cette déclaration ne nous surprenne pas, nous devons "demeurer éveillés et rester dans notre bon  sens....." 
puis au paragraphe 14 page 13:


Citation:
"A la suite de la proclamation "Paix et sécurité!", les éléments politiques du système de Satan s'en prendront subitement à la fausse religion et l'extermineront...."
Pourtant nous sommes loin des spéculations de la WT quand en 1985, les Nations unies, avait déclaré 1986 comme "l'Année Internationale de la Paix". Le  Réveillez-vous du 8 décembre 1989 affirmait : " Nous ne pouvons pas le dire. Néanmoins, il est évident qu'aujourd'hui, en décembre 1989,  ' la paix et la sécurité ' sont plus proches de se réaliser qu'auparavant." ... Les TdJ ont la mémoire courte.





Citation :
L'article suivant se réfère à diverses prophéties pour renforcer l'idée que les Témoins doivent faire confiance aux anciens qui conduisent les congrégations. L'article précise à l'intention de ces derniers ce qui suit, page 20 paragraphe 17:


Citation:
"Anciens, vous pouvez tirer des conclusions utiles du récit qui vient d'être analysé: ...3) A ce moment-là, les directives vitales que vous recevrez de l'organisation de Jéhovah ne vous paraîtront peut-être pas judicieuses du point de vue humain. Mais nous devons tous être disposés à obéir à toute instruction que nous recevrons, qu'elle semble ou non rationnelle du point de vue stratégique ou humain.
Effrayant !!!


Dernière édition par free le Sam 24 Aoû 2013, 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Sam 24 Aoû 2013, 10:56

En 1975, déjà, certains Témoins montaient en épingle les accords d'Helsinki signé au août 1975 et les mettaient en parallèle avec le cri "Paix et sécurité".

C'était bien sûr une période particulièrement remarquable pour les Témoins puisque selon le calcul exposé dans le livre: La vie éternelle dans la liberté des fils de Dieu publié en anglais en 1966 et en français en 1969.
pages 31 à 35 il était exposé
un tableau de dates importantes depuis la création de l'homme jusqu'à l'an du monde 7000

l'avant dernière ligne de la page 35 indiquait:
1975 6000 fin du 6e jour de mille ans de l'existence humaine (début de l'automne)

dernière ligne
2975 7000 fin du 7e jour de mille ans de l'existence humaine (début de l'automne)

ces 2 lignes sont écrites en gras dans le livre.

On peut dès lors ne pas s'étonner que les accords d'Helsinki aient suscités tant d'espoir parmi les Témoins de Jéhovah.


Dernière édition par le chapelier toqué le Mar 27 Aoû 2013, 10:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La faim de la fin.   Sam 24 Aoû 2013, 17:03

TOUTES LES FINS DU MONDE AUXQUELLES ON A DÉJÀ RÉCHAPPÉ
Il y en a déjà eu 182, mais on vous a sélectionné les meilleures.

http://www.slate.fr/monde/66269/fins-monde-rechappe



«Ce qui est en jeu dans ces fins des mondes, c'est notre responsabilité face aux dieux ou à la nature et le châtiment subi pour avoir défié un ordre qui nous dépasse», souligne Jean-Noël Lafargue, auteur des «Fins du monde, de l'Antiquité à nos jours»(François Bourin). 
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