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 Le christianisme et la politique.

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Narkissos



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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Ven 23 Avr 2010, 11:56

"Enlever" (kingnapping?) est sans doute un peu décalé, mais l'idée de base ("s'emparer", de force) me semble juste (cf. les autres emplois du même verbe en 10,12.28s).

Sur le sens général de cette mise en scène (le Christ insaisissable), je te renvoie au post de BB (13 avril): http://etrechretien.discutforum.com/religion-f1/ce-que-je-retiens-de-jean-t303.htm#5367 - il faudrait ici relire tout le chapitre (au moins) pour en percevoir l'humour: tout le monde court après Jésus, le cherche, mais nul ne tient en sa présence que les élus; seuls viennent réellement à lui ceux qui sont "du Père" et que le Père lui a donnés, et ceux-là, personne ne les lui "enlève". En élargissant la perspective à l'ensemble de l'oeuvre, il y a bien sûr ici écho anticipé du récit de la Passion où Jésus, son heure venue, se laissera saisir et "faire roi", ironiquement et paradoxalement encore (18,33ss; 19,3.12ss.19ss; cf. 1,49; 12,13.15).
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Ven 23 Avr 2010, 16:28

Paul indique que au sein de la communauté chrétienne les degrés et différences qui partageaient la société disparaissent au profit d'une certaine égalité. "Il n’y a ni juif ni grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus" (Ga 3, 28 - 1 Co 12, 13 - Col 3, 11).

L’épître à Philémon pose la question de l’esclavage que l'on peut considerer comme de nature politique.

Pour reprendre un vocabulaire moderne, Paul manifeste une attitude conservatrice.
Dans la lettre à Philémon, Paul ne fait pas campagne contre l’esclavage.
Au contraire, pourrait-on dire que Paul et le NT il considèrent l’esclavage comme normal (Col 3,22-25 ; Ep 6,5-8 ; Tit 2,9-10 ; 1 P 2,18-22.)
Logiquement,le christianisme n’a provoqué ni les révoltes d’esclaves, ni l’augmentation de leurs fuites.
Le christianisme favorise l’ordre établi, l’ordre social et la stabilité de la société antique.
L’esclavage reste un fait qui n’est pas discuté comme tel mais le NT veut supprimer les abus.
Paul ne semble pas exiger d'Onesime plus que ce qu 'exprime Philémon v 16 "non plus comme un esclave, mais bien mieux qu’un esclave, comme un frère très cher"
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mar 08 Nov 2011, 13:17

Pachalou,

Heureux de te lire à nouveau et merci pour ta participation.

Je t'encourage avant d'ouvrir un nouveau fil, de rechercher avant si le sujet n'a pas été déjà abordé.

Concernant la question que tu soulèves, j'ai jugé judicieux de l'inserer dans ce fil de discussion.

Pachalou :
Citation :
Les TJ enseignent que "voter" c'est prendre part à la gestion d'un système politique qui appartient à Satan.
Ils s'appuient sur le texte de Matthieu 4:8 où le Diable déclare vouloir offrir à Jésus "tous les royaumes du
monde et leur splendeur" ! Partagez-vous ce point de vue ?

Je t'encourage à lire attentivement les differents échanges ci-dessus.
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mar 08 Nov 2011, 13:33

Au cours des 30 dernières années, la Société Watchtower a dit de nombreuses fois que le fait de voter était une offense faite à Dieu.

La Tour de Garde du 1er novembre 1999 p28-29 ( absent de l’édition française de La Tour de Garde, alors qu’il figure dans d’autres éditions francophones, comme celle du Québec) et des lettres recentes envoyées aux congrégation française, indiquent qu’il revient à chaque Témoin de Jéhovah de prendre personnellement sa décision.

Quelle malchance pour les Témoins de Jéhovah camerounais qui ont été battus, affamés, arrêtés, emprisonnés, torturés et astreints à de durs travaux à cause de leur refus de participer à des élections politiques. L’article de la TG du 1er décembre 1970, dit que “ les témoins s’abstiennent de participer à la politique dans tous les pays du monde ” à cause de leur “ conscience éduquée par la Bible ” et de leur “ position fondée sur la Bible ”(pp. 732, 734, 735).

http://www.freeminds.org/old_foreign/nouvelle.htm
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mar 08 Nov 2011, 14:05

Citation :
Ils s'appuient sur le texte de Matthieu 4:8 où le Diable déclare vouloir offrir à Jésus "tous les royaumes du
monde et leur splendeur" ! Partagez-vous ce point de vue ?

Luc 4,6 propose cette version de la tentation : "et lui dit : " Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été livrée, et je la donne à qui je veux."

Satan dit que tous ces royaumes "lui ont été confiés" "elle m'a été livrée", j'y vois une lecture positive, Dieu aurait installé Satan comme son vas­sal sur ce monde, ce qui explique la réflexion suivante : "je la donne à qui je veux".


Dieu aurait confié la gestion de la terre à Satan.


Je ne pense pas que le but des récits des tentations du Jésus (Mt 4 et Luc 4) consiste à donner une leçon sur le dégré d'implication des chrétiens sur la vie politique de leur époque.


Dernière édition par free le Mar 08 Nov 2011, 15:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mar 08 Nov 2011, 15:06

Je ne me souviens pas vraiment que la WT ait usé précisément de CE verset, mais si elle le fait, c'est complètement idiot: l'enjeu du verset n'est ABSOLUMENT pas le pouvoir politique, mais bien l’idolâtrie et l'adoration d'un autre que Dieu. C'est ÇA l'enjeu de la "tentation"!

D'ailleurs, c’est bien sur CE thème que Jésus répond, sans jamais évoquer si le fait de s'occuper ou non de politique est bon ou mauvais en lui-même.

Le problème ne vient PAS DU TOUT de la récompense qui serait forcément "mauvaise" en elle-même, mais bien de ce que Satan exige de Jésus comme prix pour le lui donner.

Si je veux pousser le raisonnement stupide dans ses derniers retranchements, le fait que Satan demande un "acte d'adoration" c'est bien le signe que le seul fait d'avoir une responsabilité politique n'est pas mauvaise en elle-même, puisque sinon, il n'aurait absolument pas besoin de cet acte de d'adoration pour atteindre son but: corrompre le Christ! Si il suffisait que Jésus accepte de prendre part à la politique pour qu'il pêche, Satan est idiot de lui demander quelque chose de plus...

Autre chose: Satan lui propose aussi de faire un miracle pour avoir du pain. C'est donc MAL de consommer du pain? Pourtant, le même évangile raconte, un peu plus loin, que le même Jésus produit miraculeusement du pain en grande quantité...

Dans chacune des "tentations", le problème ne vient pas de la NATURE de ce que Satan demande, ce n'est PAS la chose en elle-même, qui est mauvaise, mais bien le chemin par lequel Satan veut amener le Christ à faire cette chose.

Ceci dit, comme je le disais, je ne crois pas me souvenir que ce verset soit l'argument principal de la WT pour avoir interdit le vote...
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mar 08 Nov 2011, 16:00

Rappel d'un post de Spermologos :

Citation :
Non seulement il a grandi à l'ombre de l'empire romain et d'abord loin des centres géographiques et surtout sociaux de pouvoir qui seuls pouvaient être le théâtre d'activités proprement "politiques"; il n'avait pas, au départ, à assumer la charge d'un "peuple" dans son intégralité, ni sous la forme d'une diaspora ethnique ni même à l'échelle d'une ville. Ne formant lui-même qu'une communauté d'élection et une sous-culture, disposant d'un dehors à la charge de l'ordre impérial et de ses délégations, il lui suffisait d'assurer sa discipline interne et d'ignorer ce qui se passait à l'extérieur.

Il n'a donc pas grand-chose en commun, dans un premier temps, ni avec la relecture "théocratique" de l'histoire des royaumes d'Israël et de Juda, ni avec la "collaboration" et le communautarisme caractéristiques des romans de diaspora qui célèbrent l'ascension au pouvoir d'un juif dans un empire païen (Joseph, Esther, Daniel).

La "politique des premiers chrétiens" se borne à des attitudes différentes à l'égard de l'ordre impérial lui-même, qui colorent l'apolitisme affiché tantôt de collaboration plus ou moins obséquieuse (Luc-Actes, Romains), tantôt d'hostilité virulente (Apocalypse). Même l'épisode synoptique du denier de César peut se lire différemment en fonction de l'attitude générale de l'oeuvre: du rejet méprisant du monde comme ordre radicalement illégitime à la reconnaissance d'un partage de compétences légitimes, par exemple.
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mer 09 Nov 2011, 00:26

Voici une citation trouvée dans une Tour de Garde récente:

*** w03 1/6 p. 12 “ N’ayez pas peur et ne soyez pas terrifiés ” ***
“ N’ayez pas peur et ne soyez pas terrifiés ”

6 Les Témoins de Jéhovah sont connus pour leur neutralité politique. La plupart des gens acceptent leur position en temps de paix, mais deviennent moins tolérants dans des circonstances exceptionnelles. Souvent, la peur et l’incertitude qu’engendre la guerre suscitent des sentiments nationalistes puissants. Certains peuvent alors avoir du mal à comprendre qu’on ne soutienne pas les mouvements populaires. En tout état de cause, les vrais chrétiens savent, pour leur part, qu’ils doivent obéir à l’ordre de Jésus de ‘ ne pas faire partie du monde ’. (Jean 15:19 ; 17:14-16 ; 18:36 ; Jacques 4:4.) Cela implique qu’ils restent neutres par rapport aux questions politiques ou sociales. Jésus lui-même a donné l’exemple. Doté qu’il était d’une sagesse parfaite et de facultés inégalées, il aurait pu améliorer sensiblement les conditions de vie à son époque. Pourtant, il a refusé de s’engager politiquement. Au début de son ministère, il a rejeté avec fermeté la proposition de Satan de diriger tous les royaumes du monde. Par la suite, il s’est résolument esquivé quand on a voulu lui confier une charge politique. — Matthieu 4:8-10 ; Jean 6:14, 15.

Unique citation dans une Tour de Garde de ces 10 dernières années. Il n'y en a pas en 2010.
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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mer 09 Nov 2011, 13:22

Le premier point à mettre en evidence c'est que l'on ne trouve pas de doctrine spécifique dans le NT sur l'engagement politique où sur l'acte politique.

Les célèbres paroles de Jésus : " Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est Dieu. ", peuvent même indiquer que les chrétiens peuvent et doivent être des citoyens actifs ( "Rendez donc à César ce qui est à César"), d'ailleurs payer ses impots n'est ce pas un acte politique.

Une parenthèse, au cas où un certain impôt semble injuste ou une partie de celui-ci est utilisée pour financer quelque chose avec lequel les TdJ sont en désaccord (tel que l'avortement gratuit ou l'achat d'équipement militaire), ils doivent malgré tout payer intégralement leurs impôts .. c'est les gouvernements qui portent la responsabilité de l'utilisation des impôts. Un tel raisonnement même s'il est coherent, pourrait être étendu au vote ... il me semble.

Être un croyant et un citoyen n'est pas incompatible.

Ensuite il faut sortir de la vision simpliste de la WT qui qualifie l'activité politique de diabolique, la politique c'est l’administration de la cité et elle concerne tout le monde.

Il n' a donc pas de règle dans le NT, peut-être y trouvons nous, au moins deux pôles :

1) soumission > Rm 13 "Que chacun se soumette aux autorités en charge" , 1 Pierre 2 "Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute institution humaine : soit au roi, comme souverain .... honorez le roi."

2) résistance > Actes 5 "" Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes."

Je note que l'épitre de Pierre relie la crainte de Dieu et le fait d'honorer le roi (2,17 "Honorez tout le monde, aimez vos frères, craignez Dieu, honorez le roi.")
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Narkissos



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MessageSujet: Re: Le christianisme et la politique.   Mer 02 Sep 2015, 17:13

(Avec bientôt quatre ans de retard, mais c'est maintenant que je découvre la fin de ce fil)

En ce qui concerne Actes 5, il ne faudrait surtout pas perdre de vue qu'il s'agit d'"autorités" religieuses, juives de surcroît (le sanhédrin), et non (ou très peu) "politiques". Prôner, même hypothétiquement, la désobéissance aux autorités civiles (= romaines ou dépendantes de Rome) aurait été contraire à toute la stratégie apologétique et ostensiblement pro-romaine du livre. Sans doute la formule en soi ("obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes") est-elle assez générale pour justifier en principe n'importe quel type d'insoumission, mais ce potentiel "explosif" est, en fait, désamorcé par le contexte: le "principe" est invoqué dans le cadre d'un conflit exclusivement "religieux"; l'utilisation qu'en fait la Watch le déplace à un conflit entre "religion" et "politique".

En dépit de son évidence contextuelle, il me semble que cette objection exégétique élémentaire est relativement peu opposée à la Watchtower, et je me demande si ça ne tient pas au fait qu'au cours du XXe siècle la "désobéissance civile" a acquis ses titres de vertu: on est si heureusement surpris (ou déçu en bien) de la voir recommandée dans "la Bible" qu'on en oublierait presque de se demander si c'est vraiment ça que ça veut dire...

Si on cherche dans le NT un exemple positif (ce qui exclut les "séditieux" présentés plutôt négativement, comme Barabbas, Judas le Galiléen, Theudas, l'Egyptien et les "sicaires" du désert) de résistance concrète (sans compter donc la contestation "livresque" et plus ou moins codée de l'Apocalypse de Jean) à l'autorité politique, on ne trouve guère que Jean le Baptiste -- qui n'apparaît pas comme "chrétien", et dont l'opposition à Hérode est limitée à une affaire "privée" (mariage) et non strictement "politique" -- ce n'est pas le cas chez Josèphe, mais celui-ci ne mentionne aucune opposition de la part de Jean, attribuant l'exécution de ce dernier au seul fait qu'Hérode craignait sa popularité (en outre il date l'événement du milieu des années 30, soit bien après la période habituellement assignée à Jésus). Et bien que la crucifixion suggère fortement la "sédition" politico-militaire, les quatre évangiles, par différents moyens, font tout ce qu'il faut pour disculper Jésus d'une telle charge.
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