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 Les amours de Dieu

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Narkissos



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MessageSujet: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 12:21

Je bifurque de http://etrechretien.discutforum.com/t342p90-pour-vous-qu-est-ce-qu-etre-chretien#9244 en me disant qu'il serait peut-être bien de regrouper nos réflexions (fréquentes, mais jusqu'ici éparses) sur le traitement spécifique de l'"amour" dans les textes bibliques. Des multiples "commandements d'amour" (aimer Yahvé, puis "Dieu" de tout son coeur etc., son prochain comme soi-même, ses ennemis, s'aimer les uns les autres -- toutes choses "semblables", comme disent les évangiles, par l'emploi du même verbe à l'impératif présent ou à l'indicatif futur, mais différentes aussi, très différentes, par leur complément d'objet direct) à l'affirmation que Dieu aime (un ou des "élus", un roi ou un peuple, tous les hommes ou le kosmos), et à l'extrême pointe s'identifie à "l'amour", absolu, sans complément (1 Jean).

J'emploie à dessein le mot "traitement" pour ne pas écarter le soupçon de "mauvais traitements", "maltraitance" ou "abus" dans le charabia contemporain, infligés au mot et à "l'idée" qu'il représente.

Sans entrer dans le sujet (biblique) lui-même, je me contente pour le moment de marquer deux repères, l'un en amont et l'autre en aval.

Peu avant les développements de la Torah, il y a l'usage bien connu des traités de vassalité assyriens, au revers d'une "cruauté" non moins célèbre, p. ex. au VIIe s. av. J.-C.: "Tu aimeras Assurbanipal, le grand prince héritier, fils d’Assarhaddon, roi d’Assyrie, comme toi-même." Commandement d'"amour", donc, qui fait partie intégrante d'un rapport de force sanctionné par contrat, où la parole du vassal est "prise en otage". Celui-ci souscrit d'avance à toutes les malédictions qui vont lui tomber dessus en cas de manquement à l'engagement d'"amour". Bien sûr cela "signifie" soumission et loyauté politique. Mais il n'est pas indifférent que le suzerain exploite à cette fin un vocabulaire affectif.

Longtemps après "la Bible", ce que je lis (y compris dans le fil dont je pars), c'est qu'inévitablement "l'amour" commandé, l'amour que tous "devraient" avoir et montrer mais que certains se seraient plus particulièrement "engagés" à avoir et à montrer (en se disant "chrétiens", par exemple), devient critère de jugement (ils devraient aimer) et que le devoir d'aimer se renverse en droit d'être aimé (ils devraient m'aimer). (Comme chantait Boby Lapointe: "Dis, à m'aimer, consens, va!")

P.S.: Oups, je vois maintenant le fil d'Anagnoste... mais ça peut être complémentaire.
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 12:47

Cher spermologos,

nous avons eu toi et moi deux idées voisines et synchrones de bifurcation du fil "pour VOUS qu'est-ce qu'être chrétien ?" ! Cela serait peut-être "pour vous qu'est-ce qu'aimer", ou encore "pour la Bible, qu'est-ce qu'aimer ?".

Ton message inaugural m'inspire.

Il y a d'abord le fameux "toutes choses "semblables"". Pour moi, les trois personnes divines, faute d'expérience, sont un peu des personnes humaines. "Qui me voit voit le Père". Que j'aimerais voir le visage du Christ ! Je crois le voir dans l'admirable chapiteau roman de Saint-Nectaire ( regard du Christ vers Zachée), dans le Christ en gloire de Berzé la Ville (Bourgogne), dans le Christ à cheval de la crypte d'Auxerre. Je l'avoue humblement. Je ne suis pas un "mystique" patenté comme Thérèse d'Avila ou Jean de La Croix. Cependant, ce qui me parle à la conscience est bien particulier. Je dis là de façon abrupte et peut-être indiscrète une chose très importante pour moi. Patoune parlerait peut-être d'autosuggestion. Et à propos de l'autosuggestion et de l'inspiration, il me semble que je lui avais répondu quelque chose comme "l'un n'empêche pas l'autre", les deux mots sont peut-être compatibles.

Il y a ensuite le "commandement de l'amour" que tu évoques. Il me semble que la sagesse populaire dit "l'amour, ça ne se commande pas".

Puis, la demande affective telle qu'on la lit dans le poème de Boby Lapointe : étant moi-même affligé d'une mère maniant comme personne le chantage affectif, je suis bien placé pour en parler : le chantage affectif n'amène que le contraire de l'affection.

A bientôt.
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free



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 13:21

Citation :
Il y a ensuite le "commandement de l'amour" que tu évoques. Il me semble que la sagesse populaire dit "l'amour, ça ne se commande pas".

Puis, la demande affective telle qu'on la lit dans le poème de Boby Lapointe : étant moi-même affligé d'une mère maniant comme personne le chantage affectif, je suis bien placé pour en parler : le chantage affectif n'amène que le contraire de l'affection.

Cette amour commandé, obligatoire ("vous devez vous aime") est irréaliste...on ne peut aimer tout le monde, apprécier toutes les personnes qui nous entourent au nom d'un principe. Un des souvenirs de mon ex-vie de TdJ, correspond à cette obligation d'aimer, d'aimer des "frères" avec qui nous n'avions aucun point commun, aucune attirance, voir une certaine répulsion.

Les raisons que fournit le NT pour imposer cette obligation d'aimer sont bizarres, extérieures à l'homme, ...."Nous, nous aimons, parce que lui, le premier nous a aimés" (1 Jn 4, 11).
En quoi le fait que Dieu nous ai aimé en premier devrait nous contraindre d'aimer nos "frères" ou notre prochain....je ne vois pas trop le rapport.
Ce sentiment qu'est l'amour est le résultat d'une alchimie mytérieuse....et non codifié ou obligatoire.

L'amour est-il un apprentissage ?
On ne commande pas l’amour ni l’amitié, C’est bien connu; on l’expérimente depuis le jeune âge. Un amour commandé ou contraint n’est qu’un simulacre de l’amour.
La personne qui se verrait forcée d’aimer ne devient-il par le fait même une victime de l’amour ?
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VANVDA



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 13:50

"Dieu a dit : "tu aimeras ton prochain comme toi-même", c'est vrai.
Mais Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie, et puis je préfère moi-même, c'est pas de ma faute."
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 13:52

Cher free, chers tous,

ton message m'évoque d'abord "l'amour que l'on se porte à soi-même".

C'est comme ça que je comprends aujourd'hui ta citation de la première lettre de Jean :

"Nous, nous aimons, parce que lui, le premier nous a aimés" (1 Jn 4, 11).

Si moi, au moment où je me hais, j'apprends dans la prière que Dieu m'aime, et m'aime plus que moi je m'aime, alors peut-être je pourrai m'aimer.

C'est la condition pour aimer le prochain comme soi-même. Une immense indulgence m'envahira. Une immense acceptation de la réalité.

Dans son livre "Les forces de la vie", Martin Gray, qui a une vision agnostique, propose, dans le chapitre 2 "Vous n'êtes plus seul", la méditation suivante :

" Vous allez méditer une fois encore. Sur vous-même, sur votre vie.
Choisissez un instant, une pièce où vous serez seul.
Fermez les yeux. Laissez la confiance monter en vous-même. Rassurez cet ami - vous-même - que vous avez mutilé et étouffé. Et, en vous-même, laissez s'élever le récit de votre vie, courte ou déjà longue, peu importe.
Ce récit va, vous verrez, s'organiser autour de quelques épisodes principaux. Ceux qui vous ont fait ce que vous êtes. Méditez sur chacun d'eux.
Apprenez, grâce à ce récit, à vous connaître. Mesurez le mal que vous vous êtes fait à vous-même. Inutilement. Pourquoi ? Regardez ces routes que vous vouliez prendre et auxquelles vous avez renoncé pour d'autres qui ne vous satisfont pas. Pourquoi le courage vous a-t-il manqué ?
C'est vous qui devez, avec mon aide, répondre. En cherchant en vous. En faisant de vous-même un allié. Et c'est alors que vous ne serez plus seul.


Souvenez-vous
Ecoutez le récit de votre vie
Fermez ce livre
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Narkissos



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 15:05

Que "l'amour de soi-même" (l'évidence triviale sur quoi se fondait, au départ, le comparatif "comme toi-même") finisse par devenir à son tour un problème; mieux, l'objet d'un "impératif" et/ou d'un "apprentissage" intermédiaire (apprends à t'aimer toi-même pour pouvoir aimer les autres comme toi-même), je peux pas m'empêcher de penser que ça aurait beaucoup amusé Assurbanipal...
Encore maintenant, je me demande si la contemplation d'un bas-relief assyrien avec ses empalés et ses écorchés vifs ne nous ramènerait pas plus vite à la simplicité de "l'amour de soi" que certaines psychothérapies... après tout c'était aussi une forme de psychologie appliquée, qui sauvait des vies par dissuasion.
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free



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 17:04

Je me suis longtemps interrogé sur ce qu'est l'amour.
Quelqu'un peut-il définir l'amour ?
Donner de l'amour n'est ce pas en réclamé au moins dans la même proportion, n'est ce pas "condamné" l'autre à nous aimer en fonction de nos critères et de nos attentes.
Certains définissent l'amour par rapport à la règle d'or.
"Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous,faites-le vous-mêmes pour eux : voilà la Loi et les Prophètes" (Matthieu 7,12 ; Luc 6,31)

Ce que nous aimerions nous faire à nous-même ne correspond pas forcement à ce que les autres souhaiteraient qu'on leur fasse.
De plus, peut-on aimer autrui comme un autre soi-même ?
A partir du moment où on aime autrui ne l'aime-ton pas précisément en tant qu'autre et non en tant que semblable ?

"Aimer un étranger comme soi-même implique comme contrepartie: s'aimer soi-même comme un étranger. "
La Pesanteur et la Grace (1947) Simone Weil
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Patoune



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 20:53

Je ne t'aime pas parce que je te ressemble dans ce que j'ai de plus bas.

Bonne soirée à tous.
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VANVDA



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 22:02

Bonsoir Patoune,

la même phrase ne fonctionnerait-elle pas tout autant en commençant par "Je t'aime"?
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Patoune



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Jeu 07 Avr 2011, 23:17

BB, j'ai préféré mettre cette phrase parce qu'on se recentre sur soi-même d'abord en cas de ressenti négatif envers l'autre pour ne point le haïr.
Exercice très difficile à faire au demeurant ...
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Narkissos



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 01:24

Les mystères les plus profonds ont quelquefois une généalogie et une postérité inattendues: voilà un peu ce que, pour ma part, je voulais mettre en évidence au début de ce fil; j'ajoute que ça n'enlève rien, ni à leur mystère, ni à leur profondeur; tout au plus, ça les met (un peu) en perspective.
Le fait est que sur ce point l'héritage (assyro-)judéo-chrétien, avec ses dérives sémantiques successives, aboutit pour nous, peut-être à une survalorisation, certainement à une surdétermination de l'amour. L'amour est un devoir et bien plus qu'un devoir, l'amour est un absolu, l'amour est quelque chose à côté de quoi il ne faut surtout pas passer, l'amour est un précepte et un principe de justification universel. S'il y a une croyance que la culture post-chrétienne de l'Occident n'a pas remise en question, c'est bien celle-là. Au contraire, elle lui a donné plus d'ampleur en la détachant de ses déterminations religieuses et en la réinscrivant dans le monde "profane".
Ce qui est assez particulier à cette "méta-tradition", ce n'est pas que l'amour y ait été divinisé, c'est qu'il ait été monodivinisé. L'amour n'est plus dans notre histoire une "divinité" parmi d'autres, comme Astarté, Eros ou Aphrodite, Cupidon ou Vénus, mais "Dieu"; il n'est pas seulement sacré, il est le sacré par excellence, le seul sacré.
Cela nous a-t-il rendu plus aimants? Pas sûr. Peut-être. Mais plus hypocrites et plus superstitieux aussi dès lors que "l'amour" est en jeu. Il nous est extraordinairement difficile d'avouer -- et avant tout de nous avouer -- une haine, une rancoeur, une aversion, un mépris, un dégoût; et peut-être plus encore une indifférence, une insensibilité. Paraître "froid" et "sans coeur", c'est l'opprobre absolu -- la preuve de culpabilité pour l'étranger de Camus, condamné en dernière instance parce qu'il n'a pas pleuré à la mort de sa mère. Et si ce sont des croyants (comme Dostoïevski et Teilhard évoqués sur le fil d'Anagnoste) qui confessent le plus volontiers la difficulté d'"aimer", ils y sont peut-être aidés par la différence qui subsiste pour eux entre "amour de Dieu" et "amour du prochain", différence qui relativise encore un peu l'un et l'autre.

Et pourtant, si on rentre dans les textes bibliques, les choses sont moins simples et moins absolues; Yahvé aime et hait -- des choses et des gens; l'appel du Deutéronome à l'aimer de tout son coeur et de toute son âme a pour contrepartie des consignes d'intransigeance impitoyables (ton oeil ne devra pas s'apitoyer); celui du Lévitique à aimer son prochain comme soi-même s'accompagne dans le contexte immédiat d'une nécessité de réprimande, et dans le contexte plus large de nombreux châtiments inexorables pour les fautes rituelles; celui des évangiles synoptiques à l'amour des ennemis s'oppose au privilège de l'amitié, des liens familiaux ou d'autres fraternités déterminées; au contraire, l'amour mutuel des enfants de Dieu chez Jean, même identifié à l'amour qu'EST "Dieu" dans les épîtres, a pour corollaire la haine du monde et le rejet des antichrists... Bref, nulle part ne s'effectue tout à fait dans les textes cette universalisation de l'amour que pourtant nous en avons retenue.


Dernière édition par spermologos le Ven 08 Avr 2011, 10:10, édité 1 fois
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 09:27

Cher spermologos, chers tous,

au lever, café pas encore bu, je "réagis" sur une partie du message de spermologos.

Dans les psaumes on peut lire des choses comme "je les hais d'une haine parfaite" (c'est le psalmiste qui dis "je"). Dans le psautier oecuménique liturgique, on a mis entre crochets certains passages de haine, de malédiction, etc. Et je pense que plus d'un serait tenté de "mettre entre crochets" les passages d'Evangile du "Jésus pas mièvre" (voir message inaugural du fil "un Jésus pas mièvre").

A bientôt.
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Narkissos



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 10:05

Bonjour Anagnoste,
Je serais curieux de lire l'explication des crochets... Smile
On retrouve ici, je crois, la "règle sémantique" sur laquelle nous avons déjà buté: tout mot privé de contraire (et il y a toujours plus d'un contraire: à l'amour, haine et indifférence, p. ex.) perd son "sens". A vouloir tout dire il ne veut plus rien dire.
Qu'on se surprenne à "aimer", qu'arrive l'amour dont chacun "sait ce que c'est", comme tu disais ailleurs, l'amour divinisé vole en éclats; et la divinisation de l'amour, aussi, par là, se relance.
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 11:53

Cher spermologos,

je vais répondre entièrement à ta demande ! Note que cela me coûte un effort de frappe au clavier non négligeable... Bénis sois-je !

Le psautier oecuménique liturgique est "cossigné" par les protestants et les catholiques (les orthodoxes, paraît-il, au dernier moment n'ont pas signé, je crois ; à moins que je ne confonde avec la TOB). Comme son nom l'indique, il est "liturgique", il privilégie les rythmes et les sonorités. Il ne fait pas double emploi avec un psautier non liturgique ! Il contient, outre le livre des psaumes, des textes de l'ancien testament de même structure poétique, ainsi que quelques "cantiques du nouveau testament" (au nombre de douze) n'ayant pas la même structure littéraire.

A la fin du psautier, il y a des notes critiques. L'explication du traitement réservé aux imprécations, malédictions, cris de haine, etc. , est bien délimitée. La voici :

"Il semble pourtant qu'une partie des textes psalmiques résiste à leur christianisation. Il est spécialement difficile d'assumer dans une prière chrétienne les passages où le psalmiste réclame à Dieu vengeance contre ses ennemis et profère contre eux des imprécations et des malédictions. Ces passages peuvent apparaître directement contraires à l'évangile et inacceptables pour un disciple du Christ.

Il convient à ce sujet de faire plusieurs réflexions.

D'abord il est nécessaire de se rappeler que ni le monde ni nous-mêmes ne sommes pleinement "évangélisés". Toute une partie de l'humanité et de nous-mêmes est encore à convertir au Dieu de Jésus Christ. Il y a encore un homme de l'Ancien Testament qui vit et parle en moi et autour de moi. Au lieu de recevoir ces textes comme le contraire d'une prière chrétienne, je puis les assumer comme une prière - parfois même ma prière - encore imparfaite au regard d'une prière filiale entièrement dite dans l'esprit de Jésus. Celui qui n'arrive pas à dire "pardonne-nous comme nous pardonnona aussi" trouve du moins dans les psaumes les mots pour confier à Dieu le jugement des méchants.

Les passages en question nous rappellent en outre que le coeur de la prière biblique est l'expression d'une lutte et d'un combat permanent pour la justice de Dieu contre l'injustice du monde. Ce combat n'est pas dans les idées. Il engage des personnes et des puissances de ce monde. Toute la vie de Jésus fut une lutte contre le Prince de ce monde. Le choix baptismal est une lutte des fils de Lumière contre les puissances des ténèbres, du mal et du péché. Dans les psaumes, cette lutte se situe souvent entre le peuple élu et les nations païennes, entre le juste fidèle et les impies. Vouloir la défaite du mal, c'est vouloir qu'il n'y ait plus d'impies ni de pécheurs. Nous ne pouvons pas vouloir autre chose. C 'est ce que Jésus a voulu lui-même. Ses malédictions sont au moins aussi fortes que celles des psaumes. Nous ne pouvons pas non plus nous retirer du combat. Jésus ne l'a pas fait, et il en est mort. Mais en entrant dans cette lutte et en la disant, nous ne prétendons jamais juger ni condamner des "personnes", ce qui revient à Dieu seul. Il s'agit encore moins de leur en vouloir. D'ailleurs les "ennemis" historiques des Psaumes n'existent plus. Mais il reste des armées en présence et nous sommes dans leurs rangs. La ligne de front passe d'abord au dedans de nous-même. Les imprécations et malédictions peuvent toujours tomber sur la part de moi-même qui résiste au Règne de Dieu. Elle passe de même au coeur de ceux qui m'entourent, dont je veux le bien et dont je demande que le mal soit extirpé. Elle passe aussi - et c'est là une interprétation traditionnelle - entre la puissance de l'Esprit de Dieu et de ses anges et les puissances de Satan et de ses démons. "Car nous n'avons plus à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants des régions célestes" (Ph 6, 12).

Notons encore qu'il serait vain de vouloir expurger le psautier de ses versets imprécatoires car, à côté de quelques expressions isolables, les oppositions juste-impie, peuple-nations, justice-injustice constituent des structures de pensée et de langage qui traversent tous les psaumes. Mais il reste opportun de se demander s"il convient ou non, dans la prière publique, d'utiliser tel ou tel psaume, compte tenu des personnes rassemblées."

Voilà. A bientôt.
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Narkissos



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 13:07

Merci Anagnoste!
C'est intéressant en effet de voir jusqu'où et comment cela se pense, en tenant compte du fait qu'un tel texte résulte forcément d'un compromis entre des pensées différentes -- pas seulement à cause des "confessions" impliquées, aussi parce que "pasteurs" et "exégètes" ne peuvent pas avoir le même souci.
C'est malgré tout, me semble-t-il, un certain idéalisme axiologique qui domine: à la limite, même l'évangile n'est pas (encore - assez) évangélisé! L'idée est pure, mais elle n'est pas; l'impureté du réel est assumée au nom et en vue de l'idée pure. Que ce soit l'idée pure qui rende le réel impur en premier lieu, aucun idéalisme ne peut le penser sous peine d'implosion -- mais il appelle, fatalement, à le penser !
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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 17:25

Selon la première épitre de Jean, nous devons aimer notre prochain, non pas parce qu'il manifeste une personnalité qui génère l'amour mais parce que "si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres" (1 Jn 4, 11).
L'amour de Dieu nous contraint d'aimer notre prochain, ce sentiment d'amour ne nait pas dans notre coeur, il n'est pas un sentiment qui nous déborde, nous dépasse et que nous ne maitrisons pas mais une obligation, un devoir.

Le chapitre 4 conclut par ce verset (très connu des TdJ, mais pas seulement) :

Si quelqu'un dit : " J'aime Dieu " et qu'il déteste son frère, c'est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas. (4,20).
L'amour du de son "frère" est-il un passage obligé pour aimer Dieu ?
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Narkissos



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 17:46

Quand je disais qu'il faut être attentif aux C.O.D.!

Aimez-vous les uns les autres, c'est un amour mutuel, déterminé par une reconnaissance réciproque: amour des "frères", amour des "enfants" du même "Père"... tout autre chose que l'amour du "prochain" (quel qu'il soit), et plus encore que celui des "ennemis"...
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le chapelier toqué



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 19:12

Citation :
Si quelqu'un dit : " J'aime Dieu " et qu'il déteste son frère, c'est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas. (4,20).
L'amour du de son "frère" est-il un passage obligé pour aimer Dieu ?

De nombreux fanatiques de tous bords prétendent aimer Dieu et d'une certaine façon il l'aime, car ils sont prêts à passer par le fil de l'épée toutes personnes qu'ils considéreraient comme étant un blasphémateur. Pourtant en agissant ainsi ils passeraient à côté de l'action voulue par Dieu. Dieu aimerait que toutes les personnes parviennent à la repentance 2 Pierre 3.9 et il fait venir la pluie et le soleil tant sur les bons que les mauvais Matthieu 5.45

Voyons-nous notre prochain comme Dieu le voit? C'est peut-être cela que Dieu nous demande lorsqu'il nous encourage à aimer notre prochain. Lui donner la possibilité de se tromper, de nous marcher involontairement sur les pieds dans la foule, de prendre la dernière place dans le bus à notre nez et à notre barbe. Bref tout un tas de situations qui nous rendent souvent de mauvaise humeur. Si nous pardonnons alors nous aimons. Ce n'est pas notre ami donc nous ne l'aimons pas de la même façon mais nous l'aimons comme notre frère humain qu'il est.
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 22:26

Chers tous,

je partage la vision de LCT.

Mon Dostoïevski chéri, dont je vous rebats les oreilles, dit ceci : "Les gens - même les plus criminels - ont généralement beaucoup plus de naïveté et de bonhomie que nous ne le pensons. Et il en est de même pour nous aussi, d'ailleurs". (Frères Karamazov, livre 1, première partie).

On peut dire que ça ne lui coûte pas cher, à Dostoïevki, de dire ça. Mais il a été au bagne. Il a côtoyé des criminels. (Voir ses "Souvenirs de la maison des morts").

Le regard... "Voir" notre prochain comme Dieu le voit... C'est admirable.

A bientôt.
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 22:35

C'est encore moi !

J'ai oublié quelque chose.

Ignace de Loyola, dans les Exercices Spirituels, dit, dans un tout autre contexte il est vrai, "être prêt à voir blanc ce qui paraît noir". Noter l'énorme différence entre "voir" et "paraître".

A bientôt. Very Happy
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 23:09

Chers tous,

je fais dériver le fil à moi tout seul !

Imaginons Dieu. Bon, ce n'est pas si difficile que ça. Nous regorgeons tous d'images, il y a plutôt trop-plein, je crois que spermologos ne me démentira pas.

Là dessus, imaginons nos ancêtres juifs. Bien. Ils filment Dieu. Dieu qui les guide le jour par la nuée, la nuit par le feu. Dieu qui se repent du mal qu'il leur a fait, Dieu qui change d'avis. Dieu qui engloutit presque toute l'humanité et presque tout le règne animal avec. Notons cependant, lors du déluge, sa grande mansuétude pour les poissons. Nos ancêtres se mettent en devoir de filmer Dieu, pour ne rien oublier. Pour le mettre dans des boîtes en fer blanc, bobine après bobine. 70 bobines environ. Des rouleaux, en quelque sorte.

On se repasse le film depuis des centaines d'années.

Vient la vidéo ; la vidéo permet "l'arrêt sur image".

Pas bon, ça, l'arrêt sur image.

Puis, pendant qu'on regarde le film ou qu'on se contente de quelques images arrêtées, Dieu, lui, il poursuit ses aventures avec les hommes. Evidemment, si on se contente de regarder le film ou les images, on ne suit plus l'actualité. L'actualité de Dieu.

Ne pas garder de manne pour le lendemain, elle se gâte.

A bientôt.
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Narkissos



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Ven 08 Avr 2011, 23:52

C'est quand même toujours par rapport à des textes (religieux ou autres) qui la précèdent que "l'actualité" est (nous semble) lisible, ou intelligible, d'une façon ou d'une autre.

Et il faut bien la rapporter à des textes religieux pour qu'elle soit lisible comme "actualité de Dieu"!

Cette façon de confronter le présent à l'écriture du passé, pour chercher "Dieu" dans celui-là à la lumière de celle-ci, ne serait-ce que pour y déceler son absence et l'éprouver, ou l'interroger, c'est ce que j'aime dans ce passage du Trito-Isaïe (63--64) que j'avais reproduit in extenso il n'y a pas longtemps, à nouveau étonné par sa lecture. Dans beaucoup de "psaumes", y compris hors du livre des Psaumes (Habaquq, p. ex.), on n'aborde "l'actualité" qu'en passant par une évocation semblable des "actes (passés) de Yahvé" -- c.-à-d. de "couches d'écriture" plus anciennes (ou éventuellement d'un "corpus de tradition orale", mais qui fonctionne de manière analogue, comme un texte ou un recueil de textes).

La manne d'hier n'est sans doute pas consommable; mais elle est conservée comme témoignage. C'est par rapport à elle que se donne un "sens" au "pain quotidien", qui sans être de la manne et tout en étant du pain devient aussi, un peu, autre chose que du pain.
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Anagnoste



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Sam 09 Avr 2011, 22:48

Chers tous, cher spermologos,

ta réponse à mes élucubrations est forte. (Mes élucubrations ont comme date limite de consommation ce samedi à 22h09). Je l'ai lue et relue.

Quand je parlais d'actualité, je pensais surtout au présent tel que notre petite voix intérieure nous l'éclaire. Petite voix intérieure qui se donne de manière privilégiée dans la méditation, la prière en général. Mais, tu as raison, cette voix intérieure est conditionnée, éclairée, déformée peut-être, par tout notre passé (passé de lecteur, passé religieux...). Chez un homme primitif, faisant partie d'une tribu sans écriture, il y a de même un éclairage social, religieux, moral qui a cours dans son peuple.

Le pain quotidien qu'on a demandé le matin en disant le "Notre Père", il est bon de le recevoir le soir en relisant sa journée, faisant ainsi de notre vie une histoire, une histoire sacrée. "Bénis le Seigneur, O mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits".

Isaïe 63-64 est en effet magnifique et saisissant.

A bientôt.
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seb



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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Lun 11 Avr 2011, 10:33

Bonjour à tous,

En lisant les derniers posts, je me demande ceci:

- Peut-on forcer les humains à aimer? Comment se force-t-on à aimer? Un amour forcé, c'est quoi? Est-ce un sentiment? Un devoir? Une promesse?

- Qu'est-ce qu'aimer Dieu? N'aime-t-on jamais qu'une image de Dieu, celle que l'on se fait de lui? Cette image n'est-elle pas à notre propre image? Aimer Dieu, n'est-ce pas finalement s'aimer soi-même?

- Vouloir défendre Dieu est-il une preuve d'amour pour lui? N'est-ce pas admettre de la faiblesse chez Dieu? Dieu a-t-il besoin qu'on le défende? S'il existe, n'est-il pas suffisamment grand pour se défendre lui-même? Ne doit-on pas défendre le faible plutôt que le fort?

Voilà, un peu en vrac, les pensées qui m'animent ce matin...

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MessageSujet: Re: Les amours de Dieu   Lun 11 Avr 2011, 11:24

Citation :
Aimez-vous les uns les autres, c'est un amour mutuel, déterminé par une reconnaissance réciproque: amour des "frères", amour des "enfants" du même "Père"... tout autre chose que l'amour du "prochain" (quel qu'il soit), et plus encore que celui des "ennemis"...

Dans l'évangile de Jean, la notion "d'amour du prochain" semble absente, au profit l'amour mutuelle (15,13 "Nul n'a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis") ou de l'amour du monde ("Dieu a tant aimé le monde").

Cette insistance sur l’amour fraternel dans les écrits Johannique traduit-elle l’importance des relations très proches dans les premières communautés Johannique ?
D'ailleurs le terme "communion" revient souvent dans les écrits de Jean, "ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ" 1 Jn 1,3

J'au trouvé un texte interessant concernant les "bienfaits" de la haine du monde vis-à-vis du croyant (15,18 "Si le monde vous hait, sachez que moi, il m'a pris en haine avant vous").



Notre Dieu,

Délivre-nous du regret d’avoir été trop dévoués et trop fidèles, quand le dévouement se manifeste rétrospectivement une exploitation et la fidélité une austérité vaine. Tiens-toi à nos côtés aux jours où nous nous ressentons des paillassons, où les autres essuient négligemment leurs dédains. Tiens-toi à nos côtés quand lentement, sournoisement, brutalement la coupe de la disponibilité déborde en révolte. Pourquoi, ô Dieu, aurais-tu un cœur chaleureux uniquement envers le frère prodigue de la parabole et un cœur sévère envers son frère aîné, qui t’a si longtemps servi en patience et en silence ? Pourquoi cette injustice envers nous, qui n’avons jamais cessé d’obéir, d’accepter et de donner ?


Oh ! Dieu, il est trop facile de profiter de ceux sur lesquels on sait pouvoir toujours compter, de tenir leur zèle pour quantité négligeable, puisqu’elle est habituelle. Il est trop facile de les appeler péremptoirement serviteurs inutiles, sans se demander si eux aussi n’ont pas une sensibilité à vide et à vif. Je m’emporte contre toi, mon Dieu, aux jours où l’amertume s’infiltre sous ma porte et noie mon cœur. Je La haine de l’amour

m’emporte contre tous les autres qui usent et qui abusent. Ils prennent un air innocent et chagriné quand je leur crie que ma coupe déborde. Et je m’emporte contre moi, qui suis devenu, malgré moi, un sensitif et un rebelle à tout et à tous. Ô Dieu, délivre-nous du zèle amer, dont la terre et la vie sont remplies. Délivre-nous du démon du bien, qui est le frère nourricier du démon du mal. Redonnenous la liberté de la joie. J’en ai soif comme la fleur dans la terre desséchée. Je me tiens en compagnie d’amertume, aux côtés d’Élie et de Jonas, de Pierre et de Paul. Viens nous faire du bien avec l’eau et le vent, le pain et le vin, l’affection et la tendresse. Ô Dieu, regarde les hommes amers, en silence, sans leur faire de reproches et ramène du bonheur dans leur vie. Amen.

André DUMAS, « Délivre-nous du zèle amer », in 100 prières possibles, Cana, 1982
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