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 Du jugement (intellectuel)

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Narkissos

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MessageSujet: Du jugement (intellectuel)   Mar 26 Juil 2011, 17:31

Je place ici, pour éviter le hors-sujet, la réponse que m'inspire le dernier post de Pika sur le fil http://etrechretien.discutforum.com/t102p45-contre-argumentation-au-livre-la-bible-devoilee#10436 -- à propos de la "méthode" (plus ou moins bonne, plus ou moins rapide).
La question dite "épistémologique", celle de la formation de la connaissance ou plus modestement de l'opinion (ce qu'on appelle classiquement le "jugement": comment on se fait une "idée", comment on "pèse" des hypothèses et comment on "tranche" entre celles-ci) me fascine depuis longtemps.
Dans l'univers académique, chaque "discipline" construit au fur et à mesure de sa progression sa méthodologie particulière, qui la guide et la conforte en même temps. Elle délimite l'espace d'un débat significatif (pas de discussion possible sur des "faits" ou des "données" quelconques si l'on ne s'accorde pas sur un certain nombre de présupposés méthodologiques). Elle fait l'objet, en principe, d'un "consensus" plus large et plus stable que celui qui peut ou non se produire au niveau des "conclusions" particulières sur tel ou tel sujet. Mais elle n'est pas plus à l'abri que n'importe quel consensus d'un "changement de paradigme" -- comme celui qui a bouleversé "l'archéologie (précédemment) biblique" dans les années 70, et qui se traduit, pour faire vite, par une inversion de la charge de la preuve historique en ce qui concerne les récits bibliques: on est passé, par un effet de seuil, d'une présomption d'historicité des textes à une présomption d'anhistoricité -- ce n'est plus l'anhistoricité d'un texte qui est à prouver, c'est son historicité éventuelle. D'un point de vue extérieur ça peut paraître arbitraire, et dans l'absolu ce n'est pas forcément plus "juste": il y a toute une zone indécise qui bascule du jour au lendemain d'un côté à l'autre de la frontière présumée sans raison interne particulière. C'est pourtant un événement "objectif" à sa manière, et "incontournable" pour tous ceux qui veulent jouer le jeu de la discipline. Même les plus "conservateurs" des acteurs de la discipline (je ne parle pas des amateurs) devront en tenir compte.
Cela dit, la méthodologie ne fait pas tout, même si elle fait beaucoup. Quelle que soit l'étendue des consensus, on pourra toujours trouver parmi les spécialistes d'une discipline une gamme d'opinions presque aussi large que parmi les "amateurs" ou les "profanes" (même si les gammes d'opinions des uns et des autres ne sont pas superposables: il y a des idées "populaires" qui n'ont vraiment AUCUN crédit dans le monde "scientifique", et réciproquement il y a des idées scientifiques isolées qui ne "passent pas la rampe" du grand public).
Comment, spécialiste ou simple particulier, se fait-on une opinion? Le processus qui détermine les choix, face à peu de données ou à beaucoup, n'est jamais purement rationnel. Qu'on se fie à son intuition ou qu'on s'en méfie, qu'on se rallie à une thèse majoritaire par conformisme ou qu'on s'en distingue par anti-conformisme, ou par souci d'"exister", qu'on aille dans le sens de son éducation, de son milieu, de ses goûts, de ses "penchants" ou en sens contraire (par esprit d'ascétisme ou par une sorte de perversité masochiste), nos motivations profondes restent obscures et aucun arbitrage n'est dépourvu d'arbitraire.
Derrida a relevé assez souvent les analogies des langages épistémologique et judiciaire. Rien que dans ce post j'ai parlé de jugement, d'arbitrer, de peser, de trancher, de charge de la preuve (et on pourrait continuer la liste en parlant d'attestation, de témoins, d'indices, etc.). La vérité scientifique et la vérité judiciaire sont moins hétérogènes qu'il y paraît tout d'abord. Quiconque se fait une opinion (et nul n'y échappe) s'érige en juge; plus ou moins scrupuleux, péremptoire ou pusillanime, mais toujours, à un moment ou à un autre, arbitraire.
"Cessez de juger" est, de ce point de vue, une parole beaucoup plus radicale qu'on pourrait le croire. Qu'on n'entend vraiment qu'à condition de l'entendre pour soi et non pour les autres (ce n'est pas pour rien que le Sermon sur la montagne l'associe à l'image de la paille et de la poutre).
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seb

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mar 26 Juil 2011, 18:18

Le maître mot en la matière est peut-être celui de "confiance" (en soi ou en les autres). Lorsqu'on commence l'étude d'un sujet, on fait naturellement confiance à son professeur, parce qu'on est alors incapable de discerner ce qui est vrai de ce qui est faux par nous-mêmes, sauf si le professeur se trahit lui-même par un discours incohérent.

Ce n'est que lorsqu'il y a une crise de confiance envers le professeur, que l'on va alors être incité à chercher les réponses ailleurs. Plus la crise de confiance est aigue, et plus l'on risque de chercher loin.

Toutefois, à moins d'avoir en soi une soif inextinguible de connaissance, on a tendance la plupart du temps à simplifier les choses, et à voir le monde en noir et blanc. Il est bien plus difficile de saisir les nuances que de choisir un camp et de s'y tenir. Voilà pourquoi certains discours simplistes marchent si bien, malheureusement! En voici quelques exemples:

"Always Coca-Cola!". "Tartare, fais-moi frais". "Sega, c'est plus fort que toi!". "Axe. Fait même tomber les anges". "Taïti, un goût de paradis". "La Bible, c'est la Parole de Dieu". Etc...

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mar 26 Juil 2011, 18:40

Seb le thème de ce sujet est: "du jugement (intellectuel)", or il me semble que tu tombes dans le populisme en affichant des slogans publicitaires d'une part, et une idée plus ou moins encore parmi les chrétiens. Ton dernier paragraphe n'est pas à la mesure de ton message.

Or comparer des campagnes publicitaires, si bonne soient-elles avec une pensée que l'on peut avoir à l'égard d'un livre que des gens ont considéré comme sacré me paraît comme un raccourci très rapide.

Les partis populistes européens ont la fâcheuse habitude de grossir le trait lorsqu'ils veulent attaquer une idée, un parti, une personne. Dans leur argumentaire on peut trouver des traces de vrai, mais on y trouve surtout des relents d'attaques bon marché. Je suis déçu tu m'avais habitué à mieux.
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seb

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mar 26 Juil 2011, 18:51

Je me voulais caustique, mais c'est raté. En effet. Mea-culpa.

A force de trop poster, on fini par poster tout et n'importe quoi!

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Narkissos

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mar 26 Juil 2011, 19:01

Je crois qu'il est extrêmement facile de prendre les nuances d'un discours pour de l'incohérence. J'irais même plus loin en disant que ce n'est pas nécessairement une erreur: il y a une affinité profonde entre l'incohérence et la nuance (comme il y en a une, à l'opposé, entre la cohérence et le simplisme: en règle générale, plus le discours est simplificateur, plus il a des chances d'être cohérent). Les nuances résultent souvent de la réintégration d'incohérences dans un discours initialement simple et cohérent (à l'image de ce qu'en peinture on appelle des "repentirs"), avec pour effet de le rendre plus complexe et moins cohérent -- parce que l'auteur s'est avisé que la simplicité et la cohérence initiales de son discours excluaient des éléments qui ne se laissaient pas exclure, réduisaient des phénomènes qui ne se laissaient pas réduire, etc.
Affaire de temps peut-être: quand j'étais plus jeune, la cohérence m'apparaissait comme un critère de vérité, et ma "confiance" se portait vers des discours simples. Aujourd'hui c'est plutôt la nuance et même l'incohérence qui m'apparaîtraient comme des critères de vérité relative -- un discours nuancé ou incohérent n'étant pas forcément un discours vrai, mais au moins un discours qui a été touché, atteint et travaillé par certaines "vérités" -- qui en porte les traces, voire les stigmates.


Dernière édition par spermologos le Mar 26 Juil 2011, 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mar 26 Juil 2011, 19:07

Seb tu ne dis pas tout et n'importe quoi, mais il nous arrive à tous de déraper. Embarassed
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mar 26 Juil 2011, 19:19

Les discours simplistes peuvent être dangereux ainsi par exemple, quelques instants après l'explosion d'une voiture devant un ministère ne Norvège, de nombreux commentateurs ont conclu à la piste islamique alors qu'il n'en était rien.

Mais les choses ont évoluées et les terroristes peuvent venir de n'importe quelle classe, peuple etc.. C'est le discours simpliste qui a fait que la première pensée montée à l'esprit était: "Les Islamiste s'attaquent à un pays ayant des soldats servant en Afganistan".

Cependant, la suite de l'action terrorist sur une petite île où se tenait un rassemblement des jeunes d'un parti donnait une tournure bien différente que les premieres réflexions pouvaient le laisser penser.

Les partis populiste comme il en existe en Europe du nord ou plus près de chez nous, traite de problèmes existants que les autres partis n'ont pas eu le courage d'aborder. Bien sûr c'est la façon d'aborder les sujets et les solutions proposées qui posent problème.

En glissant dans ces discours des éléments volontairement laissés de côté le discours devient moins cohérent, mais il offre des solutions sans doute plus nuancées et qui n'ont pas moins de valeur.

Tout peut être penser, déclarer mais c'est la mise en pratique des idées les plus fortes qui va faire le plus de mal à la cohésion des gens entre eux.
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 01:17

En lisant ton post, lct, je me dis que ce forum s'est tenu jusqu'ici -- de lui-même, sans concertation ni consigne particulière -- plutôt à l'écart des questions d'"actualité" ou de politique. C'était peut-être une certaine sagesse immanente.
Il est vrai qu'en démocratie la formation de l'opinion -- et en l'occurrence celle de tout le monde, puisque la voix d'un économiste, d'un sociologue ou d'un expert en géopolitique ne compte pas plus que celle de n'importe quel électeur dans les urnes -- se charge d'un enjeu très lourd, à la fois multiplié et dilué par le nombre, alors que les motivations de chaque choix ne sont pas moins obscures et irrationnelles. Personne d'ailleurs ne se fait d'illusion là-dessus, surtout pas les politiciens et leurs conseillers en communication. Entre la "démocratie" universellement louée et le "populisme" honni (dèmos = populus!), les voies de la sémantique sont décidément impénétrables. Il y a de l'extrême-droite à l'extrême-gauche des discours complexes (un peu, et pas davantage au "centre" qu'ailleurs, du reste) et des discours simplistes (beaucoup).
Que l'éruption de la violence, "folle", "raisonnée" ou les deux à la fois, ait quelque rapport avec la répression ou l'occultation consensuelle d'un certain nombre de thèmes et d'"idées" privés d'accès à la parole publique, autant qu'aux cénacles qui les entretiennent plus ou moins clandestinement, c'est bien possible.



Dernière édition par spermologos le Mer 27 Juil 2011, 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 11:15

Tu as raison spermologos. Je me suis posé la question de la justesse et de sa raison de mon message. Mon but n'était pas de parler politique car alors très vite le risque est pris de tomber dans les analyse de comptoir. Mais voilà le mal est fait pas trop j'espère.

En fait je voulais démontrer que plus le discours est simple plus il est dangereux, car il n'examine pas les effets collatéraux inévitables.
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Narkissos

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 12:13

Je n'ai pas de réticence à "parler politique", je constatais seulement, au moment de le faire, que nous avions été jusqu'ici "bien sages" de ce côté-là... Smile
(Je constate aussi, à titre personnel, que c'est un sujet pour lequel je me suis passionné souvent, mais jamais bien longtemps. Ça finit vite par m'ennuyer -- je dis ça en étant conscient que des sujets d'intérêt assez durables chez moi, comme la théologie ou la philosophie, sont mortellement ennuyeux pour d'autres.)

Toute "idée" est la schématisation d'une "forme" ("sensible" avant d'être "intelligible") qui est elle-même "dégagée", comme on dit, d'un foisonnement infini de perceptions, de sensations, d'affections. D'un bout à l'autre du processus épistémologique "l'arbitraire" (qui relève autant de la "volonté", consciente ou pas, que du "hasard") est à l'oeuvre, simplifiant, réduisant, hiérarchisant, tranchant, excluant ce qui ne rentre pas dans sa construction mentale. L'opinion ne fait qu'appuyer le trait, graver dans la pierre au lieu de dessiner sur le sable. Pas de société, pas d'"humanité" sans représentations communes, donc sans une rémanence des formes, donc sans une résistance des supports qui permette la mémoire, la reconnaissance, la nomination artificielle de "choses" et d'"êtres" dans le flux continu des perceptions qui se transforme du même coup en "récit" d'"événements" (en "histoire"). Ainsi se plante la scène où se joue le drame -- tragédie ou comédie selon les moments ou les points de vue -- de la "raison" (y compris du "vouloir avoir raison").
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 15:00

Puisque le sujet ici est le jugement, je me rend compte que c'est un trait assez touchant chez LCT que de se juger lui-même, et parfois de juger les interventions des autres avec la même mesure. Il est souvent en train de se demander s'il a bien fait, s'il n'a pas heurté les autres, s'il n'a pas fait dévier un fil, ou dit quelque chose hors de propos. Rien que dans ce fil-ci, il a dit:

Citation :
Je suis déçu tu m'avais habitué à mieux.
Citation :
il nous arrive à tous de déraper.
Citation :
Je me suis posé la question de la justesse et de sa raison de mon message.

Je trouve que cette attitude d'auto-critique (appliquée aussi parfois aux autres) est intéressante à observer, car elle démontre une recherche de la "bonne" conduite à adopter sur un forum. En ce qui me concerne, j'ai la tendance à écrire tout ce qui me passe par la tête, quitte à le regretter parfois peu de temps avoir cliqué sur "Envoyer". Peut-être d'ailleurs vais-je vite regretter ce message, on verra bien!

Je pense que l'on doit être soi-même, aussi honnête, caustique, amer, detestable parfois, que l'on l'est dans la vraie vie. Dans un autre fil, je vous ai dit à tous que je vous aimais, et je le pense vraiment. Mais je ne vous aime pas parce que vous êtes à mes yeux des êtres parfaits. Au contraire, c'est vos imperfections que j'aime, vos questionnements, vos errements, vos doutes. Je les aimes, parce que j'ai les mêmes.

Alors LCT, arrêtes donc d'essayer d'être parfait et de rendre parfait les autres! Laisses-nous, et laisses-toi un peu d'imperfections. Ca ne nous fait pas de mal. C'est dans notre nature. Mais quoi que tu fasses, saches que je t'apprécierais quand même. Ta recherche de perfection est peut-être ton imperfection la plus touchante... Wink

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 15:06

Et après on dira que c'est un cliché le fait que les Suisses veulent que tout soit propre...parfait.... Laughing
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 16:01

Tu sais Sherlock la Suisse est un petit pays géographiquement parlant, et il a bien fallut pour que les quatre langues parlées que sont dans l'ordre de leur importance: l'allemand, le français, l'italien et le romanche aient toujours leur place faire de gros efforts quant à la cohabitation.

Et puis sans doute l'habitude d'avoir des hôtels un peu partout nous a habitué à porter le costume de concierge avec le sourire en prime.

Mais ta remarque est juste et parfois c'est un peu frustrant de ne voir que peu de disputes au moment de votations ou élections importantes.
Tant pis pour nous, nous continuerons d'accueillir d'importantes conférences faisant se rencontrer d'impossible interlocuteurs.

Et voilà que je suis à nouveau en train de me justifier. Bouh houhou Sad
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seb

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 16:34

LCT, c'est dans ta nature de te justifier. Ne changes rien. Ca va très bien comme ça! Surtout, ne vas pas te justifier d'avoir à te justifier! Laughing

Juste pour revenir aux simplifications excessives, et aux discours complexes et parfois contradictoires qui leur font face, je voudrais dire qu'il est facile de tomber dans l'un ou l'autre extrême, et que l'on a parfois tendance à complexifier quelque chose de simple, ou à sur-simplifier quelque chose de complexe. Trouver le juste milieu est très difficile.

Lorsque l'on lit les slogans publicitaires que j'ai évoqué plus haut, on comprend que le but est de faire passer un message clair, mais pas forcément juste. "Always Coca-Cola" dit, en gros, que le Coca est toujours le même. Ce que ça ne dit pas, c'est que ce slogan est appraru juste après que la formule de Coca ait été changée, avec pour résultat un échec commercial qui a incité Coca à vite revenir à l'ancienne recette. D'où la piqure de rappel: "always Coca Cola" : le Coca ne change pas!

Il y a une philosophie derrière chaque slogan. On veut faire croire que le produit est mieux que ce qu'il est en réalité. Je tenterais bien de mettre de l'Axe, mais je suis certain qu'aucun ange ne tombera dans mon salon, malheureusement!

Pour ce qui est de la Bible, on la vend de la même manière. On tente de faire croire que c'est la parole de Dieu, alors que ce n'est qu'un livre antique parmi d'autres. Si l'on y réfléchit, le principe est le même: réduire un objet à un slogan publicitaire simple et facile à comprendre, et faire oublier les défauts de cet objet.

Quand on y pense, les méthodes commerciales des religions n'ont rien à envier à celles des marchands!

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 18:09

Serait-on plus enclin en Suisse qu'ailleurs à prendre l'expression "juste milieu" au pied de la lettre, c'est-à-dire à croire que le centre est -- intellectuellement, moralement, politiquement -- plus juste que la périphérie?
Personnellement, à la neutralité du ne-uter, ni l'un ni l'autre (cf. "je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire"), j'ai depuis longtemps tendance à préférer l'uterque, "et l'un et l'autre". C'est peut-être d'ailleurs ce qui m'a attaché à la théologie chrétienne qui a souvent opté pour ce genre de solution (à la fois Dieu et homme, à la fois pécheur et juste, etc.).
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 18:16

Spermologos sais-tu que l'on accuse souvent nos amis du canton de Vaud (Suisse) de dire justement je suis ni pour ni contre bien au contraire. Et certains y voient un trait de caractère. Le thème du sujet soulèverait d'énormes problèmes car on se demanderait si l'on peut juger sans juger et qu'est-ce que l'intellectuel.

Une fois ces deux obstacles surmontés la discussion pourrait avoir lieu, mais avec le risque d'avoir perdu l'objet à considérer.
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 18:36

le chapelier toqué a écrit:
Le thème du sujet soulèverait d'énormes problèmes car on se demanderait si l'on peut juger sans juger et qu'est-ce que l'intellectuel.

Une fois ces deux obstacles surmontés la discussion pourrait avoir lieu, mais avec le risque d'avoir perdu l'objet à considérer.
Je n'ai absolument rien compris! Pourrais-tu stp préciser ta pensée, LCT?

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Mer 27 Juil 2011, 20:52

@ lct: la formule a été popularisée en France par Coluche, mais je l'avais entendue de bouche suisse sous forme d'auto-dérision. :)
"Juger sans juger", je crois que c'est en effet tout le problème; les arabesques pauliniennes ou johanniques autour de ce verbe, par exemple, témoignent de l'embarras que pose au christianisme la notion de jugement. Il faut juger, et il ne faut pas juger -- le jugement en question est tantôt "moral", "intellectuel" ou "spirituel" chez Paul, mais il reste "humain", et le dilemme se résout par une sorte de casuistique ad hoc: il y a des cas où il ne faut pas juger, d'autres où il faut; chez Jean il devient christologique, et paradoxal (le Christ juge et ne juge pas).
Je dirais, pour ma part, que dans un sens "il faut juger"; "il (le) faut" au moins au sens de la nécessité et de la fatalité, c.-à-d. que personne n'y échappe, excepté peut-être l'idéal littéraire de l'"idiot" à la Dostoïevski, et encore il n'est pas sûr que celui-là même y échappe. Et en même temps tout jugement est fondamentalement inquiété; en théorie il est entaché d'un soupçon d'illégitimité, parce qu'on n'arbitre jamais sans arbitraire (ou, pour paraphraser encore Derrida, parce que toute décision s'enlève sur fond d'indécidabilité: c'est justement quand il y a quelque chose d'indécidable, qu'aucune décision ne "s'impose" ou ne "va de soi", qu'il faut décider -- trancher, comme le noeud gordien -- souvenirs d'une conversation précédente avec BB); et en pratique, il est toujours renversable. (Ce qui ramène peut-être, par un chemin à peine détourné, à la question non moins paradoxale de l'humilité.)
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Jeu 28 Juil 2011, 12:09

Si nous partons du principe que juger est une évaluation constante de ce qui nous entoure, ne pas juger est une ineptie au sens neurobiologique.

A chaque seconde notre cerveau, analyse, juge et agis en fonction des données perçues par nos sens. L'esprit n'étant pas indépendant de la machine, stopper le jugement est imposible. Ce qui est possible c'est la limitation de l'interaction avec l'autre.

Par exemple, si je vois un enfant pauvre voler une pomme sur un marché devant moi, mon cerveau va analyser immédiatemment les informations, et via ma culture et le zeitgeist qui ont façonné ma manière d'évaluer les actions des autres, il va automatiquement penser en une fraction de seconde : "c'est mal de voler".

A partir de ce moment là, je peux avoir le choix d'exprimer cette pensée à voix haute pour le porter à l'attention d'autres auditeurs. La conclusion de l'analyse neurobiologique sera donc entendue par d'autres personnes. Mon jugement sera donc émis et décoder tel quel.

Ne pas juger est impossible. Ne pas parler l'est par contre.
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Jeu 28 Juil 2011, 13:01

Le jugement qui veux que tel action soit "mal" ou "bien" me laisse de plus en plus perplexe. Je ne crois plus à cette notion de bien et de mal dans l'absolu. Il me semble que chaque action peut être bonne ou mauvaise dépendant des circonstances particulières qui l'ont entrainée.

Voler est mal si l'on le fait juste égoïstement, ou par jalousie. Par contre, voler pour manger est parfaitement compréhensible. Tuer est mal, mais si l'on nous menace de mort, dans ce cas, c'est légitime de se défendre. On peut multiplier les exemples à l'infini. Chaque cas particulier peut rendre la même action "bonne" ou "mauvaise".

Juger, de la même façon, peut être bon, ou mauvais, dépendant des circonstances. Ne pas vouloir juger peut aussi avoir des conséquences. Ne pas dénoncer un pédophile, sous prétexte qu'il ne faut pas juger, reviendrait à être complice de sa mauvaise action.

Rien n'est donc simple, et si nous ressentons, au fond de nous, ce qui est bien et mal, ce n'est certainement pas sans raison, et certainement pas uniquement dû à notre éducation. A mon avis, il y a bien plus que cela.

Alors ne jugeons pas ceux qui jugent! Libre à eux de le faire, tant qu'ils sont prêts à être jugés de la même manière en retour...

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Jeu 28 Juil 2011, 22:24

Seb je me fais du soucis car bien que tu sois suisse il semble que tu ne comprends les tourments dans lesquels sont plongés les Suisses lorsqu'ils doivent donner leur opinion et que d'une façon où d'une autre ils vont devoir émettre une opinion, donc juger, c'est la raison pour laquelle le thème:du jugement intellectuel" va tant poser de problèmes à des interlocuteurs officiels suisses.

Juger on ne peut pas ou du moins on ne va pas dire ce que l'on pense où de façon si compliquée que personne ne comprendra.

Le mot intellectuel va aussi poser problème car on va chercher le plus loin possible et dans les détails quant à sa définition.

Lorsque cet exercice sera terminé plus personne à ce moment là ne se rappelera du thème général:
Du jugement intellectuel.
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seb

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Ven 29 Juil 2011, 10:47

Merci de ces précisions LCT. Je pense que l'on s'est éloigné du fil initial que voulait lancer Spermologos, qui était - d'après ce que je comprend du premier message - comment juger (se faire une opinion) de la pertinence d'un contenu intellectuel (livre, discours).

C'est toute la question de l'accès à la connaissance qui est en jeu, et j'avoue que c'est un problème qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps déjà. Il y a environ un an, j'avais inscrit sur mon site une "méthode pour savoir" ( http://seb361.voila.net/lettre.html ) :

1. Multiplier les points de vue. Ne vous contentez pas seulement du vôtre.
2. Parlez avec celui qui a une opinion différente de la vôtre. Votre but ne doit pas être de le convaincre, mais surtout de le comprendre.
3. Ouvrez votre esprit à toute possibilité et remettez-vous en question aussi souvent que possible.
4. S'il y a plusieurs possibilités, procédez par élimination, et rappelez-vous pourquoi vous avez éliminé une possibilité.
5. Dans certains cas, sachez avouer simplement que vous ne savez pas.

Je pense que c'est un début, mais qu'elle doit encore être améliorée. En pratique, on se fait toujours une opinion sans avoir suffisamment d'éléments, et ces éléments qui nous manquent sont parfois déterminants. C'est pourquoi le point 5 de ma méthode est, à mon sens, essentiel.

Il faut être conscient des limites de notre connaissance des choses, et je pense que plus on connait de choses, et plus on est conscient de la subjectivité de cette connaissance. Les sages sont toujours pleins de doutes, tandis que les imbéciles sont si sûrs d'eux-mêmes, dit un proverbe.

Douter, des autres, mais surtout de soi-même, est peut-être la qualité la plus importante pour s'approcher de la vérité. En tout cas, j'ai aucun doute là-dessus! Laughing

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Ven 29 Juil 2011, 12:03

merci d'avoir remis le fil du sujet dans son droit chemin.

Le doute permet de ne pas se laisser aller et de tomber dans les griffes du premier venu, où de la première interprétation, pour un texte, nous tombant sous la main.

C'est particulièrement évident à notre époque lorsque nous ouvrons la télévision, fenêtre sur le monde certes, mais surtout vision tronquée par le petit bout de la lorgnette. Les pays peu démocratiques l'ont très bien compris puisque ce moyen de propagande est presque mis gratuitement à disposition du peuple.
Mais ne nous croyons pas à l'abri de toute influence. Nous sommes loin d'y échaper, il n'y a qu'à voir les nombreuses émissions dites de "télé-réalité" qui n'ont de réalité que le nom. De plus le choix des nouvelles présentées dans les journaux télévisés reflètent la tendance du moment, le désir du gouvernement en place. Sous principe de respect et d'éthique journalistique, des images sont volontairement occultées, même à des heures tardives. Qui veut-on tromper?

Le jugement comme l'a rappelé Sherlock peut être pensé mais non prononcé. Il y aura toujours un jugement, depuis notre plus petite enfance nous avons entendu de la part de grandes personnes (nos parents, nos enseignants) des sentences allant dans le sens d'une interdiction ou d'un encouragement.

Avec le temps il est nécessaire de se poser des questions à propos d'un texte. Soit, de savoir qui l'a écrit (dans la mesure où il est possible de le savoir), de quelle façon il a franchi les années, les siècles pour nous parvenir. Combien de traductions, donc d'interprétations ont été nécessaire pour que nous puissions l'avoir dans notre langue maternelle.
De plus il est intéressant de savoir de quelle manière il est compris maintenant; et que signifiait-il pour les gens vivant au moment de sa composition. Pour ceux qui l'ont traduit successivement.

Vooilà quelques point qui me viennent à l'esprit.
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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Ven 29 Juil 2011, 12:33

Je crois qu'il y a quelque chose de fondamental dans la recherche de la vérité historique, c'est que plus on remonte loin dans le passé (ou "haut" comme disent les spécialistes), moins on a d'indices. Ainsi, connaître dans le détail ce qui s'est passé il y a 2000 ans est impossible. Les indices nous manquent, et l'on en est donc réduit aux hypothèses.

Cela pourrait nous inciter à penser que toutes les solutions sont possibles, à défaut de pouvoir en éliminer défintivement certaines. Toutefois, si l'on utilise le rasoir d'Occam, on peut tout de même pencher pour la solution la plus simple, et se dire que, en l'état des connaissances actuelles, c'est celle-ci qui devrait prévaloir sur les autres.

Je crois aussi que le problème de l'accès à la connaissance est lié à nos attentes et nos aspirations. On ne cherche jamais vraiment la vérité tout crue. On cherche souvent à se conforter dans une idée préconçue, ou au contraire à éprouver une vérité dont le vernis craque de toutes parts. Ces a-prioris sont autant de freins à la recherche honnête de la vérité, et c'est pourquoi il y a tant de gens au monde qui croient tant de choses différentes.

Peut-être la solution serait-elle d'en finir définitivement avec les croyances? Mais est-ce vraiment possible? J'en doute fort...

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MessageSujet: Re: Du jugement (intellectuel)   Ven 29 Juil 2011, 13:56

Juger, trancher, cela m'évoque deux images limites opposées:
- Dieu le Père, omniscient, assis sur son trône (dans la Bible on juge toujours assis), qui aurait tout son temps s'il en avait besoin, jugeant dans une transparence et une certitude telles qu'il n'a jamais rien à trancher, et dont le jugement est aussi infaillible et irrévocable que superflu.
- un guerrier ou un fugitif traqué dans une jungle hostile et inextricable, qui pour survivre doit se frayer un passage et un chemin, et pour qui il est tout aussi vital et urgent, avec les perceptions, les sensations et les intuitions dont il dispose pour toute "information", de décider vite que de décider bien.
Notre "jugement" (j'ai mis "intellectuel" entre parenthèses parce que je crois que les différentes "acceptions" du mot "jugement" ne sont pas séparées par des cloisons étanches) oscille entre ces deux pôles -- d'une part la volonté d'avoir raison qui est aussi un désir d'immortalité et d'universalité, d'autre part la nécessité vitale de décider (toujours hâtivement) l'indécidable, parce que nous sommes en je(u), parce que nous sommes (aussi) mortels.
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