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 Imagine de Lenon, ou ce que les chercheurs ont découvert.

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le chapelier toqué

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MessageSujet: Imagine de Lenon, ou ce que les chercheurs ont découvert.   Mer 03 Aoû 2011, 18:44

Voici une interprétation d'un article rédigé en anglais, poster sur JW'S selon l'adresse mentionnée en bas de page

Science et religion : Dieu n’a pas fait l’homme à son image, c’est plutôt l’homme qui a imaginé Dieu.
Ces dernières années des scientifiques spécialisés dans le domaine cérébral ont soulevé le voile de l’ « A.D.N. » religieux.
Lorsque John Lenon a « imaginé » « une vie en paix », il l’évoqua sans « ciel …/ni enfer sous nos pieds…/et sans religion non plus ».

July 18, 2011|By J. Anderson Thomson and Clare Aukofer

Qu’avait en tête Lenon en disant : pas de religion ? Premièrement, un monde libéré des messagers divins en tout genre, comme Ousama ben Laden, semeurs de violence. Un monde où la mort, évitable, de nombreuses personnes lors de l’ouragan Katrina ne sera plus attribuable à « la volonté divine ». Les politiciens ne seront plus tenus de rivaliser les uns, les autres pour justifier leur position intenable face à l’irrationnel. La critique constructive sera un idéal. Un monde qui aura un sens en quelque sorte.

Ces dernières années des scientifiques spécialisés dans le domaine cérébral ont soulevé le voile de l’ « A.D.N. » religieux. Ils ont élaboré de solides théories basées sur des preuves empiriques (incluant des imageries étudiant le cerveau en fonction), amenant à la conclusion suivante : ce sont les humains qui ont créé Dieu et non l’inverse. Afin de ne plus être dépendant ni du ciel, ni de l’enfer et encore moins de la religion nous devons mieux connaître et comprendre la science.

A l’image de notre ADN physiologique, le processus psychologique animant la foi a évolué par-delà les éons par le biais de la sélection naturelle, épaulant ainsi le travail de nos ancêtres, rassemblés tout d’abord en petits groupes, à survivre et à se reproduire ; développant ces traits tout au long de l’histoire, depuis les débuts dans les temps les plus reculés, passants des mammifères aux primates et ensuite aux chasseurs-cueilleurs africains.

Dans le courant des années 1940 le psychiatre John Bowlby relayé ensuite par la psychologue Mary Ainstworth a identifié notre très forte demande, dès notre naissance, de liens humains importants. Notre survie individuelle dépend beaucoup de protecteurs, dont la mère en premier lieu. La notion d’attachement est physiologiquement produite par les propriétés chimiques de notre cerveau ; de plus nous évoluons et recyclons notre réseau neurologique dans ce seul but. Notre besoin inné de protecteurs s’étend à toutes formes d’autorités, incluant les chefs religieux et d’une façon plus essentielle les dieux. Dieu devenant une espèce de super parent, capable de nous protéger et de prendre soin de nous, en dépit de la perte de soutient ou de la disparition du système, de l’éloignement ou de la mort.

Les scientifiques ont pratiquement identifié près de 20 connexions développées, adaptées comme des éléments de base dédiés à la religion. Ce sont des mécanismes faisant appel aux interactions entre les humains au même titre que les liens interrelationnels ; les imageries médicales du cerveau, étudiées à l’Institut national de la Santé, montrent que lorsque le sujet lit des phrases à propos de la religion, qu’il peut accepter ou rejeter, c’est le même réseau du cerveau, celui lié au processus du comportement social humain, qui entre en fonction.

Notre désir de réciprocité, notre tendance d’attribuer à une origine inconnue notre nature humaine, notre recherche d’amour romantique, notre aversion de l’autre hors du groupe, et notre loyauté sans faille au groupe parental ou allié proviennent des adaptions psychologiques liées à la religion. La religion a su joué de ces traits. La rivalité entre les Sunnites et les Shiites, cultes d’expression musulmane, par exemple ou les disputes doctrinales entre les Protestants et les Catholiques reflètent bien un effet de groupe.

En plus de ces facultés d’adaptation, l’homme a développé une remarquable capacité, celle de penser comme autrui afin de créer, préparer des interconnections avec un interlocuteur invisible. De temps en temps nous pouvons utiliser notre réflexion en fonction de notion de temps, de lieux et de circonstances. Nous nous demandons qui pourrait effectuer un travail à notre place ; nous sommes capables de nous projeter dans l’avenir ; nous pouvons revivre des évènements du passé. Rien de plus aisé pour nous de parler avec les morts, de nous adresser avec respect aux dieux et de les prier.

Là où certains voient une moralité imposée par les dieux ou la religion, la science découvre une stratégie d’adaptation transmise par la sélection naturelle.

Le professeur Paul Bloom de l’Université de Yale a remarqué combien « il était bénéfique pour les hommes de travailler ensemble… ce qui peut signifier qu’ils ont été adaptés pour mesurer et la gentillesse et la méchanceté d’autrui. » Dans leur travaux de recherche Bloom et son équipe ont découvert que de petits enfants d’une année présentaient des aspects d’un sens inné du bien et du mal, et même du juste et de l’injuste. Une expérience mettait en situation une marionnette escaladant une montagne, puis une deuxième marionnette entrait en jeu pour aider ou gêner la première ; les nourrissons choisissaient spontanément la marionnette venant en aide à la première. Ils étaient capables d’émettre un jugement social modéré, allant dans le sens d’une réponse morale.

Michael Tomasello, psychologue comportementaliste dirigeant le département d’Anthropologie évolutionniste de l’Institut Max Plank à Leipzig en Allemagne, a lui aussi examiné la problématique de la morale chez les tous jeunes enfants. Il a, ainsi que ses collègues, produit une très riche documentation prouvant les capacités altruistes des enfants. Selon ce chercheur nous sommes altruistes dès notre naissance et devons très vite apprendre à manifester une stratégie auto-défensive.

Mis à part les adaptations psychologiques et mécaniques acquises, les scientifiques ont mis en avant des explications neurologiques récusant les interprétations de phénomènes considérés comme des preuves de manifestations divines. Le psychologue canadien Michael Persinger créateur du « casque de Dieu » occultant la vue et les sons tout en stimulant le lobe temporal du cerveau, a indiqué que de nombreuses personnes ayant participé à l’expérience avec le « casque de Dieu » prétendaient avoir ressenti une présence à leur côté. Selon leur histoire personnelle et leur culture, elles attribuaient cette sensation de présence, soit à une force surnaturelle, soit à une figure religieuse. Il est tout à fait concevable d’imaginer que la conversion, dramatique, de Paul en route pour Damas ne soit que le résultat d’une crise d’épilepsie du lobe temporal.

Une meilleure compréhension de la neurologie et de la psychologie humaine nous aidera à mieux cerner les fondements de la religion. Certains d’entre eux comme l’attachement au système, nous incitent à manifester une croyance en dieu (frisant l’obsession) et rendent son abandon difficile, voire extraordinairement complexe. Mais c’est possible malgré tout.

Nous nous sentons plus à notre place, en tant qu’espèce, si nous reconnaissons que la religion est une construction d’origine humaine. Il est de notre devoir de considérer les racines des croyances religieuses, et prendre ainsi la vie comme elle vient, tirant avantage d’une capacité d’adaptation de notre cerveau : notre capacité de raisonner.

Imaginez que…


http://articles.latimes.com/2011/jul/18/opinion/la-oe-thompson-atheism-20110718
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