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 La parousia

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SARAI-ESTELLE

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MessageSujet: La parousia   Mar 25 Oct 2011, 21:28

Merci de me dire où je peux trouver sur ce forum des renseignements sur LA PAROUSIA, ou présence du Christ ??
Ce sujet a t-il été développé ??
Le mot PAROUSIA existe t-il réellement dans l'AT en grec ??
Merci
Saraï-Estelle
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le chapelier toqué

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MessageSujet: Re: La parousia   Mar 25 Oct 2011, 22:05

Le mot parousia apparaît bien en Mat-24.3 παρονσίας
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VANVDA



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MessageSujet: Re: La parousia   Mar 25 Oct 2011, 23:02

Citation :
Le mot PAROUSIA existe t-il réellement dans l'AT en grec ??

Tu voulais dire dans le NT, j'imagine.

Oui, le mot "parousia" se trouve dans le NT (en Mat, comme le dit LCT, mais aussi dans des lettres de Paul ou de Pierre), et non, rien n'indique nulle part qu'il soit question d'une "présence" (longue et invisible) mais évoque bien plutôt un "avènement". Désolé d'être si laconique, mais en ce moment, je suis sur-occupé...
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le chapelier toqué

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MessageSujet: Re: La parousia   Mar 25 Oct 2011, 23:21

Pour compléter le message de BB, certains dictionnaires bibliques laissent entendre que parousia indique une venue, par exemple pour un roi ou un personnage important.
Le contexte des évangiles ne permet pas de conclure à une présence messianique durant une période donnée, mais laisse entendre une venue bien visible. (Je parle dans le contexte de la Bible et non selon mes convictions, bien entendu)

Si les Témoins de Jéhovah ne sont pas les seuls à utiliser le mot parousia pour le terme présence, ils constituent la religion qui emploient avec le plus de vigueur ce terme dans ce sens et surtout s'attachent à cette traduction sans vouloir accepter qu'il puisse y avoir une autre compréhension possible.
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Narkissos

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MessageSujet: Re: La parousia   Mer 26 Oct 2011, 00:56

Je serais surpris qu'on n'en ait jamais parlé, mais si on en a parlé je ne saurais pas dire où.
Dans les évangiles, c'est en effet une exclusivité de Matthieu (également 24,37.39).
Mais on le retrouve aussi, au sens plus ou moins "spécialisé" d'avènement du Christ, en 1 Corinthiens 15,23; 1 Thessaloniciens 2,19; 3,13; 4,15; 5,23; 2 Thessaloniciens 2,1.8s (à noter une "parousie" symétrique de celle du Christ pour le mystérieux "impie" effectivement décrit comme une sorte d''anti-christ"); Jacques 5,7s; 2 Pierre 1,16; 3,4.12; 1 Jean 2,28.
Toutefois il est aussi employé chez Paul au sens banal (l'"arrivée" ou la "présence" de quelqu'un d'autre): 1 Corinthiens 16,17 (Stéphanas); 2 Corinthiens 7,6s (Tite); 10,10; Philippiens 1,26; 2,12 (Paul).
On a donc l'impression que c'est progressivement que le mot devient un "terme technique" de l'Eglise pour le "retour glorieux du Christ".
Je pense aussi que la référence de Saraï-Estelle à l'AT grec était une faute de frappe, mais à tout hasard j'ai regardé: on retrouve parousia dans les textes tardifs de la LXX, en Judith 10,18 ("l'arrivée" de Judith); 2 Maccabées 8,12 ("l'arrivée" de l'armée ennemie); 15,21 (la "présence" des troupes qui font face à Judas Maccabée); 3 Maccabées 3,27 (la "présence" des troupes égyptiennes à Jérusalem).
En deux mots, je pense qu'il est assez vain de se battre avec les TdJ sur ce point à coups de dictionnaire: parousia peut, selon le contexte, se traduire par "présence" ou par "arrivée". Seul le contexte permet de savoir, au cas par cas, s'il s'agit d'un "état" ou d'un "événement". Or tous les emplois "eschatologiques" du terme pointent vers un "événement", le plus souvent soudain et imprévisible (relire Matthieu 24,36ss). D'une certaine façon, la Watchtower fournit elle-même la démonstration pratique de l'inanité de sa thèse, car quand on interprète la "parousie" comme une "période" qui a déjà commencé, on se place ipso facto en dehors du champ de signification des textes (comme on l'a vu à propos de "l'esclave fidèle et avisé", bien que Matthieu 24,45ss n'emploie pas le mot parousia: si le retour du maître est encore à venir, la parabole fonctionne comme une mise en garde à l'adresse des détenteurs d'autorité; s'il a déjà eu lieu, elle devient, au contraire, une prophétie validant inconditionnellement une autorité: rien que cette perversion du sens suffirait à montrer que la prémisse est fausse).


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SARAI-ESTELLE

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MessageSujet: merci   Mer 26 Oct 2011, 03:44

merci pour ces précisions..
Elles seront utiles pour une amie en route pour une possible douloureuse sortie de l'organisation!!!
Tout est si difficile quand on commence " à voir " !!
Bonsoir !
Saraï-Estelle
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MessageSujet: Re: La parousia   Mer 26 Oct 2011, 11:45

La notion de "présence invisible" a été un moyen très efficace d'effacer les echecs de prédictions de la WT ... ce n'est pas la prédiction qui s'est révélée fausse mais notre façon de l'attendre .... 1914 (intinialement la parouise correspondait à 1874) était une date fiable et valide mais nous nous sommes trompés sur le type de retour.

La WT avance l'idée qu'en Mt 24:37-39 la parousia du Fils de l’homme est mise en parallèle avec les “ jours de Noé ”, ce qui montre à l’évidence que ce mot signifie bien “ présence ”.

Mais au verset 36, Jésus commence par nous prévenir que nul ne connaît « ce jour-là et cette heure-là ». Il serait donc logique de penser qu’il anticipe sur ce qui va suivre. Il va donc illustrer ce qu’il vient d’affirmer, en prenant l’histoire de Noé. Et en effet, la « parousia » du Fils de l’homme sera comme furent les jours (l’époque) de Noé car personne ne savait quand viendrait le déluge. Ce dernier doit donc être mis en parallèle avec le déluge qui est venu soudainement, sans que personne ne s’y attende. Et les versets 40 à 41 confirment parfaitement cette lecture. S’il s’était agit de la présence invisible du Christ, en quel sens l’un « sera pris et l’autre abandonné » ?

v 40 "Alors deux hommes seront aux champs : l'un est pris, l'autre laissé"

v 41 "deux femmes en train de moudre ; l'une est prise, l'autre laissée."

Et quand est-il de la mise en garde du verset 42 ?

v 42 "Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître."

Ces versets n’ont logiquement de sens que s’il s’agit d’un évènement soudain et imprévisible, une « parousia » qui correspond à « l’avènement » du Seigneur.

Luc 17 :20-37 nous apporte une précision supplementaire :

"Les Pharisiens lui ayant demandé quand viendrait le Royaume de Dieu, il leur répondit : " La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer"

En Luc 17 est un peu plus détaillé que Mathieu car Jésus prend également comme référence les jours de Lot. On ne peut nier que Jésus parle dans ces deux évangiles du même évènement. Il faut donc comprendre que la venue du Royaume de Dieu correspond à la venue du Fils de l’homme, et donc, à la « parousia » dont il parle en Mathieu 24.

L’expression « ainsi sera la présence du Fils de l’homme. » en Mat. 24 :39 correspond à Luc 17 :30 qui dit : « De même en sera-t-il le jour où le Fils de l’homme doit être révélé. ».



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Narkissos

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MessageSujet: Re: La parousia   Mer 26 Oct 2011, 17:05

http://tjrecherches.chez.com/gentile4.htm (etc.).
La "parousie invisible" de la Watchtower reproduit un schéma fréquent dans le protestantisme "sectaire" du XIXe s., et tout particulièrement dans l'adventisme depuis 1844 au moins (Miller). Les avantages de ce schéma sont nombreux, d'un point de vue "sectaire": outre qu'il permet de recycler (indéfiniment, pour autant que le public marche) en "commencements de la fin" les dates de "fin du monde" périmées, comme le relevait free, il permet aussi d'introduire une rupture entre le "présent", singularisé comme "temps de la fin", et la longue histoire du christianisme, de ses dogmes et de ses interprétations; à ce titre il se combine admirablement avec la doctrine (dont nous avons davantage parlé) de "l'apostasie de l'Eglise post-apostolique", qu'on retrouve aussi dans le dispensationalisme darbyste. Au "temps de la fin" on renoue avec les "origines", en sautant par-dessus une longue parenthèse inutile ou carrément négative; et cela autorise et justifie une certaine "originalité" de doctrine et d'interprétation, ce qui tombe à pic. Cerise sur le gâteau: cette perspective dégage les textes de ce que j'appelais leur "champ de signification" et les rend disponibles pour les interprétations les plus "folles". L'interprétation créatrice des sectaires trouve dans ce recadrage non seulement son "droit" mais sa "matière".
Dans la grande majorité des textes du NT, le retour-du-Christ-en-gloire (qu'on l'appelle "parousie", "venue" ou "arrivée", peu importe) constitue littéralement la fin de l'histoire (aussi au sens narratif, de récit racontable). Ce que l'imaginaire apocalyptique peut décrire "après" (p. ex. fin du monde, résurrection universelle, jugement dernier, monde nouveau dans l'Apocalypse de Jean) n'est pas une simple "suite", en ce sens qu'il y a rupture absolue entre l'"avant" et l'"après". Les "acteurs" du présent, qui sont aussi les destinataires des textes, deviennent au-delà purement passifs. Le retour du Christ marque pour leur potentiel d'action une limite, un horizon absolu. Quand le Christ (re-)vient, "les jeux sont faits, rien ne va plus". C'est face à cet horizon -- parce que le Christ n'est pas encore revenu -- que toutes les paraboles de la vigilance, par exemple, constituent leur sens obvie.
Si maintenant on décrète que le Christ est déjà revenu (invisiblement), alors ces textes perdent l'évidence de leur sens obvie et deviennent disponibles pour les interprétations les plus délirantes. Chaque secte peut se placer au centre de son "temps de la fin", et revendiquer pour elle seule l'autorité des Ecritures, dégagées de tout garde-fous herméneutique. Aucune objection contextuelle ne l'atteint, puisque sa prémisse c'est justement qu'on n'est plus dans le contexte qui a produit les Ecritures.
A cet égard il me semble très significatif que Russell soit entré dans le jeu adventiste en acceptant d'emblée une date de parousie-commencement-de-la-fin en amont ou au début de son "ministère" (1874), plutôt que de recourir à ce schéma après l'échec d'une de ses prédictions à lui. Il a bien vu (au moins inconsciemment) les avantages qu'il y avait à se présenter d'entrée de jeu comme l'homme d'un temps-de-la-fin déjà commencé.
Paradoxalement, je crois que ce qui brise le plus efficacement ce cercle (vicieux ou vertueux selon le point de vue) ce sont les textes du NT qui font un peu la même chose, c.-à-d. ceux qui d'une manière ou d'une autre anticipent ou actualisent la parousie; je pense à des textes comme Jean 14 (je m'en vais et je |re-]viens à vous -- maintenant) ou aux deutéro-pauliniennes (Colossiens-Ephésiens, le Christ est déjà "intronisé" à la droite du Père, vous êtes déjà ressuscités et glorifiés en lui), ou encore à la conclusion de Matthieu: "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde". Car même si cette "présence"-là n'annule pas la perspective d'une "fin du monde" (tout en la repoussant sine die), elle rend dérisoire, par redondance, toute autre "parousie" ultérieure qui aurait exactement les mêmes caractéristiques -- invisible au monde, perceptible aux seuls élus.


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MessageSujet: Re: La parousia   Mer 26 Oct 2011, 18:33

Citation :
Paradoxalement, je crois que ce qui brise le plus efficacement ce cercle (vicieux ou vertueux selon le point de vue) ce sont les textes du NT qui font un peu la même chose, c.-à-d. ceux qui d'une manière ou d'une autre anticipent ou actualisent la parousie; je pense à des textes comme Jean 14 (je m'en vais et je |re-]viens à vous -- maintenant) ou aux deutéro-pauliniennes (Colossiens-Ephésiens, le Christ est déjà "intronisé" à la droite du Père, vous êtes déjà ressuscités et glorifiés en lui), ou encore à la conclusion de Matthieu: "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde". Car même si cette "présence"-là n'annule pas la perspective d'une "fin du monde" (tout en la repoussant sine die), elle rend dérisoire, par redondance, toute autre "parousie" ultérieure qui aurait exactement les mêmes caractéristiques -- invisible au monde, perceptible aux seuls élus

Encore un texte révélateur :

"Oui, maintenant, demeurez en lui, petits enfants, pour que, s'il venait à paraître, nous ayons pleine assurance, et non point la honte de nous trouver loin de lui à son Avènement." 1 Jean 2,28
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Narkissos

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MessageSujet: Re: La parousia   Mer 26 Oct 2011, 20:44

En effet: là où une "présence invisible", actuelle, mais aussi "spirituelle", "intérieure" (au croyant ou à la communauté), est en jeu -- il faut toutefois noter que pour cela le NT n'emploie jamais le mot parousia -- la "parousie" à venir équivaut dès lors à une "épiphanie" ou une "apocalypse", c.-à-d. à la manifestation ou révélation, visible à tous, de la "réalité" dont vivent déjà, invisiblement, les croyants. En 1 Jean 2,28, la "présence présente" est marquée par le verbe "demeurer" (le fameux menein johannique de "l'in-habitation", mutuelle et symétrique -- demeurer en lui comme il demeure en nous), la manifestation-parousie future à la fois par "s'il venait à paraître/se manifester" (éan phanerôthè, avec une intéressante nuance d'éventualité) et par "à son avènement" (en tè parousia autou). "Parousie" et "manifestation" deviennent pratiquement synonymes: deux désignations interchangeables de "l'horizon" dernier.
Cette continuité de la "présence invisible" (présente) à la parousie-manifestation-révélation visible (future) est un des traits les plus remarquables de la Première de Jean. Voir, tout de suite après, 3,2s: "Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons ne s'est pas encore manifesté (oupô ephanerôthè) mais nous savons que, quel que soit le moment de sa manifestation (éan phanerôthè), nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur."
A rapprocher entre autres, dans les deutéro-pauliniennes, de Colossiens 3,1ss:
"Si donc vous vous êtes réveillés (= vous êtes ressuscités) avec le Christ, cherchez les choses d'en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non pas à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, se manifestera (phanerôthè), alors vous aussi vous vous manifesterez (phanerôthèsesthe) avec lui, dans la gloire."
La même "logique" est déjà présente, de façon moins thématique et plus métaphorique, dans 1 Thessaloniciens 5, avec un jeu subtil sur la polysémie du "jour" (jour-lumière opposé aux ténèbres de la nuit, jour-temps du jugement à venir comme un voleur... dans la nuit): le jour-qui-vient ne surprendra que ceux qui sont dans la nuit, vous êtes déjà dans la lumière et dans le jour (qui ne saurait être foncièrement autre chose que le jour-qui-vient).
Cette identité de ce qui est déjà là, caché, et de ce qui doit apparaître "manifestement" à la fin, c'est l'essence même d'une anticipation mystique de l'eschatologie qui, de fait, relativise considérablement l'importance de cette dernière, si elle ne la nie pas; et c'est à côté de cela que passent systématiquement ceux pour qui l'eschatologie n'est que matière à calculs et à scénarios futuristes, reliés à l'interprétation d'un "présent" compris platement comme "actualité", le tout fonctionnant indépendamment de CE (ou CELUI) qui est "attendu". Chacun ses goûts, bien sûr, mais il faut quand même remarquer que la tonalité de la "religion" qui en découle est très différente selon le cas: une attente purement "futuriste", "événementielle", "extérieure" de "l'apocalypse" (au sens courant du terme) joue sur l'angoisse (mais aussi sur le désir) de l'irruption d'un "grand inconnu", d'un "tout-autre". En revanche, dans la mesure où ce qui est attendu est la manifestation-révélation de ce(lui) qui est déjà là, le familier et l'intime de l'expérience spirituelle présente, la crainte s'apaise (mais aussi le désir): le tout-autre est tout-autre qu'un autre. Le rapport inverse entre cette perspective (l'identité de l'ultime et du familier) et la crainte est explicite dans la Première de Jean, autour du thème de "l'assurance" (parrèsia) corrélée à l'expérience présente de l'amour, de l'Esprit, de la foi, au rythme d'une dialectique plus berçante (ça me fait penser à du Fauré) que logiquement contraignante:
(3,18ss) "A cela nous saurons que nous sommes de la vérité, et nous apaiserons notre coeur devant lui; car si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur et il connaît tout. Bien-aimés, si notre coeur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance auprès de Dieu."
(4,12ss) "Personne n'a jamais vu Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. A ceci nous savons que nous demeurons en lui, comme lui en nous: c'est qu'il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils comme sauveur du monde. Celui qui reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, comme lui en Dieu. Et nous, nous connaissons l'amour que Dieu a pour nous, et nous l'avons cru. Dieu est amour; celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. C'est en cela que l'amour est accompli parmi nous, pour que nous ayons de l'assurance au jour du jugement: tel il est, lui, tels nous sommes aussi dans ce monde. Il n'y a pas de crainte dans l'amour, mais l'amour accompli bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas accompli dans l'amour."
(Remarque aigre-douce et très personnelle: ces derniers textes restent à jamais liés dans mon esprit aux publications de la Watchtower qui me les ont fait découvrir pour la première fois, dans la "fenêtre bénie" de la seconde moitié des années 70, entre le fiasco de 1975 et la reprise en main consécutive à l'éviction de Raymond Franz et aliorum en 79-80, un temps de grâce et d'exception où elle a semblé s'intéresser, dans le NT, à autre chose que ses dadas habituels. Cf. p. ex. la citation de 1 Jn 3,19ss dans la TdG du 1er août 1977.)


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