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 La conscience et le témoin de Jéhovah

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free



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MessageSujet: La conscience et le témoin de Jéhovah   Ven 24 Jan 2014, 13:36

" Quand des lois humaines semblent contredire la conscience du chrétien, les Témoins de Jéhovah appliquent alors un autre principe apostolique : « Nous devons obéir à Dieu, en sa qualité de chef, plutôt qu’aux hommes. »
http://barbey.jimdo.com/neutralit%C3%A9-chr%C3%A9tienne/

Voici l'analyse que propose Mr Barbey.

Sur la question du sang et d'autres sujets, la WT explique les TdJ font des choix en fonction de LEUR conscience.
Il me semble qu'il existe un dilemme entre l'obéissance que doit manifester le TdJ vis-à-vis du CC et l'exercice de sa liberté de conscience.

Par exemple la TG (w07 1/4 p. 21-25 "Soyons fidèles au Christ et à son esclave") assimile la soumission du TdJ envers le CC à celle qu'il doit au Christ (" Par conséquent, quand nous nous soumettons fidèlement à la direction donnée par l’esclave fidèle et son Collège central, nous nous soumettons à Christ ") et définit l'obéissance vis-à-vis du CC comme un  devoir sacré.   (http://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/2007245)

Quelle marge de manoeuvre a un TdJ dans l'exercice de sa conscience quant il doit considéré l'obéissance au CC comme devoir sacré ?


Dernière édition par free le Ven 24 Jan 2014, 17:01, édité 1 fois
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le chapelier toqué

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Ven 24 Jan 2014, 16:47

Je ne veux pas trop m'avancer mais il me semble que Mr. Barbey est lui-même témoin de Jéhovah


Dernière édition par le chapelier toqué le Sam 25 Jan 2014, 13:56, édité 1 fois
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seb

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Sam 25 Jan 2014, 12:43

Mon frère et ma sœur s'en servent systématiquement comme excuse, en disant que leur "conscience" leur interdit telle ou telle action.

Selon ma sœur, c'est sa "conscience" qui lui dicte de ne pas trop me voir, et qui l'a faite s'asseoir au fond de la salle lors de l'enterrement de maman. Lorsque j'entends "ma conscience me dicte telle ou telle action", je traduis immédiatement "la secte me dicte telle ou telle action". Car, au fond, c'est bien comme cela qu'il faut le comprendre.

Séb

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le chapelier toqué

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Sam 25 Jan 2014, 15:08

Il est relativement plus facile de laisser sa conscience se modeler à l'aune de prescriptions toutes prêtes, à l'image des questions à choix multiples dont une seule réponse convient à la question, plutôt que d'exercer sa conscience à se définir par rapport à une situation ou une question particulière. Faire un choix personnel qui peut nous mettre dans une relation difficile, voire impossible quant au suivit de notre chemin spirituel est sans doute, dans un premier temps, désagréable et produit une sensation de malaise.
En effet, pendant des années nous avons appris à réagir selon un format tout préparé qui donne l'impression d'une prise de décision personnelle, alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins, de l'absence de choix personnel, puisque nous avons suivi l'idée développée par une autorité spirituelle.

Le malaise qui nous envahit, lorsque nous décidons de notre propre fond de faire telle chose ou de ne plus faire telle chose, nous procure des sensations de liberté mais peut aller jusqu'à nous éblouir et nous faire perdre notre certitude et notre bon sens.
Dès lors, il ne faut pas s'attendre à entendre autre chose que des choix pré formatés de personnes qui sont encore sous l'influence d'un homme, d'un groupe d'hommes voire d'une religion ou société, dont la hiérarchie est détachée de toute vie normale, prisonnière qu'elle est elle-même du système qu'elle a contribué à créer et dont elle entretient le fonctionnement. Car il y a parfois cette réalité qui peut nous échapper: toutes les personnes engagées au sein d'un mouvement, quelque soit leur degré de responsabilité est prisonnière du mouvement. Pour certains se détacher un tant soit peu de l'orthodoxie proclamée peut signifier la perte d'un pouvoir, d'une situation matérielle, voire d'un engagement tenu depuis des dizaines d'années avec des conséquences non négligeables.
Le dénonciation d'erreurs, la renonciation à la poursuite du soutien à l'organisation est, dans un tel cas, sans doute inenvisageable à tel point que lorsqu'un membre est exclu c'est un peu comme si celui qui se posait des questions voyait dans cette exclusion sa propre mise en quarantaine éventuelle, pensée qui le pousse à rejeter tout velléité à l'encontre du mouvement.
En plus de cela, un nombre non négligeable de personnes à l'intérieur du mouvement, du proclamateur lambda jusqu'au membre du Collège central, croit sincèrement être membre de la religion qui se rapproche le plus des premiers chrétiens.
Bien sûr nous savons que cette dernière assertion ne tient pas, puisque les premiers chrétiens, pour autant que l'on puisse les connaitre, étaient divisés entre eux et professaient des cultes suivant des lignes qui parfois les amenaient à se considérer comme des ennemis.

Si nous avions l'occasion de discuter avec des catholiques pratiquants convaincus et si nous avions été pendant un certain temps leurs frères spirituels, nul doute que nous devrions faire face à des remarques peu amènes pour avoir délaissé "la sainte mère l'église catholique", nous constaterions également combien ces personnes réagissent, elles-aussi, selon des schémas bien établis, qu'elles ne remettent pas en question, tout en prétendant qu'elles prennent leur décision en leur âme et conscience.

J'espère, Seb, que mon explication puisse apaiser ton ressentiment que je comprends parfaitement, mais qui ne te permet pas de progresser et surtout parasite ta vie et tes pensées. Très sincèrement si quelqu'un était venu me parler il y a 15, 20 ans pour me dire que l'organisation des Témoins n'est qu'une organisation humaine et que mes décisions ne sont pas miennes dans l'absolu, mais qu'elles découlent de ce que j'ai lu, entendu à la salle du royaume, je ne pense pas que j'aurais été plus attentif que cela à de telles remarques.

Il y a un moment ou tout un chacun se trouve dans un temps d'écoute favorable ou il est prêt à entendre ce qu'il se cachait ou ce qu'il n'avait pas remarqué. C'est dans de tels instants que nous pouvons faire part de nos convictions, car ne plus croire en Dieu ou ne plus l'aborder comme le font les Témoins c'est aussi manifester une conviction.

Ta sœur a vécu des moments difficiles son parcours de vie n'a pas été toujours simple, elle se trouve actuellement dans une période ou il lui suffit de suivre ce qu'elle lit, entend. Elle n'a plus besoin de se poser des questions pour savoir si elle va s'en sortir, sur ce qui l'attend demain. Que peux-tu lui apporter dans une telle situation? Rien de positif (selon son point de vue) sinon de douter à nouveau, de devoir à nouveau opérer des choix délicats, pour quel résultat.

Le problème vient de ce la connaissance que tu as acquise et que tu considères comme une valeur ajoutée qui pourrait aider ta sœur dans sa vie. Alors que de son côté elle te considère comme celui (du moins je le suppose à défaut d'avoir pu discuter avec elle de ce sujet) qui peut éventuellement la déstabiliser.

La cérémonie que tu as organisée pour l'enterrement de ta maman peut faire réfléchir ta sœur même si elle ne va pas te le dire de façon directe. Tu as prouvé l'amour que tu avais, que tu as toujours, pour ta maman, de plus tu as aussi manifesté un esprit d'ouverture en tenant compte de l'engagement spirituel de ta sœur et de ton frère. Ils en sont, j'en suis sûr, reconnaissant car tu leur as permis de cette façon d'être présents en ces instants si intenses et émouvants, le moment de dire adieu à un parent décédé. Laisse leur le temps de réfléchir sur la conduite que tu as manifesté, mercredi dernier, ne dit rien de plus. Parfois un silence en dit plus que de longues paroles. C'est tout le bien que je vous souhaite à toi et à ta sœur et à ton frère.
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Frere toc

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 26 Jan 2014, 10:40

Cher Seb,
Pour poursuivre sur l'idée du chapelier, bien que je n'ai pas la "chance" de connaitre ton frère et ta sœur, je suis persuadé, te connaissant, qu'il doit y avoir une (grosse) part de bon en eux.
Et pour parler de mon cas personnel, je dirai que tout ces moments particuliers sont comme les morceaux d'un puzzle. A l'enterrement d'un oncle je suis entré dans l'église, j'ai assisté à la cérémonie (debout tout au fond de l'église), et évidement j'étais critique -en tant que TJ- sur la façon de faire, mais quelque part en moi un événement s'est produit. Quelques années plus tard lors d'une autre occasion tout aussi triste j'ai agi différemment, en profitant de l’expérience acquise la première fois (je me suis assis à une chaise, au dernier rang certes). Et je fut moins critique, plus à 'écoute des différences, un second morceau du puzzle m'apparu.
Au fil de ma vie j'ai accumulé des petits morceaux de ces difficultés à corréler ce que l'on m'avais appris avec les réalités du terrain, tant au travail avec mes collègues 'du monde', que dans des situations difficiles telles que celles-ci avec la famille 'non TJ'.

il m'a fallu attendre plusieurs dizaines d'années avant que tout les morceaux de ce 'puzzle' que j'avais accumulé dans le fond de moi ne s'assemble enfin lors d'un déclic final, en te rencontrant Seb ! Ta question sur 1914 à cristallisé tous ces moments, toutes ces questions laissées sans réponses. C'est à ce moment là que j'ai sût qu'il fallait que je fasse un choix. Ou j'enfouissait à nouveau tout cela au fond de moi, et je continuai à me bercer d'illusion, ou j'étais sincère et j'allai jusqu'au bout des explications.

Ces processus sont long à mettre en oeuvre. Et les moments de 'grâce' sont peu nombreux... Je croit que tu as offert à ton frère et ta sœur, un de ces moment d'existence qui peuvent les faire réfléchir ... comme le chapelier, si tu me permet de te faire un conseil : laisse le temps au temps. chacun doit faire son propre chemin, et tu le sais car nous en avons discuté ensemble: c'est en insistant pour ou contre telle ou telle chose qu'un TJ, prenant toujours le contre-pied, s'enfoncera dans sa croyance sectaire qui le sécurise. C'est une forme de protection mentale lorsque le stress devient trop fort. Un bouclier de protection qu'il vaut mieux éviter de mettre en branle.

J'ai bon espoir qu'un jour ton frère et ta sœur finiront par s'éveiller, et ils s'apercevront à ce moment là de ce que tu auras fait pour eux. Peut-être même s'en aperçoivent t-ils déjà, mais ils ne peuvent pas te le dire...
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free



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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Mar 28 Jan 2014, 13:41

Question : Le NT aborde-t-il la notion de « liberté de conscience » ou du « agir en conscience » ? Il me semble que tu as déjà analyser cette question … sur ton blog peut-être ? Comment un croyant qui reconnait l’autorité suprême de Dieu ou dune autorité religieuse, peut-il agir en fonction de sa conscience ?


Réponse :

Je pense que la question a déjà été discutée (probablement plus d'une fois) sur le forum (sans doute par rapport à l'utilisation de la notion de conscience par la Watchtower), mais je ne sais plus où; sur le blog je vois que le mot revient assez souvent (http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=1664482&query=conscience), mais je n'ai pas souvenir d'en avoir fait là de véritable "analyse".



Dans le NT, le mot (en grec sun-eidèsis, de même formation que la con-scientia latine) revient une trentaine de fois (Actes 23,1; 24,16; Romains 2,15; 9,1; 13,5; 1 Corinthiens 8,7,10,12; 10,25,27,28,29; 2 Corinthiens 1,12; 4,2; 5,11; 1 Timothée 1,5,19; 3,9; 4,2; 2 Timothée 1,3; Tite 1,15; Hébreux 9,9,14; 10:2,22; 13,18; 1 Pierre 2,19; 3,16,21); son sens ne se distingue guère de celui de la "conscience" (morale) en français (à ma connaissance, on n'a jamais songé à le traduire autrement): c'est "l'effet de miroir" ou de "réflexion" morale propre à l'homme qui tout en agissant, avant d'agir ou après avoir agi se regarde agir (instantanément, par anticipation ou rétrospectivement) pour apprécier et juger son action (en l'approuvant ou en la désapprouvant, comme dit Romains 2). En grec, en latin comme en français le mot (étymologiquement "savoir avec") dit assez bien cette faculté "auto-critique" qui implique distance à soi-même et retour sur soi. Dans une langue moins abstraite comme l'hébreu, il n'y a pas de mot spécial pour ça, mais la même expérience est décrite par référence au "cœur" (qui, comme on l'a souvent noté, est plus "intellectuel", plus "moral" et moins exclusivement "sentimental" que le "cœur" en français).

En passant en revue les occurrences néotestamentaires, tu constateras que l'idée d'"agir en conscience" (= en accord avec soi-même) est très fréquente (dès les premières références); il me semble qu'on s'approche de celle de "liberté de conscience" notamment dans 1 Corinthiens 8 et 10 (au sujet des idolothytes) -- et aussi en Romains 14 qui n'utilise pas le mot "conscience" mais parle de "foi" dans un sens analogue.


Quant à ta dernière question, je ne vois pas de contradiction de principe entre l'autorité divine (toujours plus ou moins médiatisée par une autorité religieuse, ne fût-ce que sous la forme du livre ou de la tradition) et l'usage de la "conscience". On peut dire que la transcendance complique la conscience en démultipliant le jeu de miroirs (je me regarde, Dieu me regarde, je me regarde sous le regard de Dieu qui me regarde me regarder !); mais même dans une "conscience athée" il y a de la transcendance -- je me regarde comme un dieu (juge) me regarderait -- et je ne suis pas sûr que ça change grand-chose. Cela dit il peut y avoir conflit entre la conscience morale et l'autorité divine, mais c'est plutôt un problème "moderne": cf. la lecture que Kierkegaard fait du sacrifice d'Isaac, où l'ordre de Dieu à Abraham s'oppose à la "conscience" morale de celui-ci (comme le "religieux" à l'"éthique", cf. nos échanges précédents). Bien entendu, cette problématique-là est tout à fait absente du récit de la Genèse, qui n'a rien de "moral".

Comme je doute que tout cela réponde à tes préoccupations, je vais redire ce que j'ai souvent dit à propos de l'usage particulièrement "tordu" (selon moi) de l'appel à la "conscience" par la Watchtower. D'abord il est ambigu: dans certains cas (p. ex. les transfusions), "agissez selon votre conscience" ça veut dire: faites exactement ce qu'on vous dit de faire mais prenez-en l'entière responsabilité, ne venez pas dire ensuite que vous l'avez fait parce qu'on vous a dit de le faire, même si c'est vrai ! Dans d'autres cas (p. ex. les dérivés sanguins "autorisés"), ça veut dire: vous avez effectivement le choix, faites ce que vous voulez mais sachez que vous décidez sous le regard de Dieu qui vous regarde décider, et que si vous n'êtes pas convaincus de bien faire il vous jugera, non parce que "c'était mal", mais parce que vous n'étiez pas convaincus que "c'était bien". Dans les deux fonctions de la même formule, l'autorité religieuse se décharge sur la "conscience" individuelle de sa responsabilité d'interdire catégoriquement ou d'autoriser sans réserve. Il y a là deux formes de lâcheté: envers les hommes (autorités "profanes"), lorsqu'elle interdit effectivement et n'assume pas la responsabilité (juridique) de l'interdiction; envers Dieu, quand elle autorise effectivement et n'assume pas (devant Dieu) la responsabilité de l'autorisation. Dans ce dernier cas l'effet psychologique sur les "consciences faibles" au sens paulinien, c.-à-d. les plus scrupuleuses, peut être dévastateur: ou bien le scrupuleux agira effectivement selon sa conscience (p. ex. refusera un traitement médical "laissé à sa conscience" par l'organisation, et en subira les conséquences sans que celle-ci y soit pour rien), ou bien il la violera et portera seul tout le poids de sa culpabilité morale. Sans compter que la culture de l'ambiguïté favorise (si l'on peut dire) les "consciences faibles": quand la même formule ("agir selon sa conscience") signifie tantôt une interdiction formelle, tantôt une autorisation conditionnelle, celui qui s'y perd un peu dans ce jeu sémantique aura tendance à se replier sur la seule position qui lui paraîtra religieusement sûre: quand on me dit que tel acte est laissé à ma conscience, le plus sûr est de m'en abstenir... (Spermologos)
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seb

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Sam 01 Fév 2014, 12:56

Bonjour à tous et merci pour vos messages. Désolé de ne répondre que maintenant, mais les derniers jours ont été assez difficiles.

Vos analyses sont très intéressantes et pertinentes. En effet, je mesure plus que jamais les problèmes de conscience maintenant que j'ai - enfin! - la sensation d'avoir le pouvoir de décision dans ce qui arrive dans ma vie. Pendant des années, j'ai eu l'impression de subir. J'ai subi l'ostracisme de mon frère, de ma sœur et de mon père. J'ai subi leurs regards réprobateurs, leurs critiques "sectaires" de mes critiques "anti-sectaires", l'impression d'être toujours la dernière roue du carrosse, mais celle dont on usait et abusait quand on en avait besoin.

Pendant ces années, j'ai nourri de plus en plus de ressentiment. Ce ressentiment m'a fait agir avec de plus en plus de mépris et d'intolérance, du mépris et de l’intolérance qui se sont nourris par leur mépris et leur intolérance à eux, comme dans un cercle vicieux. J'ai pensé punir mon frère et ma sœur de leur attitude envers moi, et j'ai pensé que l'enterrement de ma mère et ce qui allait s'ensuivre serait l'occasion de me faire justice, histoire de finir une bonne fois pour toutes ces relations qui me font souffrir et ne m'apportent rien.

Seulement, maintenant que le temps est venu, je me suis rendu compte que je n'avais plus envie de ça. Je ne me suis pas vengé. J'ai offert à ma mère un enterrement digne, et j'ai reçu des félicitations de partout pour la manière dont la cérémonie s'est déroulée. J'ai pensé punir mon frère pour avoir montré plus d'intérêt pour l'argent que pour ma mère alors qu'elle était mourante, mais je constate que ma conscience - et on parle vraiment de ma conscience intérieure et personnelle, et pas de celle venant d'une quelconque autorité - m'interdit de le faire.

Aujourd'hui, j'ai seulement envie que tout cela s'arrête. J'ai envie de passer à autre chose, et d'apprendre à vivre en me passant de tout ce que je prenais pour essentiel, en laissant tout derrière moi en ne gardant rien, si ce n'est les leçons que la vie m'a offert.

Je comprend que faire table rase du passé et oublier jusqu'à l'existence de mon frère et de ma sœur sera la seule manière d'enfin me reconstruire. Si je ne le fais pas maintenant, jamais je ne le ferais, et je vivrais toujours dans un espoir illusoire et en souffrance de constater que cet espoir ne se réalise pas.

Séb

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Sparlock

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Sam 01 Fév 2014, 15:32

Seb, on ne se connait pas, meme pas virtuellement puisque je suis tout nouveau sur le forum, et je ne peux qu'imaginer cette longue épreuve mais je voulais quand même te dire courage...
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le chapelier toqué

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Sam 01 Fév 2014, 22:59

Cher Seb, c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai lu ton dernier message à propos de la conscience et précisément de ta conscience, ou du moins du travail qui s'est fait en toi dans le courant de ces dernières semaines.

L'enterrement de ta chère maman était un très beau témoignage à propos de la personne qu'elle était, mais aussi et surtout de la foi solide qui l'animait. J'ai ressenti non seulement de la tristesse mais aussi une grande tranquillité. Le prêtre qui a présidé la cérémonie s'est montré très encourageant et a tenu compte des convictions de ton frère et de ta sœur de façon à ne pas les heurter et tu es certainement responsable dans ce choix. Je ne peux que t'en féliciter. Tous les deux ils ont pu constater que ta maman avait une conviction différente de la leur, mais qu'elle n'était en rien méprisable ou critiquable et plus déméritante que celle des Témoins.

Tu as fait un pas en avant pour rencontrer ton frère et ta sœur lors de cette journée. Tu écris:

Citation :
Aujourd'hui, j'ai seulement envie que tout cela s'arrête. J'ai envie de passer à autre chose, et d'apprendre à vivre en me passant de tout ce que je prenais pour essentiel, en laissant tout derrière moi en ne gardant rien, si ce n'est les leçons que la vie m'a offert.

Je comprend que faire table rase du passé et oublier jusqu'à l'existence de mon frère et de ma sœur sera la seule manière d'enfin me reconstruire. Si je ne le fais pas maintenant, jamais je ne le ferais, et je vivrais toujours dans un espoir illusoire et en souffrance de constater que cet espoir ne se réalise pas.

Je te comprends parfaitement et je pense que tu agis avec sagesse en voulant passer à autre chose. Je l'avais déjà dit: un silence en dit parfois plus long que de vains discours.
Sans doute tu auras du mal en laissant ton frère et ta sœur derrière toi, mais il est parfois nécessaire de faire table rase du passé.

Cette situation n'est pas le monopole de personnes quittant les rangs des Témoins, dans bien d'autres situations des familles ne se sont plus parlé du tout. Je souhaite qu'il n'en soit pas de même pour toi et ta famille. Mais je pense que tu as besoin de prendre une décision difficile mais salutaire.

Tu peux compter sur les amis du forum.
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 02 Fév 2014, 09:58

Bonjour à tous ,
Je me joins a l'idée de passer à autre chose. Tu le sais Seb, nos parcours sont dans les grandes lignes identiques. Cette année sera la dixième , que ma famille a décidé de ne plus entretenir de relation familial digne de ce nom.
Je n'ai plus partagé la vie de mes frères et de ma sœur charnel. Ne connaissant plus mes neveux et nièces, ne pas avoir été là pour leur mariage. Bien que mes parents soit encore vivant , ils m'interdisent pas leur comportements de leur témoigner toute mon affection de fils ,dont apparemment ils étaient fières quand j'étais TJ.
Comme toi, j'ai fuît. J'ai la joie de prendre soin de ma femme et de mes deux enfants,ils me procurent une certaine paix. Mon travail d'itinérant m'oblige a bouger, penser à autre chose,me sentir utile.
Avoir des projets , même si nous savons que tout est du vent et nécessaire pour notre stabilité .

Malgré tous cela , la souffrance, l'injustice, la tristesse est comme une plaie cicatrisé mais bien présente en nous. Il faut faire avec, je me dis que je ne suis pas le seul. La preuve en est vous êtes tous là pour témoigner.
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 02 Fév 2014, 13:21

Merci!

Vos réactions prouvent que seule une conscience libre est une conscience digne de ce nom. Lorsqu'on laisse sa conscience être dirigée par d'autres, cela amène le malheur sur nous et sur nos proches.

En tout cas, même si je passe à autre chose, je ne vous laisserais pas. Je garde ce qui me fait du bien et me défait de ce qui me fait du mal. C'est tout.

Séb

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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 02 Fév 2014, 14:32

Citation :
la "conscience" par la Watchtower. D'abord il est ambigu: dans certains cas (p. ex. les transfusions), "agissez selon votre conscience" ça veut dire: faites exactement ce qu'on vous dit de faire mais prenez-en l'entière responsabilité, ne venez pas dire ensuite que vous l'avez fait parce qu'on vous a dit de le faire, même si c'est vrai !

Cette volonté de ne pas assumer la responsabilité des conséquences des directives que donnent la WT à ses adeptes est illustrée dans le cas du service civil, la hiérarchie jéhoviste avait demandé (jusqu'en 1995-1996 je crois) au TdJ de n'accepter aucune forme de service civil, ce qui s'était traduit par des peines de prison.


En effet la Tour de Garde du 1/05/96 proposait cette nouvelle compréhension :

" Qu'en est-il si l'État réclame d'un chrétien qu'il effectue pendant une certaine période de temps un service civil qui soit une forme de service national sous administration civile ? Là encore, le chrétien doit prendre lui-même la décision que lui dicte sa conscience éclairée. " Tous (...) nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu. " (Romains 14:10). Le chrétien ayant affaire à une exigence de César doit étudier et méditer la question dans la prière. Il serait sage également qu'il en discute avec des chrétiens mûrs de la congrégation. Après quoi, il prendra lui-même sa décision. - Proverbes 2:1-5 ; Philippiens 4:5. "


De 1963 à 1995-96 sur la base de quoi les TdJ refusaient-ils le servive civil ?


 Afin de se  décharger de sa responsabilité sur les fidèles, la WT proposa analyse suivante :

" Certains Témoins ont souffert à un moment de leur vie pour avoir refusé de participer à une activité à laquelle leur conscience ne trouverait, aujourd'hui, rien à redire. C'est ce qui a pu se passer, par exemple, il y a plusieurs années en rapport avec certaines formes de service civil. Un frère peut estimer qu'il pourrait, à présent, accomplir ce service civil en toute bonne conscience sans faire violence à sa neutralité de chrétien à l'égard du présent système de choses. (...)
Comment pourrait-on regretter d'avoir, pour écouter sa conscience, pris fermement position en faveur de Jéhovah ? En défendant fidèlement les principes chrétiens tels qu'ils les comprenaient ou en obéissant aux incitations de leur conscience, ils se sont montrés dignes de l'amitié de Jéhovah. À n'en pas douter, il est sage de ne rien faire qui puisse troubler notre conscience ou qui risque de faire trébucher autrui. Sous ce rapport, nous pouvons nous inspirer de l'exemple laissé par l'apôtre Paul. - 1 Corinthiens 8:12, 13 ; 10:31-33. " (" Affermissons notre confiance dans la justice de Dieu " Tour de Garde du 15/08/1998. Page 17)


La question reste à savoir si ce sont bien " les incitations de leur conscience " qui les ont poussés à agir ainsi et pas " les incitations " de leur hiérarchie.


Dernière édition par free le Lun 03 Fév 2014, 18:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 02 Fév 2014, 16:33


Paul revendique souvent son autorité sur les communautés qu'il fonde.  Ses visites, ses lettres, ou l'envoi de ses collaborateurs, montrent bien d’ailleurs que, même après son départ, il reste la seule véritable autorité dans ses communautés. Et toute mise en cause de sa personne semble être une atteinte à la vérité de l’Évangile (Ga 1,6-10) ! 



Paul s'interdit pourtant d'en faire une mainmise sur les communautés qu'il fonde ou accompagne. Loin de vouloir tout contrôler ou régenter (2 Co 1,24) :


"Non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons à votre joie ..." (2 Cor. 1:24).
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 02 Fév 2014, 17:52

Paul a demandé de la part des Eglises qu'il a fondé une obéissance absolue, d'autre part, il n'hésite pas à avouer sa fragilité et sa faiblesse (1 Co 2,3 ; 2 Co 1,Cool ... on se retrouve dans le paradoxe de l'exercice de l'autorité, entre tendresse et fermeté. Cette autorité intransigeante a constitué un obstacle à l'autonomie des Eglises même si l'autorité de Paul a revêtu une forme paternaliste, elle a dû écraser les chrétiens et les empêcher d'agir en conscience. Pourtant Paul encouragé les Eglises a assumer leurs propres responsabilités :



"Ne vous conformez pas à ce monde-ci, mais soyez transfigurés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréé et parfait." Rm 12.2
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 02 Fév 2014, 20:19

Voici ce que rapporte Raymond Franz dans son livre Crise de conscience, page 151:

Citation :
Le 18 octobre (1978), il y eu une discussion du sujet, mais pas de vote. Le 15 novembre, les seize membres [du Collège central] étaient présents et onze votèrent pour changer la règle afin que le Témoin dont la conscience lui permettait d'accepter un tel service ne soit pas automatiquement classé dans la catégorie de ceux qui sont infidèles à Dieu et dissocié de la congrégation. Il y avait une majorité des deux tiers [deux tiers du nombre des membres du Collège central, nécessaire pour faire passer une règle]. Fit-on le changement?
Non, car après une courte pause, Lloyd Barry, membre du Collège central, qui avait voté avec la majorité en faveur du changement, annonça qu'il avait changé d'avis et qu'il voterait pour la continuation de la politique traditionnelle. Cela annula la majorité des deux tiers. Un vote ultérieur, avec quinze membres présents, donnait neuf en faveur du changement, cinq contre, et une abstention.

Voilà qui jette une lumière crue sur les réunions du Collège central au moment de prendre une décision. Certes, nous ne pouvons pas refuser la possibilité aux membres de ce gouvernement religieux d'exercer leur doit à utiliser leur conscience au moment du choix. Mais accordent-ils également ce même droit aux milliers d'hommes, souvent jeunes, confrontés à ce problème?

Lloyd Barry a-t-il été repris pour avoir modifié son vote au retour d'une pause?

Le jeune chrétien avait le choix de suivre la décision, arbitraire, du Collège et s'exposer à une peine de prison aussi inutile qu'incompréhensible puisqu'il avait bien du mal à justifier son refus du service alternatif, ou de décider d'effectuer ce service et se voir exclu de la congrégation.
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Jeu 06 Fév 2014, 12:56

L'appartenance à une religion met en tension l'exercice de la conscience du croyant et son obéissance aux règles de son Eglise ... Obéir à sa conscience ou à son Eglise ?

Les Eglises parlent souvent "d'une conscience éduquée" ... terme ambigüe et qui révèle que la conscience  n'est pas un absolu. Pour certaines Eglises on ne peut pas évoquer la conscience morale sans parler de sa formation. Cela pose la question de savoir QUI est habilité pour former la conscience du croyant.

Les autorités religieuses affirment que la cosncience ne peut pas s'affranchir par exemple d'une lecture sérieuse de l'Écriture ... mais cette lecture doit se faire uniquement à l'intérieure de la doctrine officielle de l'Eglise ?

Par exemple, la WT demande aux TdJ de lire ses propres publications avant de prendre une décision "en cosncience".
L'Eglise Catholique indique que la conscience doit se nourrir de la tradition et de l' expérience des autres croyante.

Un croyant qui agit uniquement par sa conscience peut-il être assimiler à un individu abandonné ou individualiste alors qu'un croyant qui manifeste une obéissance totale à la hiérarchie de son Eglise à un "soldat" ?
La WT cite souvent d'ailleurs Prov 18,1 (" Celui qui se tient à l'écart recherche son propre désir; il se déchaîne contre toute raison." NBS -“ Qui s’isole cherchera son désir égoïste ; il se déchaînera contre toute sagesse pratique. ” TMN ) pour décourager toute tentative d'autonomie.

 Je trouve que c'est un sujet complexe mais je suis persuadé que la conscience se construit dans le dialogue.

D'ailleurs les livres comme "Question de conscience" et "crise de conscience" illsutre la difficulté d'exprimer sa conscience dans une religion.


Dernière édition par free le Jeu 06 Fév 2014, 18:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Jeu 06 Fév 2014, 16:13

Deux petits détails concernant ton post de ce matin:

1. La phrase "Les Eglises parlent souvent "d'une conscience éduquée"..." m'a un peu amusé, car je n'ai pas souvenir d'avoir entendu cette expression ailleurs que chez les TdJ; même s'il est tout à fait exact de dire qu'il n'y a pas de "conscience" qui ne soit tributaire d'une "éducation", religieuse ou laïque d'ailleurs: avant qu'une "conscience" se distingue de son "éducation" et se retourne éventuellement contre elle (ce qui peut arriver partout), il faut d'abord qu'elle l'ait reçue... (Spermologos)



Je trouve quand même l'expression "conscience éduquée" équivoque et propre à toutes les manipulations, à titre d'exemple voivi un extrait d'une TG :

" C’est pourquoi chacun devrait se renseigner sur tout traitement proposé et s’assurer qu’il n’est pas contraire à sa conscience éduquée par la Bible. — Galates 6:5 ; Hébreux 5:14.
Un Témoin de Jéhovah considérera ce genre de décision comme un automobiliste aborde une intersection à grande circulation. Si ce conducteur se contentait de suivre la voiture devant lui et d’accélérer au niveau de l’intersection, il pourrait causer de graves dégâts. Un conducteur prudent, en revanche, ralentira et évaluera la densité de la circulation avant de s’engager. De même, les Témoins ne se précipitent pas pour prendre une décision médicale ; ils ne suivent pas non plus aveuglément l’opinion générale. Ils étudient plutôt les choix qui s’offrent à eux et examinent les principes bibliques en jeu avant de prendre une décision. "
(http://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/2011090)

La WT demande au TdJ de ne pas suivre "aveuglément l'opinion générale" mais d'obéir aveuglement à ses directives. L'expression, "sa conscience éduquée par la Bible", signifie en réalité une conscience inféodée aux compréhension de la WT.
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Ven 07 Fév 2014, 12:45

Questions : Je partage tout à fait ton analyse quand tu dis : « même s'il est tout à fait exact de dire qu'il n'y a pas de "conscience" qui ne soit tributaire d'une "éducation", religieuse ou laïque » mais Paul en Rm 2,14 affirme : « Quand des non-Juifs, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ceux-là, qui n'ont pas la loi, sont une loi pour eux-mêmes » … Il semble souligner que la conscience est une force d’action indépendante toutes influences extérieures … cette capacité à faire le bien « naturellement » est innée, ces non-juifs n’ont pas appris d’autrui ou d’une religion à faire le bien, ils ont un sens naturel du bien.



Réponse : Notre problème pour comprendre "Paul", c'est qu'entre lui et nous il s'est passé beaucoup de choses, et notamment la philosophie des Lumières avec son opposition nature / culture -- emblématiquement chez Rousseau: bonté native de l'homme naturel, du "bon sauvage", pervertie secondairement par la société, la civilisation, la "culture". Bien sûr un petit tour de réflexion supplémentaire (au prix parfois d'expérimentations cruelles, comme ces enfants qu'on avait isolés de tout contact humain, en espérant qu'ils se mettent "naturellement" à parler la "langue de Dieu": ils sont tous morts en bas âge) montrera que l'homme sans culture n'existe pas, que là où il y a "homme" il y a toujours une "culture" qui le précède. Difficile cependant pour nous de revenir en-deçà de cette dichotomie, de faire comme si elle n'avait jamais encore été posée, même si nous croyons l'avoir "surmontée". Et c'est pourtant ce qu'il faudrait faire pour comprendre Paul.

Quand Paul parle des "non-Juifs", littéralement des "nations" (ethnè, terme collectif), les envisage-t-il individuellement ou collectivement, séparés de leur "culture" ou intégrés à celle-ci ? Insinue-t-il qu'une "loi naturelle" est à l'œuvre en eux malgré leur "culture païenne", à l'encontre de celle-ci, dans le seul secret des consciences individuelles, ou bien au sein même de cette "culture", qui sans la loi (divine) a tout de même produit des lois morales qui lui ressemblent étrangement et "informent" la conscience "naturelle" des "païens" tout autant qu'elles lui doivent son existence ? Toutes ces questions sont evidemment anachroniques, Paul ne pouvait pas se les poser en ces termes et son texte ne peut pas y répondre; mais elles nous aident quand même, je crois, à percevoir le problème. Il y a assurément dans l'épître aux Romains une critique de la "culture païenne" (chap. 1), mais elle est certainement moins radicale que nous ne sommes portés à le croire (la faute à Rousseau !): et en tout cas ce n'est pas une critique de la "culture" en général qui glorifierait par contraste une nature totalement exempte de culture. Autrement dit, la "nature" des "païens" selon Paul comporte beaucoup de "culture" au sens de Rousseau -- culture païenne, forcément, en l'occurrence, et divine quand même. (Spermologos)  


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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Ven 07 Fév 2014, 14:01

Très connu mais révélateur :

Un chrétien peut-il posséder un chat ?

De nombreux membres du peuple de Jéhovah se sont demandé si les chrétiens pouvaient, en toute bonne conscience, posséder un chat. C’est là une question d’une importance vitale, car le fait de faire trébucher un frère pour lequel Christ est mort revient à se faire ‘ attacher au cou une meule de moulin et à être jeté à la mer ’ (Luc 17:1, 2). Il y va donc de notre salut éternel. Considérons en premier lieu le terme grec felos domestikos, dont les spécialistes s’accordent à penser qu’il est à l’origine du mot français “ chat ”. Il signifie littéralement “ chat domestique contemporain avec toutes ses caractéristiques bestiales ”. En employant ce mot, la Bible montre clairement et sans aucun doute possible que la nature fondamentale des chats est mauvaise ou “ bestiale ”, à l’image de Satan, le “ le grand dragon, le serpent originel ” (Rév. 12:9). Il y a donc de nombreuses raisons pour lesquelles les fidèles serviteurs de Dieu voués devraient utiliser leur conscience éduquée par la Bible pour arriver à comprendre pourquoi les chrétiens ne doivent pas posséder de chat. Con­sidérons les faits suivants avec un esprit ouvert ...

http://www.freeminds.org/foreign/chat.htm
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 09 Fév 2014, 23:40

Concernant l'interdiction du sang et les fractions de sang autorisaient par la WT :


Ce qu'il ne montre pas (et que je trouve particulièrement dégueulasse), c'est que le "oui" après 1982 ou 2000 n'est pas un vrai "oui", mais un "selon-votre-conscience-éduquée" -- éduquée aussi par l'état antérieur de la règle.
Or, même si c'est une espèce en voie de disparition, il y a des TdJ scrupuleux dont la "conscience" ne va pas systématiquement et instantanément se paramétrer sur le degré minimal d'interdit officiel. Autrement dit, qui ne seront pas automatiquement convaincus qu'ils peuvent recourir à des fractions de fractions sanguines, même si la Watch ne les proscrit plus formellement. Ceux-là tremblent devant les sentences du genre "s'il a des doutes, il est déjà condamné s'il mange, car il ne le fait pas avec foi...", telles qu'on lui a appris à les lire.
Et de ceux-là la Watch se lave les mains. Alors qu'elle est responsable, et de s'être mêlée d'"éduquer" leur conscience, et de ne pas avoir le courage de le faire jusqu'au bout en donnant franchement un "feu vert".
Sans doute dans la pratique la tâche de convaincre les scrupuleux d'accepter tel ou tel traitement à base de fractions sanguines incombe-t-elle aux "comités de liaison hospitaliers", avec le mauvais rôle de passer pour les interprètes laxistes de la loi.

Je trouve que dans la situation où s'est mise la Watchtower, "déléguer" à la "conscience individuelle" de ses adeptes les choix sur les "fractions", c'est trop tard et trop peu.
Sans compter l'ambiguïté de la "conscience individuelle" dans son double langage. Car, quand elle s'adresse à l'extérieur (autorités, médecins), elle affirme aussi que le refus du sang ou de ses "major fractions" est une affaire de "conscience individuelle" (alors qu'en interne c'est un interdit absolu, "feu rouge", et que la "conscience individuelle" n'est censée intervenir que pour ce que ce tableau colore en orange ou en vert). Là aussi il doit y en avoir qui ont du mal à s'y retrouver...


http://etrechretien.discutforum.com/t450-le-sang-les-temoins-de-jehovah
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Dim 09 Fév 2014, 23:53

or tout ce qui ne relève pas de la foi est péché (Romains xiv, 23)


Pourtant il y a effet pervers. Plus d'un à vrai dire, qui même s'ils jouent l'un contre l'autre ne se neutralisent pas pour autant, mais se compliquent et localement s'aggravent. J'ai souvent évoqué par le passé celui qui, sous prétexte de ne pas "scandaliser" les "faibles", laissait à ces derniers le dernier mot et la haute main sur toutes choses pratiques, au point d'annuler en fait, sinon en droit, la "liberté" des "forts". D'où (au moins en partie) l'image publique tenace d'une Eglise systématiquement alignée  (notamment en morale) sur sa frange la plus sourcilleuse, la plus conservatrice, la plus rétrograde, la plus réactionnaire, jugée digne de tous les égards, en dépit des discours de "liberté chrétienne", et au risque de "scandaliser" ceux du dehors.  Il faut d'ailleurs noter à ce propos la confusion fatale entre la version paulinienne et la version évangélique (plus exactement synoptique) du "scandale": les "petits" que les disciples de Jésus sont fortement exhortés à ne pas "scandaliser" ne sont précisément pas des leurs (Marc ix, 38ss//), tandis que les "faibles" de saint Paul, eux, font partie intégrante de "l'Eglise"; et à force d'égards ne tardent pas à en devenir la partie dominante, au point de se confondre avec "l'Eglise". 


Un autre effet pervers, celui que j'évoquais au début de ce billet, résulte du fait (prévisible) que le messageadressé aux "forts" à propos des "faibles" finit toujours par tomber aussi dans l'oreille d'un "faible" -- je veux dire d'un "faible" vraiment "faible", qui n'entend pas profiter de sa "faiblesse", ni de la prévenance et de la sollicitude un rien condescendantes des "forts" à son égard, pour constituer ou rallier un parti ou un lobby des "faibles", lequel devient vite très puissant, non seulement par effet de nombre et de masse, mais à cause du principe d'"amour" contraignant les forts à toujours céder aux "faibles" . Pour celui-là (pensons-le au singulier, conformément à sonisolement de principe, même si son "cas" est des plus fréquents), une sentence comme "tout ce qui ne relève pas de la foi est péché" contribuera à renforcer ses scrupules; il s'ensuivra peut-être, s'il se tient à ses scrupules, une véritable paralysie morale ("dans le doute, abstiens-toi", cela peut aller très loin en effet dès lors qu'il n'y a plusrien pour arrêter le doute); et, s'il les transgresse, un abîme de culpabilité et de "mauvaise conscience" -- en tout cas un surcroît d'angoisse et de solitude. Au nom de "l'amour", la tolérance un tantinet lâche de la parénèse paulinienne de l'épître aux Romains peut s'avérer finalement pire pour celui-là qu'une intolérance de la "liberté" qui au nom de la seule "foi" (ou de la "connaissance" si  souvent opposée à "l'amour") oserait dire brutalement: "tout est permis (cf. 1 Corinthiens vi, 12; x, 23) -- et tant pis pour les 'faibles' qui n'en sont pas convaincus: qu'ils changent, qu'ils se fassent à la 'liberté' des 'forts', ou qu'ils s'en aillent." (Ce sera à peu près le propos de l'épître aux Galates -- il suffisait d'attendre un peu -- mais pour le meilleur comme pour le pire, a fortiori dans un "canon", tous les écrits restent.)


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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Lun 10 Fév 2014, 18:55

Le km 9/75 p. 8,  posait la question suivante :

Comment un chrétien voué devrait-il bibliquement considérer les syndicats et sa participation à leurs activités ?

L'article arrivait à la conclusion suivante : "Ainsi donc, un chrétien peut faire partie d’un syndicat si c’est nécessaire pour obtenir ou garantir un emploi; cela est laissé à sa conscience."

Nous pouvons observer que c'est la WT qui doit décider du domaine qui relève de la conscience ou pas. La conscience du TdJ est encadrée.

Le plus surprenant (avec le recul d'un ex-TdJ) c'est les raisons qui poussent la WT à situer cette question dans le domaine de la conscience individuelle.

"Les Écritures conseillent au chrétien de ‘veiller à ce qui est beau devant tous les hommes’. (Rom. 12:17.) Ailleurs nous lisons: “Oui, si quelqu’un ne prend pas soin des siens et, en particulier, des membres de sa maison, il a renié la foi et il est pire qu’un homme sans foi.” (I Tim. 5:Cool. Ces textes des Écritures ont un rapport avec les syndicats en ce sens que ces derniers peuvent être parfois considérés comme un moyen de prendre soin de sa famille ... L’adhésion à un syndicat peut être considérée comme une “assurance-travail”, et les cotisations comme le paiement des services rendus. "

Je ne suis pas sûr qu'un TdJ puisse arriver SEUL à cette conclusion et en utilisant une analyse aussi  alambiquée. Avec ce type de raisonnement on peut apporter toutes sortes de réponses à une question posée ... une réponse et son contraire.


L'artcile poursuit :

"Les chrétiens ne sont pas responsables des actions des syndicats ni de la manière dont ils utilisent l’argent"

Ce principe "passe partout" qui est valable pour un syndicat, ne l'est pas pour la "fausse religion", à laquelle le TdJ ne doit pas verser un seul denier.

Pourquoi un TdJ qui adhère à un syndicat ne doit-il pas se sentir responsable des actions de son syndicat ?

La WT poursuit :

"L’attitude qui, selon les Écritures, doit être adoptée par les employés envers leur employeur est définie dans Éphésiens 6:5-8, Colossiens 3:22-24 et I Pierre 2:18, 19; cependant, les syndicats ne sont pas d’accord avec ces conseils et ne les suivent pas."

Ainsi la WT sait par avance que les syndicats ne respectent pas "le code du travail" préconisé par la NT mais cela ne constitue pas un obstacle à l"adhésion à un syndicat. Dans tout les cas le TdJ ne doit pas oublier :

"En cas de grève, le chrétien peut se conformer à l’ordre de cesser le travail, mais il ne doit pas participer aux piquets de grève, ni soutenir la grève d’une autre manière, ni se mêler à l’agitation en faveur de la grève; dans ces luttes économiques, il restera neutre"


Je ne juge pas le contenu de la réponse à la question posée mais je consteste le fait qu'il faille que se soit la WT qui soulève la question et y apporte une réponse très arbitraire, avec l'utilisations de textes du NT très tendancieux et hors contextes. C'est peut-être des TdJ qui ont sollicité la direction de la WT pour trouver une réponse à cette question, incapable de décider en dehors des directives de l'organistion.
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Lun 17 Fév 2014, 15:01

L'adhésion à un groupe ou à une communauté de foi place le croyant dans la position d'exercer sa liberté de conscience face à la société globale (refus du service militaire ...) mais en adhérant à cette communauté  plus restreinte le croyant s'expose à voir cette liberté de conscience à laquelle il est si attachée, amputée face aux règles du groupe ... paradoxalement, dans de nombreux cas, l'individu acceptera cette diminution de cette liberté de conscience au profit des règles internes du mouvement.


D'un côté le groupe exige que la société respecte sa liberté de conscience mais d'un autre côté le maintien de la cohésion du groupe se fait au détriment de la liberté de chaque membre pris isolément. Si le groupe reconnait une liberté de conscience à certains de ses membres contestataires, il compromet son existence ... ce qui exlique l'exigence de soumission et d'obéissance aux normes du groupe.

Le groupe refuse une soumission totale par rapport à l'autorité de l'état mais il réclame cette même soumission à ses membres.
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Mer 19 Fév 2014, 11:12

Le problème vient sans doute de la signification donnée et acceptée de l'expression : liberté. Dans le passé la liberté était comprise comme se rapportant à une nation, un peuple, un groupe, voire une famille dans son choix de vie, de Roi, de Dieux. Bien évidemment il  n'était pas question de liberté de choix, de mouvements pour l'individu à proprement parlé.

Notre difficulté provient donc du regard que nous portons sur l'histoire. De plus la formation des entités que sont la famille etc... ne date pas de notre époque mais remonte à la plus haute antiquité, si nous pensons à la Bible nous trouvons dès son premier livre la fondation de la famille par Dieu lui-même. Nous noterons au passage que l'homme est regardé comme le chef de son épouse, de sa famille ce qui signifie que le choix appartient au chef et que la famille doit l'accepter.

Les grandes discussions qui agitent le monde sociétal français portent justement sur la famille et la définition moderne de cette dernière. Il ne s'agit plus seulement du couple traditionnel homme/femme auquel vont s'ajouter les enfants, mais de nouveaux couples homme/homme, femme/femme, voire de familles monoparentales et même homo/monoparentales.

Cette liberté et la nouvelle définition qu'elle sous entend de la famille provoque chez certaines personnes un profond mouvement de refus, voire une perte de repères. Dès lors il n'est pas étonnant que certains se "rassurent" en restant associés à des groupes religieux ou politiques à l'intérieur desquels la liberté individuelle n'existe pas tout ou en partie. Certes, il parait plus facile de s'éloigner de l'église catholique, du protestantisme, voire du judaïsme que des Témoins de Jéhovah, ou des Mormons, cependant au fond de lui-même le croyant va peut-être ressentir un certain malaise.

La conscience du croyant est appelée à se manifester que dans une seule direction: celle encouragée par le mouvement (Deutéronome 30 15ss).
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MessageSujet: Re: La conscience et le témoin de Jéhovah   Mar 12 Jan 2016, 17:57

Citation :
Ni un bureau de filiale ni les anciens d’une congrégation ne sont habilités à dicter à un Témoin quelle décision prendre en matière de soins médicaux, même si ce dernier demande ce qu’il doit faire (Gal. 6:5). Ils peuvent bien sûr attirer son attention sur des déclarations de Jéhovah qui pourraient influencer sa décision. Par exemple, ils lui rappelleront l’ordre de s’« abstenir [...] du sang » (Actes 15:29). Ce principe devrait l’amener à refuser radicalement tout traitement médical recourant au sang total ou à un de ses quatre composants majeurs. Il pourrait même influencer la conscience du chrétien qui doit prendre  une décision personnelle en rapport avec les fractions mineures dérivées d’un de ces quatre composants *. Mais quels autres conseils bibliques peuvent nous guider en rapport avec un traitement médical ?

https://www.jw.org/fr/publications/revues/w20150915/conscience-eduquee-par-bible-guide

Cette article sur la conscience précise que personne n'a d'autorité sur les fidèles TdJ en de soins médicaux et dans le même temps la WT indique aux TdJ qu'ils devraient refuser radicalement les transfusions sanguines en acceptant sans condition l'interprétation de Actes 15 que propose la WT.

En Job 27,6 on retrouve une définition de la conscience, ce jugement intérieur qui nous condamne ou nous approuve :

"Je maintiens fermement que ma conduite est juste, je n'en démordrai pas.
En conscience, je n'ai pas honte de ma vie."

Rm 2,14 ss souligne que le projet de Dieu est inscrit dans le coeur de tous les hommes avant même que Dieu ne la précise, l'homme nait déjà en relation avec Dieu et réagit plus ou moins à ce projet :

 "Quand des étrangers, qui ne connaissent pas la loi de Dieu, la mettent d'eux-mêmes en pratique, c'est comme s'ils la portaient au-dedans d'eux, bien qu'ils ne l'aient pas. Ils prouvent ainsi que la pratique ordonnée par la loi est inscrite dans leur cœur. Leur conscience en témoigne également, ainsi que leurs pensées qui parfois les accusent et parfois les défendent."
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